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Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

 

LA PETITE ET SI GRANDE SŒUR.

 

Petite fille aux cheveux blonds,

Brillant de mille feux comme l’étalon,

Ils dansent comme les notes du violon,

 

Et glissent dans le dos comme un tromblon.

Son plus beau jouet est un poussin,

Rieuse l’ingénue trace son dessin.

 

Elle danse au son du clavecin,

Chante pour accompagner le Séraphin.

 

Dans le jardin elle se promène près du bassin,

En brodant le jasmin sur son traversin.

Elle s’en était réalisé un sacro-saint,

Tableau de fleurs et de divin superfin.

 

Dans la main l’image d’un capucin.

Ce n’est pas comme aujourd’hui.

La photographie serait un singe.

 

Mais hier ce fût l’icône d’un capucin.

L’appelant à changer ses mocassins,

Pour des sandales du bassin.

 

Que sa foi angélique lui donne le gain.

Pour qu’elle bondisse au-dessus du ravin.

De l’enfer fut protégée du mondain.

Pour la simple raison, que ce n’est pas anodin.

 

Elle y trouva les merveilles de son divin,

Enfant Jésus vue près du Jourdain,

D’après le grand livre sacré très Saint.

 

Elle y lisait régulièrement les messages,

Les cheveux liés de fleurs de l’ermitage,

Dansant au gré du vent sans ambages.

Des règles, elle n’en fait pas ombrages.

 

Mais n’en fait pas non plus usage.

Que de volonté malgré son âge !

Pleine de douceur et point de malice.

 

Dans son amour, du jeûne en fait son calice,

Son âme du Divin est remplie de son amour,

Vagabonde exulte d’humour.

 

En elle ? Point de cette volupté charnelle.

Ni de caprice lui interdisant l’Éternelle.

 

Mais que de volupté dans le Seigneur !

Quand la petite fille devenue sœur,

Découvre frémissante son nouveau bonheur.

 

En se vêtissent de la bure de son choix,

Elle se mit à genoux devant la croix.

Émerveillé j’en reste sans voix.

 

Il y a tant de mots pour nous,

Si peu, pour elle.

Tant d’éloges recherchés,

Si peu, pour elle.

Tant de gloire enviée pour elle,

Si peu, pour elle.

 

Parce qu’elle fut si petite et obéissante,

Elle est devenue toute puissante.

Il ne s’agit pas de lumière exaltante,

Il s’agit d’amour dans le Père Éternel.

 

Il ne s’agit pas de discours exubérants,

Il s’agit d’aimer en Vérité pas en figurant,

Il ne s’agit pas de tapage attirant,

Il s’agit de voir nos failles de délirant.

 

Il ne s’agit pas des mots recherchés en soupirant,

Il s’agit de voir Dieu partout, même chez l’ignorant.

Il ne s’agit pas de crier sa révolte,

Il s’agit de prier sans désinvolte.

 

C’est tout cela son enseignement,

L’espérance dans le Seigneur aimant.

 

Petite sœur des âmes simples.

Tu réchauffes les cœurs humbles.

Près du Seigneur tu intercèdes.

Par amour tu es l’intermède.

 

L’humour ? Tu l’emploi pour guérir,

Souffrante tu as su t’en enquérir.

La douleur fut ta grande compagnie.

Pour toi elle s’est mise en campagne.

 

Au soir de ta vie de carmélite.

De toute petite tu es devenue l’élite.

Petite sœur d’amour au parfum de roses,

Par ta foi, la foi ne nous est pas morose.

 

Tu as adoré ta croix fleurie

Elle t’a donné et nourrit

Sans plainte tu t’y es soumise,

Tu as aimé l’enfant Jésus.

 

Pour l’impur il est Crésus,

En lui tu dévoiles qui est Jésus.

Pour lui tu as tenu ta promesse

Pour cela tu nous invites à la messe.

 

À toutes tes demandes de grâces obtenues

Tu nous envoies les pétales de rose inconnue

Elles nous descendent parfumer des nues.

Petite sœur des âmes du Seigneur.

 

Cependant, si puissante près du Seigneur,

Tu protèges tous les petits enfants

Avec le Père Brottier tu les défends,

Pour que les orphelins soient des fans.

 

Tu soutiens, préserve les religieux,

Par ta prière, ils seront glorieux.

 

 

Mardi 12 janvier 1993.

 

 

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