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CORRIDA ET CHASSE A COUR MÊME COMBAT ?

 

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C’est un sujet récurant et pourtant toujours d’actualité.

Quelque soit la manière de l’aborder on finit toujours par la même conclusion. La mort d’un animal magnifique non dangereux.

La corrida c’est trois ou quatre hommes contre un taureau, avec des spectateurs assoiffés de sang.

Pour la chasse à cour c’est différent. Pour tant le résultat est le même. Ce qui diffère de beaucoup on peut garder le folklore musical des chevaux et des meutes de chiens avec la course dans les bois.

Pour la corrida que peut garder pour la mémoire historique, si l’on veut rester respectueux des animaux et de l’âme des humains ? En ce qui me concerne, uniquement les tableaux de grands peintres. Car cette survivance n’est que boucherie indigne d’êtres humains civilisés.

Vers la mi-septembre, résonnent le soir venu de leur long cri nuptial dans la forêt. Il arrive parfois que nous les entendons en plein jour: les cerfs sont en rut, la lutte est féroce. Les vieux mâles dominants chefs de harde, et les jeunes fougueux et ambitieux se battent. De leur combat dépendra s’ils ont gagné la place convoitée ou gardé leur place.

Le choc de leur bois, se perçoit nettement. Par la victoire il sera érigé sur sa harde et règnera sur son « harem ». Celui-ci peut  compter jusqu'à une dizaine de biches. Ce  spectacle est invisible pour les néophytes non accompagné. Cependant, une bonne paire de jumelles offre un spectacle inégalable de saisissement, avant la tombée de la nuit.

Ce spectacle est devenu le folklore à voir. Tout au moins dans le milieu touristique. Tous les ans en cette période il y a de plus en plus des routes de des forêts. Au point que parfois la sécurité les plus élémentaires n’est pas respectée.

En effet, la saison du raire marque le début du comptage des animaux (celui-ci s'effectue aussi au mois de mars, en période de mue, quand les cerfs « tombent » leurs vieux bois).

 

Les chasseurs eux sont méticuleux dans l’organisation. Car la fête est belle pour le départ.

Pour commencer ils ont le souci de ne pas éradiquer la population des cerfs et des biches. Ils ont l’intelligence du prédateur ! Ils n’auraient plus la joie de tuer un animal apeuré !

Alors annuellement ils font le recensement des mâles. A l’issu du comptage de leur population, il détermine un plan de chasse du secteur régional.

C’est à la suite de ce comptage  qu’un plan de chasse fixe le quota de ces pauvres  bêtes à abattre. Pour se donner bonne conscience leur but est de réguler nombre, afin d’éviter une surpopulation.

Pour faire ce comptage, les agents spécialisés ratissent le territoire qui leur est attribué.  Leur moyen c’est « à l'oreille », la nuit. !

Par groupe de trois (un agent de chaque organisme), ratissent des secteurs de plus de deux mille cinq cent hectares. Ils le font sans bruit à pied ! Cela me rappelle ces pauvres serfs servant de rabatteur à pied !  Les chiens poursuivants la pauvre bête  pour les amener à courir devant les chevaux ! Et bien à ce jour c’est la même méthode, mais pour une chasse « plus scientifique, plus humaine ». L’agent doit avoir une oreille parfaite. Comme pour le parfumeur doit avoir du nez. En plus il doit connaître tous les coins et recoins du site. Il doit pouvoir reconnaître les déplacements du cerf et reconnaître leur brame ! Que de connaissance requise, pour permettre à des chasseurs de tuer !

La chasse à lieu à la saison du raire c’est plus facile pour les repérer. Le brâme ce fait plus couramment la nuit. Mais ce bel est fier chef de troupeau brame parfois le jour. L’étalon fougueux ne peut se priver pendant cette période si courte de ses jeux de la nature. A l’oreille l’agent reconnait le déplacement du cervidé.

« Celui-là, c'est le même. Nous l’avons entendu tout à l'heure, seulement il s'est déplacé... ». Ils évaluent la distance de ce brame celui le plus lointain. Les équipes de trappeurs comparent et recoupent leur conclusion. L’important pour eux est de ne pas avoir compté plusieurs fois le même animal.

Les chasseurs n’ont plus qu’à se mettre en selle, si j’ose dire !

Alors la parade peut commencer. C’est vrai que cette coutume est magnifique. Les tenu de chasse stricte et élégante, ces cuivres rutilants, sonne la joie du départ, mais aussi le glas de l’animal.

Ils ont la peur au ventre, ce tintamarre harmonieux prévient ces pauvres bêtes. Seulement celui qui est désigné n’aura aucune chance de s’en sortir vivant. Il sera poursuivi jusqu’à épuisement.

C’est dans cette partie que l’on commence à rejoindre la corrida. C’est la même cruauté, la même lâcheté humaine ! L’assouvissement de ce sentir puissant.

Cette victoire gagnée est-elle digne d’un humain ?

Il a fallu une meute de chien une dizaine de chasseurs minimum hommes et femmes contre un seul animal fuyant !

Même s’il a des bois magnifique pour encorner son adversaire, même s’il a le poids de cinq humais adultes, c’est un combat disproportionné.

Ensuite c’est la fête au pavillon de chasse On ripaille. On chante les grivoiseries. On danse. Les conteurs racontent les exploits.

Puis c’est le retour au château c’est le partage du butin. Le résultat de la chasse ? Il s’étale sur le sol. Le cerf, la biche, le sanglier, la perdrix, le faisan doré….. Les chiens sont joyeux, ils vont recevoir leur dû

Le brame surgit en automne

La chasse commence à cette saison

Les arbres jaunissent

Certains voient rouge

Les étangs reflètent le cielthumb_automne-10.jpg

Les arbres s’y mirent

La nature s’endort doucement

 

Le roi de la forêt puissant

Domine sur ses biches

Luttent pour garder son pouvoir

Ses concurrents sont jeunes

Moins puissant, plus fougueux

Alors il brame, appelle ses femelles

Il est magnifique

Ses branches portées fièrement,

Sont sa couronne royale.

Son cri indique le lieu où il se trouve

Les chasseurs ont beaux jeux

Avec leur meute de chiens

De tuer un animal tout seul

Seul contre tous !

L’amour vibre dans les bois

La splendeur du Brabant

Sa vaillance proverbiale

N’a pas d’équivalant.

 

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