Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Les évidences de David et Pascal Tome 2 Suite chapitre 22 Quelle belle journée

22
 
Quelle belle journée
 
 
 
L'air morose, la bouche pâteuse, les paupières lourdes, traînant les pieds. David baille et traverse le salon pour aller sur le balcon, car en été, Bernadette sert le petit déjeuner au balcon, lorsqu'il ne pleut pas.
Au premier lieu, il s'étonne en apercevant le sac de couchage sur le canapé. Il se frappe le front, en un éclair, il se souvient. La soirée d'hier s'est terminée tardivement avec une mauvaise nouvelle. D'agréable cette soirée s'est terminée angoissante.
Son ami Jean-Jacques est resté dormir au salon. La chambre d'ami est trop éloigné du salon et de plus trop grande. Elle est prévu pour accueillir un couple avec un enfant. De plus elle est loin de la chambre de David. Avec les paparazzis qui campent au pied de l'immeuble, il vaut mieux se préparer à  toutes éventualités. David en voyant son ami dans le salon lui demande.
  • Bonjour, tu as bien dormi? Je ne t'ai pas réveiller j'espère?
  • Oui, mais Sacré-Canaille, je dois reconnaître qu'il porte bien son nom! Il m'a réveillé pour son envie pressante. Il n'a pas voulu de Bernadette! Il a recommencé comme cette nuit, tout au moins pour l'aller. Mais pour le retour...Cela a été compliqué. Il prenait la direction de l'hôpital! Il voulait absolument y aller!
Au souvenir de la bataille qu'il a dû engager, il riait doucement et tendrement.
  • çà alors!
Lâche stupéfait David et lui demande
  • Comment as-tu su qu'il voulait aller à l'hôpital?
  • Je l'ai suivi un moment. Sa laisse s'allongeait rapidement. Il pointait son museau droit devant lui. Il semblait s'en servir comme d'un radar. Il continuait d'avancer sana s'arrêter.  Je me suis posais la question, que voulait-il faire? C'est à ce moment là que j'ai réalisé que nous allions vers l'hôpital où se trouve Pascal! Pas étonnant, qu'il ne voulait pas de Bernadette! Avec elle, cela n'aurait pas pu se faire obéir! J'ai été obligé d'expliquer comme a un enfant, que ce n'était pas possible pour lui. Les chiens, même super intelligent comme lui, sont interdit dans l'hôpital des humains. Ce n'est pas comme l'hôpital de David à son Asso.
    Je ne te dis pas le regard des passants, et les haussement d'épaules! Surtout quand il a aboyait tristement.
Les jeunes gens rient grâce à Sacré-Canaille. Jean-Jacques continuent ses explications
  • les paparazzis n'ont pas connaissances de Sacré-Canaille.
A voix basse, il complète son compte rendu. Seulement une oreille de Sacré-Canaille se dresse. L’ ouïe des chiens est plus fine , que celle des humains. Seulement, Jean-Jacques l'ignore. Il n'a pas d'animaux chez lui à cause de ses parents. De sa mère surtout pour les poils ou les plumes et de leurs cris!
  • Je ne sais comment fait Bernadette
  • Elle prend tout simplement l'escalier de service, et sort par l'arrière-cour. Cette sortie est parallèle à la nôtre. Ces sinistres individus ne connaissent pas, ni Bernadette, ni sacré-Canaille.
Lui explique David
  • Heureusement, car Sacré-Canaille pourrait faire leur affaire! A défaut de grive ils pourraient se contentaient de merle!
Rire des deux jeunes gens. Jean-Jacques reprend.
  • Tu as de la chance d'avoir Bernadette à ton service.
  • Oui c'est vrai. Tu as bien fait de le sortir. A propos, où est-il maintenant?
Interroge David. Bernadette en sortant de la chambre de Pascal pour le ménage explique.
  • Sur le lit de Monsieur Pascal, couché sur son pyjama. Il garde la chambre en l'absence de son maître! Ne cherchez pas Isis, elle est à ses côtés.
  • Brave chien!
S'exclame Jean-Jacques !
Tout en parlant, David se dirige vers la cuisine et constate tristement en ouvrant une porte invisible pour les visiteurs. Pour les étranger de l’appartement, ils croient à une porte de placard. Alors que, c'est la pièce de nos deux amis à quatre pattes!
Dans cette petite salle entre la cuisine et le salon, une sorte de petit couloir. Une chatière à la taille de sacré-canaille y est aménagée. Cette pièce est de neuf mètre carré, avec un vasistas. donnant sur la terrasse. La litière d'Isis se trouve dans le fond sous le vasistas. Elle est placée sur le côté, dans une petite niche, aménagée d’une plaque désodorisante, et parfumée. Cela lui permet de rester cachée, et sans odeur.
Les gamelles d'eau et de nourritures sont côte à côte mais près de la porte, éloigné de la litière d’Isis.
  • C'est pour cela, qu'Isis n'est pas parmi nous, mais aux côté de Sacré-Canaille.
Se reprenant il interroge son ami.
  • Dis-moi, Qu'avions nous prévu aujourd'hui?
  • Nous avions changé notre programme, et nous avons prévu d'aller à l'hôpital.
Lui rappelle son ami.
  • Ah! Oui! J'avais oublié. Décidément je ne me remets pas de l'aventure de Linda!
David réalise, qu'il s'égare et se reprend. Il ajoute énergique.
  • A propos, notre petit déjeuner est sur la terrasse, cela ne te dérange pas?
  • La cuisine est encombrée de la vaisselle d'hier soir. Bernadette est allée faire les courses pour les repas. Le salon est en désordre.
  • Bien sûr que non!...
Une porte de service s'ouvre directement sur la terrasse. C'est à ce moment de la conversation, que Bernadette arrive. Elle apporte les croissants chauds qui manquaient. Jean-Jacques continue sans s'occuper de ce que fait Bernadette.
  • C'est même merveilleux! Nous allons profiter de ce soleil matinal, des toits de Rouen, ils ne sont pas aussi romantique que ceux de Paris, mais avec tous ces clochers au petits-matin...
  • Messieurs, le service est prêt sur la terrasse!
  • Comment avez-vous devinez Bernadette?
  • J'ai seulement entendu la fin de la phrase, Monsieur.
Répond Bernadette avec déférence. David conclut
  • Allons-y!
Il se chuchote à lui-même en soupirant.
Ce serait romantique si Linda était là...
Jean-Jacques n'entends que quelques mots, au vu de l'expression de David, il comprend ce que son ami marmonne. Il lui dit doucement.
  • Ne t'inquiète pas, elle va te téléphoner tout à l'heure, après l'Office des Laudes. Elle te dira sa joie d'entendre ta voix, et que tout va bien pour elle.
  • Oui bien sûr tu as raison...Mais maintenant...
Jean-Jacques réalise qu'il commande son vieil ami d'enfance. C'est en silence qu'ils prennent leurs petits-déjeuner. David se remémore toutes les évidences, qu'il avait avant l'enlèvement de Linda. "La vie ne se trace pas toujours selon ce que l'on veut qu'elle soit. Mais elle nous fait. Selon les aléas de la vie que nous traversons"... "Serait-je devenu un vieux radoteur?" Il sursaute en entendant la voix de Jean-Jacques.
  • Tout à l'heure je dois ressortie, j'emmènerai Sacré-Canaille.
  • Merci, n'oublie pas de lui mettre la laisse avant de sortir de l'appartement, et de la tenir courte. Car tu risque les problèmes de ce matin, et aussi provoquer un accident que ce soit sur le trottoir ou en traversant la chaussée.
Prévient David en riant
  • De toute façons nous ne resteront pas longtemps ici. Mon père veut nous voir, avant d'aller au commissariat.
  • Tu as déjà établi le programme de la journée!
S'exclame David  à la fois contrarié, ulcéré et pourtant soulagé. Ce sont des sentiments nouveaux pour lui. Il n'a jamais été pris en charge sentimentalement, ni dans les directions qu'il prévoyaient, ni dans ses actions quel  qu' elles soient. D'habitude, c'est le contraire. Il prend conscience, que lorsqu'il aidait, soutenait ses amis, qu'il les rendait dépendant de lui. Les problèmes de ses amis ou autres personnes occasionnellement se trouvaient en situation de redevances. Ce qui ne lui avait jamais traversé son esprit. Il a toujours fait, sans attendre un remboursement quelconque. La surprise lui est difficile, car la vie est une longue route d'embûche, faite d'amitié sincère et fraternel et aussi de traîtres. L'argent ne lui était jamais venu à l'esprit, que s'était un pouvoir sur les cupides. Parmi ceux qu'il croyait ses amis quelques-uns en faisait parti. C'est de cela que ses parents le protégeait. Cet évidence, lui est difficile à avaler. Il va falloir mettre mon orgueil dans ma poche, et mon mouchoir dessus. Conclut-il. La voix de Jean-Jacques le rappelle à l'ordre à nouveau.
  • Pour ce matin seulement, père à téléphoné....Nous sommes convoqué au commissariat. Il y a du nouveau parait-il.
  • Ah bon!
David désabusé et alarmé, se reprend et décide
  • Cet après-midi, je vous conduirai à l'hôpital voir Pascal. Claudine nous rejoindra après le repas.
En entendant les mots magiques "voir Pascal"  Sacré-Canaille surgit de la chambre de son maître. Sa queue bât la mesure, et il monte en sautant sur les genoux de David.
  • Non pas toi, mon brave Sacré-Canaille. Les toutous, même aussi intelligent que toi, n'ont pas le droit d'entrer dans un hôpital pour les humains. Jean-Jacques te l'a dit ce matin. Mais nous te dirons ce que Pascal à dit pour toi, car il t’aime.
  • Waouh, Waouh, hou,hou, hou
Réponse gutturale, tristement le malheureux Sacré-Canaille en entendant les parole de David.
A cet instant, son cerveau bouillant à une idée. Il monte un stratagème, il espère que les amis de son maître vont comprendre et accepter. Puisqu'il est de petite taille, et léger, il peut entrer sans être vu. Comment va-t-il se faire comprendre? Que peut-il imaginer? Après réflexion, l'idée fuse en un éclair. Il agit. Va chercher le panier à provision de Bernadette. L'amène aux pieds des jeunes gens. Rentre dedans et se couche. Il devient invisible si l'on met quelque chose sur lui, pour le regard extérieur. Bernadette arrive en courant affolée dans le salon.
  • Monsieur, Monsieur, Sacré-Canaille a pris mon panier à provision!
  • Oui, regardez ce qu'il fait!
Les éclats de rires fusent du trio! Sacré-Canaille est heureux. Ils ont compris. Pense-t-il. Cependant, il s'inquiète, ces humains lui accorderont-ils sa solution?
  • Hé bien toi tu as de l'idée!
Se réjouissent le trio. Grâce à Sacré-Canaille la bonne humeur est revenue dans l'appartement. En riant David ordonne:
  • Bernadette, faites-nous des gâteaux rapide à faire, pour notre ami Pascal, et pour nous en même temps.
  • avec des fruits?
  • Oui une sorte de mini-cakes.
Explique David
  • Bien Monsieur!
Lui répond Bernadette. David veut faire plaisir à Sacré-Canaille. Il décide.
  • Tu seras sage! Pas de bruit, pas de bisous intempestifs. C'est la condition pour que tu ailles voir Pascal.
Les oreilles dressées, il remue la tête heureux, la queue en l'air fait des moulinets, il aboi gutturalement et doucement. Il lèche la main de David. Celui-ci lui dit:
  • Oui d'accord il faudra bien suivre le plan. Sinon nous aurions des problèmes.
  • Tu crois qu'il comprend ce que tu lui dis, et que l'on peu lui faire confiance?
Interroge surpris ce cher Jean-Jacques.
  • Oui, je pense qu'il a compris. Nous verrons bien. Nous allons faire un essai.
Sacré-Canaille les regarde. Balance de la tête de droite à gauche et gauche à droite, les oreille se dressent bien droites, il est droit sur ses pattes. Il semble dire: "je serai sages, faites-moi confiance". A nouveau les rires résonnent dans la pièce. Jean-Jacques et David lui caresse la tête avec le  tendresse qu'un chien aime. Sacré-Canaille baisse la tête en signe de soumissions et se couche.  David décide à nouveau:
  • Bernadette, quand Sacré-Canaille sera dans le panier, vous mettrez un torchon sur lui. Par les trous du panier en osier, il pourra y respirer. Une couche de gâteeau, les vêtements de rechange, de Pascal. Cette nuit Claudine a pris le pyjama, ses affaires de toilette, sa carte vitale. Ce sont donc juste les vêtements de sortie.
  • Tu crois qu'il va savoir se retenir, avec l'odeur des pâtisseries fraîches?
  • Oui, parce qu'il en aura dans la voiture de retour en récompense de sa bonne conduite, et qu'il aura manger sa gamelle, et qu'il va voir son maître.
  • Alors-là! si cela se passe comme tu le dis, c'est un sacré chien!
  • A ton avis, pourquoi Pascal l'appelle-t-il Sacré-Canaille?
Sacré-Canaille se lève fier comme Artaban, rejoint Bernadette dans la cuisine. Bernadette lui montre ce qu'elle lui a préparé, et le porte dans leur pièce habituelle. Elle jette la précédente, pour qu'il ne soit pas malade. Isis, curieuse pointe sa frimousse. David la prend dans ses bras, il la caresse avec douceur. Elle semble craintive et lui dire, quel est donc ce drame que vit Sacré-Canaille? Cette nuit il ne lui a rien dit, il s'était endormi immédiatement. La fatigue et les problèmes ont eut raison de lui. David tendrement lui dit a l'oreille:
  • Tu sais tu compte beaucoup pour moi. Sans toi je ne pourrai supporter tous mes malheurs, même si Sacré-Canaille, si envahissant soit-il, avec ses débordements ne pourrait te remplacer.
Isis reconnaissante envers son nouveau maître ronronne. Elle caresse les joues de David avec tellement de tendresse, que Jean-Jacques à son grand étonnement, exprime sa surprise.
Elle comprend ce que tu lui dis?
  • Elle perçoit mes sentiments. C'est au son et mes expressions qu'elle traduit en gros ce que je dis. Une chose est certaine pour tous nos animaux domestiques, que ce soit pour donner un ordre, ou que ce soit des câlins, nos compagnons sont en symbioses avec nos sentiments. Les ordres sont impératifs, sans menaces. Les récompenses aux ordres sont gourmandises ou jeux. La tendresse c'est l'instant fusionnel que nos compagnons apprécient en dehors de leurs repos solitaire.
  • Grâce à toi j'apprends beaucoup sur les animaux. Seulement maintenant nous devons partir.
  • Ok, allons voir ton père.
 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :