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L'espace et le temps (suite) 16

Oh! Ma France

 

Oh ! Ma France ;

Toi la beauté fatale,

Celle de la Liberté,

Dans un grand étal

Celle de l’égalité,

 Donne la fringale

Celle de la fraternité,

Amour comme le santal

 

Qu’es-tu devenue ma France

Tu veux vivre mais tout est rance

 

Oh ! Ma France ;

Toutes ces incivilités dans l’action !

L’imposition des convictions,

L’irrespect de nos factions,

Sont à l’honneur des ovations.

Pourquoi ta liberté en inspection ?

 

Oh ! Ma France ;

L’égalité sans même un toit

Le social laisse pantois

Qui est l’ami courtois

Les malheurs se côtoient.

Ces penseurs, ce fait putois.

 

Oh ! Ma France ;

Le passé était fraternité,

Le présent est l’infidélité,

L’usine de la clandestinité,

Les classes de la corruptibilité.

Ces censeurs sont l’impassibilité.

 

Oh ! Ma France ;

Je te regarde,

Prend garde,

Par mégarde,

Tu es hagarde.

Attention aux hallebardes !

 

Ma France, toi que j’aime

Toi ma patrie de naissance

Tu m’as appris sans haine

L’égalité est la puissance

La liberté est une fontaine

La fraternité est l’alliance.

 

Oh ! ma France

Qu’es-tu devenue

Tout sent la rance

Défigurée par le nu

De bavardage en balance

 Ma France liberté perdue.

 

 

L’ombre passe sur nos tombes

 

Une voix qui vient d’outre-tombe.

L’onde de tristesse dans la pénombre

Glisse insidieusement sous l’ombre

D’un esprit volontairement sombre.

Le son du canon résonne dans l’ombre

De la nuit de ce souvenir immonde

L’ami à genou devant la tombe

Guette les murmures de sa blonde.

Il l’attend patiemment dans l’ombre.

Au pied de la stèle de Rosemonde

Il est là, devant ce qui fut, il s’effondre

 « Pourquoi ne peux-tu pas me répondre ? »

Des feuillages frémissent pour confondre

Dans l’air glacial de la nuit.

L’Antéchrist est au rendez-vous de minuit

Prônant le message magnétique d’une truie

A l’apparence prometteuse d’une belle de nuit

Elle émerge promptement de la crypte

Son chant nuptial s’appelle Apocalypse

Pointe son doigt vers l’ancienne Égypte.

L’ombre fluorescente s’éclipse

En voyant les fidèles disciples

Agitant le drapeau du dogmatisme

La nuit quitte ce cataclysme.

Le soleil revêt la robe du futur

La Vérité devient jour, sa structure

Se rempli du flambeau des sculptures.

 

 

Tombe la pluie

 

Tristesse quand tombe la pluie,

Le sol goudronné reluit

En se cachant sous le parapluie.

Les souvenirs meurent d’ennui.

Bien qu’il ne fasse pas nuit,

Le ciel sombre glisse sans bruit.

 

La belle de nuit s'épanoui

Elle ondule, au gré du vent

Ainsi elle évite le cambouis.

D’une voiture vrombissante

Sans savoir-vivre tonitruante

De surcroît elle est puante

 

Avec son air de fille inouïe

Elle se délecte pour un oui

Qui ne fait pas une ouïe,

Mais banalement en jouit.

Seule son odeur se réjouit

De la vie de cette inouïe.

 

froide, et sombre cette pluie

Elle lave c’est gratuit

Le ciel gris triste conduit

La nuit arrive elle ne s’enfuit

Elle n’a pas de sauf-conduit

La fraîcheur ferme son circuit.

 

 

Un rêve curieux et sublime

 

Ce rêve me promène

Du printemps sans gêne

A l’été délicat de Jérusalem

Puis l’automne et son diadème

Enfin l’hiver et ses emblèmes

De ma jeunesse sans problème

 

Je rêve, oui je rêve d’une crème glacée

De fraise et de vanille émincée

Couchée sur un lit froncé

De macarons rose et café glacé

Ce n’est pourtant pas la panacée

Je la savoure, la délecte sans problème.

 

La dentelle de l’abat-jour

Renvoie à ce doux rêve d’un jour

La rosée s’efface avec le jour

Pour que ce soit plus court

La fleur du ciel parcourt

La destinée sans discours.

  

La nuit flirte avec la lune

Le nez en l’air humant la brume.

Le maréchal ferrant frappe l’enclume.

Le pêcheur enlève l’écume.

Les étoiles filent et fument

Les souvenirs s’exhument.

 

De cet amour né l’histoire du nu,

La galaxie des poètes rêve aux nues,

Elle entraîne son armée d’ingénue,

Notre regard s’y promène sans retenue,

Cherchant infatigablement son contenu,

Sans y être vue, ni reconnue.

 

Dans ce songe la sève de deux corps

Prend un tournant brûlant d’effort

Ils y trouvent le grand confort,

Dans ces nuages moelleux blanc et or

Ils ont la récompense du réconfort

Dans cet immense océan d'or.

 

Je m'abandonne au soleil,

Sur la plage des merveilles

Les yeux fermés s’émerveillent.

Puis à l'aube enfin je m'éveille

Le feu des caresses s’enraye

Dans les songes du sommeil

 

Au réveil tout disparaît, je suis endeuillé.

De ces vagues rêveuses imprégnées

Du guide de la destinée ensoleillée,

De cet amour unissant l’effeuiller

Au divin plaisir de l’estampillé

Du large infini du fruit de la veillée.

 

 

Un jour fût l’envie

 

Dès le premier jour fut l’envie,

Où, la première fois je devis,

 Par la grâce la vie j’entrevis.

 

Prudence aurait dû être mon nom,

Prudence fut ma ligne du non,

Prudente d’une imprudence sans nom.

 

Cette aube prétentieuse,

Se voulait précieuse

D’une éternité précautionneuse.

 

Ce premier jour fut Noël

La prudence eût été rédactionnelle

Seulement rien n’était fonctionnelle.

 

Hé oui ! ce fameux jour de Noël

On croit rare il n’est pas exceptionnel

Puisque chaque année il y a Noël.

 

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