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L'espace et le temps (suite 12)

Mon miroir

Comme le hibou à l’aurore

 Tu te couches pour dormir

Mais toi mon beau miroir

Tu te réveilles avec moi

 

Ma vie, ta vie est à l’unisson

Nous sourions ensemble

Nous rions de concert

Nous pleurons en chœur

 

Te dire adieu mon ami est difficile

Toi le complice de mes rides

Mon confident des beaux jours

Celui des mauvais jours.

 

Tu me fais face à chaque regard

Même si, je rejette mon image

Pourtant tu restes là, disponible

Froid, comme l’Ange noir

 

Reconnaître ta fidélité

Voir mon image est insupportable

Au jour venu tu seras toujours là

Avec ton regard sans concession

 

Tu expliqueras silencieusement,

Le passage dans l’au-delà,

Une grimace qui se veut sourire

Ainsi je te ferai mes adieux

 

Miroir, mon beau miroir

Je passerai dans ton monde

Tu me tourneras le dos.

Tu ne bouges plus pourquoi ?

 

Je suis seule dans l’infini

De loin je te vois translucide !

La lumière m’inonde sans éblouir

Tu m’as tracé le chemin de la foi

 

Cette foi dans l’amour de l’infini

Menant à la vertu mentale,

Sans aspérité, sans contrainte,

Dans le respect de l’Éternité

 

Mon cri a brisé mon beau miroir

Pourquoi t’ai-je écouté ?

Tu as souvent déchiré mon âme

Sans toi qui suis-je mon ami ?

 

Tu sais bien que je t’aime

Tu sais bien que je t’aime

Rien ne peut nous séparer

Ni les tourments

Ni la faucheuse

Rien ne nous séparera.

 

Le lys blanc à la main

Cueilli à la fraîcheur,

Tu me l’as offert

Comme tes lèvres

Pulpeuses et chatoyantes

 

Cette petite fleur a su accueillir

La matinale goutte de rosée

Une larme candide,

Légère, miroitante

Son arôme délicat est royal

 

Tu sais bien que je t’aime,

Rien ne peut nous séparer

Ni le froid,

Ni la faim,

Le jour, la nuit nous resteront

 

Ces rêves fantasmagorique nébuleux

 

Ces mystères qui nous entourent

Ces fantômes qui surgissent

Au gré de nos rêves

Seraient-ils nos démons ?

 

On voudrait les bannir

Tous ces souvenirs !

Ils sont nos torrents.

Quelque fois une source

 

Nous aimerions se libérer

De ce vent lugubre

Passer sans se retourner,

Finir notre rêve ensoleillé.

 

Je voudrais une âme fervente

Introuvable dans mes souvenirs

Quelle soit, je ne sais où,

Ou bien, Je ne sais quand

 

Mon amour erre de rue en rue.

Vision fantasmagorique nébuleuse

Au centre de tous mes fantômes

Le regret du temps passé

 

À quoi sert d’aimer

Si la confiance n’est plus

De se sentir redevable

Peut-être même méritante

 

Il y a si longtemps

Que je porte ce poids des ans

Avec la mélancolie

Des déceptions sans retour

 

Ces fantômes sulfureux

Sont souvent hideux.

Quelquefois mes fantômes sont rieurs

Leur blancheur est lumineuse

 

Ils m’appellent d’un geste

Leur sourire se perçoit

Ce sont mes fantômes

Ceux du mystère de la vie.

 

Si tu avais su combien je t’aimais

 

Si tu avais su combien je t’aimais

Je revois cette rue à son sommet

Cette chaise sur le trottoir où mère rit

Elle était penchée sur sa broderie,

Elle discutait de tout et de rien

Des ballades du dimanche ou bien

De ce jardin public d’à côté qu’elle aimait

Principalement pendant le mois de mai.

 

Si tu avais su combien je t’aimais

Je retrouve ce parfum de gourmet

Il me met en émoi ce bouquet de muguet

Les yeux fermés je reste aux aguets,

Il défile sur l’écran de mes souvenirs

Ceux de mon enfance sont à bénir,

Cet amour que je ne pouvais prévoir

Impossible d’y penser sans m’émouvoir.

 

Je m’imagine si j’eusse été libre

Sans la mégère il n’y eut pas d’épître

J’eusse été la plus pétulante rêveuse

Au lieu d’être la marmite couveuse

D’une cuisine de mots sans point-virgule

Courant toujours d’une langue qu’il régule

Dans ce sentiment refoulé avec amour

La peine se garde avec un certain humour.

 

Si tu avais su combien je t’aimais

Tu eus été différent sans mets

Une apparence dans l’humilité

La tristesse d’une âme dans l’acidité

Je me remémore tout simplement

Ton visage, regards, mots placidement

Parfois je laisse échapper un soupir

Le vague à l’âme finit par s’assoupir

 

 

Prendre la lune dans mes bras

 

Là-haut, Madame la Lune

Toute joyeuse observe

Les fourmis grouillantes

Que nous sommes pour elles

 

Cette communauté en allégresse

Siffle, chante, danse, coure

Sous la cape joyeuse, scintillante

Madame la lune, reine rieuse

 

Allongé les yeux mi-clos

Elle me fait son clin d’œil célèbre

Je tends mes bras vers elle

Pour la prendre dans mes bras

 

Mais de lune, je n’ai point

Seulement un air de déjà vu

Dans un rêve mythique d’un livre

Prendre la lune dans mes bras

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