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Le rêve d'Henri chapitre suite 6 et 7 fin de ce conte

Le rêve d'Henri  chapitre suite 6 et 7  fin de ce conte
Le rêve d'Henri  chapitre suite 6 et 7  fin de ce conte

Comme des gamins, ils retournent à la lecture du site.

« La juridiction de la sénéchaussée d’Angers nomme Château la Vallière Sénéchaussée secondaire. La province d’Anjou est divisée en sénéchaussées secondaires. Courcelles dépend de la sénéchaussée de Baugé.

Baugé est le chef-lieu d’une des six terres d’élections de la provine d’Anjou. À Baugé les tribunaux spéciaux président les divers problèmes de Courcelles dont : - « fameux greniers de l’Anjou » .

Sous l’ancien régime (C’est la dénomination donnée à la période de la renaissance à la Révolution française) Marque la fin du royaume de France et l’avènement de la première République Française. Cela répond à la datation simplifiée du (XVIème au XVIIIème siècle.)

Cette période correspond à la définition que font les historiens français des temps modernes ou de l’époque moderne. L’expression fait don référence au régime politique monarchique précédant la révolution.

Baugé, ville importante pour les fonds fiduciaires de l’Anjou, faisaient partie des pays de grandes gabelles.

La Châtellenie de Courcelles relevait du chef-lieu du duché-pairie de Château en Anjou, devenue sous le roi Louis XIV la ville de Château la Vallière. Cette localité était dénommée » Châteaux-d ’Anjou », avant qu’en mai mille six-cent-soixante-sept n’érige Vaujours (actuelle commune de Château la Vallière) en duché et ne l’offre à Louise de la Vallière son ancienne maîtresse ?

A la révolution Française, la sénéchaussée de Baugé, comme toutes les subdivisions administratives de l’ancien régime, fut démantelée.

La généralité d’après le règlement général du vingt-quatre janvier mille sept cent quatre-vingt-neuf (Etats-Généraux) fut organisé par un certain nombre de modifications qui laissaient présager le démantèlement des anciennes provinces royales.

En effet le onze novembre mille sept cent quatre-vingt-neuf, l’assemblée constituante brusque les choses en ordonnant aux députés des anciennes provinces de se concerter. C’est à partir de ce moment-là, qu’il est mis en place un réseau de nouveaux départements d’environ trois cent vingt-quatre lieues carrées, soit six mille cinq cent soixante kilomètres carrés actuels.

-         Ben c’était terriblement ardus, ces transformations

S’étonne Henri.

-         On continue, Courcelles brille toujours à côté de la plaque, mais la contrée est intéressante. Et puis cette parie d’histoire que l’on n’apprend pas dans nos années scolaires primaires et secondaire. Je suppose que c’est différent à la fac.

-         Cela dépend de la filière choisis.

 Répond Ryan. Le silence retrouvé, ils retrouvent leur site.

Des réunions aussitôt dans l’hôtel du duc de Choiseul Praslin, député de la noblesse de la sénéchaussée d’Angers. Une trentaine de députés (des trois provinces) présents envisagent de rétrocéder des territoires :

Le Poitou en quatre départements autour des capitales traditionnelles ; Tours, Anger, le Mans et la ville de Laval, qui récupérerait des terres du Maine et de l’Anjou.

Le douze novembre mille sept cent quatre-vingt-neuf, vingt-cinq des députés (des trois provinces) approuvent ce partage. Cependant les deux représentant de Saumur, de Ferrière et Cigougne, se dissocient de cette décision. Ils les accusent de vouloir abandonner à la Touraine des paroisses angevines (autour de Château-la-Vallière) et Bourgueil le mécontentement grandit.

Les populations manifestent leur attachement à l’Anjou. Malgré cette opposition populaire, les limites départementales sont fixées et les nouveaux départements sont constitué. L’assemblée constituante entérine cette structure le vingt-deux juin mille sept cent quatre-vingt-dix et le Roi le vingt cinq juin mille sept cent quatre-vingt-dix.

Le territoire de la sénéchaussée de Baugé fut réduit au seul pays Beaugeois. Une partie du territoire de son ancienne sénéchaussée fut attribué aux nouveaux départements voisins de la Sarthe et de l’Indre-et-Loire. C’est comme cela, que : Le Lude est rattaché à la Sarthe, et depuis cette époque, cette partie de l’Anjou ou du haut Anjou réunie à la Sarthe est surnommée le Maine-Angevin. Il en est de même pour Château-la-Vallière, qui est attribué au département de l’Indre et Loire. Courcelles dépend, dépend de Château la Vallière. Depuis cette époque, contrée est surnommée la Touraine Angevine.

-         Dis donc Henri, on apprend l’histoire de la France, avec la recherche de ton village !

-         Oui, je découvre pourquoi ma famille est répartie sur trois départements ! En fait le lien est Baugé.

Répond ce brave Henri décontenancé.

-         On continue

S’informe Ryan

-         Si cela ne vous dérange pas.

-         Bien sûr que non, Henri, le passé est toujours instructif. Nous sommes maintenant, en mille neuf-cent-vingt.

Ils apprennent, que pour ne pas être confondu avec les trente-sept autres communes portant le nom de Courcelles, il a été décidé que Courcelles deviendrait Courcelles de Touraine. Permettant ainsi, de ne pas être confondus, de permettre sa localisation, et de ne pas oublier son passé angevin. Courcelles se situe dans la Touraine-Angevine, dans la partie de l’Anjou rattaché au département d’Indre et Loire.

Le vingt-cinq juin deux mille, l’association des Courcelles de France organise le record de la table la plus longue du monde dans la commune, réunissant de cette façon sept mille deux cents personnes.

-         Alors Henri que penses-tu de tout ça ?

-         Je suis abasourdi…

C’est alors qu’arrive Lisette, l’employée de maison.

-         Monsieur Ryan, vos parents vous attendent avec votre ami.

-         Bien nous descendons Lisette.

Henri est à nouveau surpris et surtout intimidé. Lui qui déambule depuis trois ans tout seul de Courcelles, Tours, Paris et maintenant Bordeaux ? Il va de foyer, en chambre meublée depuis qu’il ne vit plus chez sa sœur. Il se sent déplacé, dans ce manoir.

 

 

7- L’amitié les unis malgré leur différence sociale flagrante.

Henri n’avait pas vu l’auberge de son ami. Ils sont entrés par l’entrée principale de la famille, c’est-à-dire du côté ancestral. Ryan est allé directement dans l’immeuble, par la partie souterraine, de façon à ne pas dérangé, ni être vu par le personnel.

Ils sont montés promptement. La chambre de Ryan est au deuxième étage de la tour est du manoir.

Henri découvre la vie du manoir, transformé en gîte côté place, et il reste famille bourgeoise côté parc. Seuls, la famille et les amis intimes vont côtés parc. En apprenant cette habitude familiale, Henri n’en revient pas et il est touché par cette marque d’amitié et de confiance.

En suivant Ryan, Henri ouvre de grands yeux. Tout lui est étranger. Il est émerveillé, stupéfait de ce qu’il voit. Cette grande salle, avec son immense cheminée, ces vieilles pierres apparentes. Il se sent dans un autre monde. Celui des anciens, qu’il a vu à la télévision !

-         Après le diner, nous ferons le tour de la propriété

Annonce Ryan à Henri

-         Merci Monsieur Ryan

Répond Henri, que se sent à côté de ses pompes. Ryan ne semble pas s’en apercevoir.

-         Demain, nous visiterons Montpezat, son Moulin, les vestiges du château, l’église Saint Médard.

-         Je croyais que c’était Saint Jean-de Palerme votre église !

-         L’église Saint-Médard est ma paroisse. Tu verras c’est un édifice tout à fait typique de la région.

-         Ryan, laissez votre ami avec vos histoires.

Une voix féminine à la parole énergique intervient près d’Henri.

-         Vous ne me présentez pas votre ami ?

-         Pardon mère, je ne vous ai pas entendu. Voici Henri, ce jeune homme qui aime Serge Lama, et rêve de devenir comme lui. Henri, voici ma mère Madame Doustaing.

Henri est à la fois subjugué, et impressionné. En vérité un trou de souris lui conviendra, s’il en existait un assez grand. Madame reprend après ce silence de surprise.

-         Si vous l’écoutez, il est intarissable dans ses passions, car l’histoire de France est sa principale obi, mais il en a d’autres. Il ne vous laissera pas diner tranquillement.

-         Dit-elle avec une voix et un sourire agréable. Et elle ajoute :

-         Nous aimerions vous connaître. Il est rare, qu’il invite un ami depuis son entré à la FAC de Paris.

-         Ah oui ?

S’esclaffe Henri étonné. Lui qui le croyait ouvert, il découvre que Ryan est un ami qui garde plein de secret. Sa surprise l’intimide, il hésite à prendre place, car en plus il ne sait où s’asseoir ce qui le rend gauche. Ryan, intervient :

-         Viens à côté de moi. Tu seras près de mère, ainsi vous pourrez discuter.

-         Je manque à mes devoirs

Se souviens Ryan

-         Je te présente Bernard Doustaing, ma mère Viviane que tu connais. Ce soir nous sommes seuls. Les touristes mangent après nous. Ils sont partis faire une excursion en ULM.

-         Parce que vous avez une station ULM ?

Demande Henri.

-         Oui, bien sûr il ne vous en a pas parlé !

Répond la mère de Ryan, en souriant avec douceur et elle ajoute.

-         Il vous a parlé des vieilles pierres de Montpezat, comme d’habitude !

Le repas est trop copieux pour Henri ; malgré qu’ils l’eussent déclaré « à la bonne franquette », Cela dit, c’est ainsi que les parents de Ryan le voyait en bon Agenais. Ils ont interrogé tous azimuts ce pauvre Henri. Au moment du café, Ryan prend enfin la parole.

-         Mère accepteriez-vous de donner une chambre dans le pavillon, en qualité d’invité ?

-         Oui, s’il joue et chante devant nos clients.

-         Bravo, vous ne serez pas déçue

Réponds joyeusement Ryan.

-         Mon fils, laisse ton ami Henri répondre

Intervient le père de Ryan légèrement persifleur. Il en a tellement vu des olibrius sans talent faire les ronds de cuir pour décrocher un contrat mirobolant !

Deux heures plus tard, les touristes sont de retour pour le repas. Henri comme l’avait demandé la mère de Ryan, s’installe dans la salle avec sa guitare, un tabouret à côté de lui, à côté de l’âtre de la cheminée ancestrale. Henri dans cette salle faisait paraitre un troubadour des temps anciens, avec des chants du jour. Il attend simplement le signe de la mère de Ryan. Au signe convenu, la voix claire de ténor d’Henri s’élève, en même temps que l’arrivé de la tarte aux pommes sur la table.

Le café fini, un client demande à Henri

-         Pourriez-vous faire une petite animation dans le parc pour finir la soirée. Car mes amis et moi nous avons été charmés par votre prestance.

Le cœur d’Henri saute de joie, mais il reste prudent, car il n’avait rien prévu, tout lui tombé dessus sans crier gare.

-         Si les parents de Ryan sont d’accord, je ferai ce que je peux, en espérant vous satisfaire.

Le plan de Ryan a bien fonctionné. Car il connait Henri depuis Paris, il sait comment, ce jeune fonctionne.

Depuis ce jour, Henri est maintenant souvent en tournée régionale. Quant à Ryan, il est heureux, car ses parents ont accepté son entré à la faculté de médecine à Bordeaux. Il a rejoint une association médicale à côté d’Agen, où il se sent utile dans ses jours de liberté. Ses parents sont rassérénés, maintenant ils ont confiance dans l’avenir de leur fils.

Henri n’est pas de leur milieu, mais son cœur est bon et propre. En lui ils ont trouvé un second fils. Ryan. Ryan, ce fils unique jubile de cette situation. Alison est devenue son épouse tous les deux habitent Agen, et ont deux enfants. Il a rejoint médecins sans Frontières et officie avec Alison sur tout le département.

Enfin, Henri a vu un jour arrivé Serge Lama, chez les parents de Ryan. Ils se sont parlé. Serge Lama l’a écouté, et a été subjugué, le rêve d’Henri s’est concrétisé.

Fin

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