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Le rêve d'Henri: 3. Ryan et Henri se retrouvent à Bordeaux

3. Ryan et Henri se retrouvent à Bordeaux

 

A Bordeaux, un jour de pluie, Ryan retrouve Henri grattant sa guitare sous un parasol au marché de Saint Michel. Ils sont surpris réciproquement, et heureux.

 

Ryan aime ce quartier populaire. Cette vie colorée bruyante aux odeurs de vin, mélangé aux épices, plus le poisson, et le fromage charme Ryan. Et il y a également le bric-à-brac de l'habillement. C'est si loin de son Montpezat d’Agenais ! Mais ici, il trouve le vent de la liberté. Malgré tout, il doit surveiller ses arrières. Les pickpockets sont toujours à l'oeuvre, ceci c'est comme à Paris. Bordeaux comme Paris et d'autres grandes villes de France ont des arrondissements, et des quartiers populaires partiellement dangereux et pourtant attractifs dans un certain sens. La population y est dense et bariolée, le quartier Saint Michel en fait partie. C'est dans cette ambiance, que Ryan et Henri se retrouve et que leur vie va se souder.

Henri chante le répertoire de Serge Lama qu'il aime et admire. C'est une star de la chanson pour les bordelais, et Henri chante son répertoire avec quelques-unes de ses compositions personnelle. Ryan s'approche de lui, et lui demande surprit

- Tu loues ta place maintenant ?

Lui demande Ryan légèrement narquois, et cependant amical.

- Non mais on me tolère, si je ne fais pas de vague.

 Rétorque Henri est soulagé d'avoir retrouvé le jeune homme de l'A.R.T. S, il sait que Ryan le taquine gentiment.

- Ah je comprends mieux.

- Quels sont tes projets Henri ?

- Seulement des rêves Monsieur Ryan !

- Et quels sont-ils ?

- Chanter en première dans les tournées avec Serge Lama ou autres. Cela ne demeure qu'un rêve malheureusement.

- Et si pour des raisons associatives, ta star t'offre le privilège de faire un essai ?

S'enquit Ryan.

- Ceci reste du domaine du rêve, je m'appliquerai pour qu'il me prenne dans sa tournée.

- Hélas, comment cela serait-il possible Monsieur Ryan ?

- Il te faudrait rencontrer ma mère et lui expliquer ton problème.

- Votre mère le connait ?

Interroge Henri bluffé.

-        Oui, elle le reçoit de temps en temps secrètement chez nous. Il vient se reposer discrètement avec son épouse chez nous, pour éviter les paparazzis

-        Dans ce cas, personne ne parle profession, je suppose !

Réplique Henri

-        Effectivement, il suffirait qu’il t’entende chanter dans le parc avec ta guitare. Mes parents et les amis sont heureux d’entendre des voix nouvelles leurs rappelant leurs jeunesses, surtout lorsqu’il est question de paix et d’amour.

-        Vous croyez que cela peut marcher Monsieur Ryan ?

-        Oui, mais il y a une condition.

-        Je me disais aussi !

Henri est soupçonneux, alors il attend la réponse.

-        Oui, il faut que nous adhérions à une Association hospitalière nécessitant l’assistance d’un kinésithérapeute pour des soins gratuits, accompagné d’un artiste permettant la détente des malades, le tout gratuit pour les malades oppressés dans le même service une à deux fois par semaine.

-        C’est une excellente idée, mais pourquoi cette obligation ?

-        Parce que je te demande une aide importante pour moi.

-        Quel est donc votre problème ?

S’inquiète Henri.

-        Mes parents m’imposent des études sciences PO à Paris. Or je veux faire de l’humanitaire. Les études de Kinésithérapeute à Bordeaux sont nécessaires. Ma protique dois se faire dans un milieu associatif, pour permettre de réaliser mon rêve. Je pense à l’Avenir rejoindre Médecins sans Frontière ou Médecins du monde à l’avenir. Mais il me faut les diplômes.

-        Vos parents sont contre ce projet !

S’étonne Henri.

-        Evidemment puisque ce n’est pas leur projet pour moi. Quand je leur ai fait part d’aller à l’étranger. C’est pas les études de médecines qu’ils ont refusé, mais le fait d’aller dans des contrées à risques.

-        Et maintenant c’est différent ?

-        Oui, car en France, il existe aussi des personnes mourant de froids, de faims, de chaleurs, des sans toits, certains plus que l’on imagine se cachent, même dans les beaux quartiers. C’est ce que j’ai découvert à Paris. Ce que j’ai découvert, il faut aider ceux qui souffrent autour de nous, et pour l’étranger, les aider chez eux, selon leurs vrais besoins.  Pour qu’ils gardent leurs liens familiaux. Qu’ils aident leur pays à devenir libre et socialement humanitaire et aussi qu’ils gardent leur fierté, leurs dignités.  C’est aussi les défendre contre les passeurs dignes des bateaux de négriers à une certaine époque pas très lointaine !

-        Ce n’est pas possible, qu’il y ait tant de pauvres dans les villes. Tant d’assistés, tant de misère, qu’il faut aider dans les milieux hospitaliers ou des comme moi en France !

S’esclaffe Henri

-        Eh bien oui, seulement figure toi en France, malgré toutes les bonnes volontés, certains restent sur « le carreau », comme on dit. Certains sont trop fier pour demander de l’aide. De surcroît ils aident dans les associations humanitaire gente « Resto du cœur ». Ils ne parlent pas de leurs situations, ils sont souvent enjoués publiquement. Pour eux, ils ont l’honneur de vivre dans de beaux quartiers. Ce qu’ils ne disent pas, ils logent dans des chambres de bonne sans commodité. L’eau froide et les toilettes sur le palier. Quelquefois, ils ont la douche sur le palier. Ils sont français pour la plupart d’entre eux. En plus ils donnent leur adresse à des SDF pour leur courrier, sans bien sûr les inviter.

-        Ce sont tous des français ?

-        Demande Henri

-        Oui, en majorité de souche, ou de nos départements et Territoires d’Outre-Mer. Quelques français d’origine étrangère pour des raisons autres. Ils se cachent de leurs familles ou de leurs pays d’origine.

-        Pourquoi ?

-        Parce qu’ils sont devenus français, qu’ils sont devenus chrétiens, ou ils sont recherchés dans leur pays pour cause politique. Ceux-là sont peu nombreux, par rapport aux migrations économiques.

-        C’est incroyable. Moi je ne suis plus un assisté. J’obtiens de petits contrats en CCD, et parfois je chante dans des bars, et dans la rue régulièrement comme à Paris. Je vis dans un studio sans confort au dernier étage dans le vieux Bordeaux.

-         Je sais bien, c’est pourquoi, je t’en parle aujourd’hui.

 

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