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Le Rêve d'Henri Chapitre 6 La surprise d'Henri (suite)

6- La surprise d’Henri

-         Quel dommage !

Dit à nouveau la voix claire et cristalline de la jeune femme. Henri s’approche d’elle.

-         Je m’appelle Henri

-         Dit-il en souriant. Après un instant de silence, il reprend d’un air faussement timide.

-         Comment vous appelez-vous ?

-         Adeline, et votre ami quel est son nom ?

-         Ryan

Henri demande

-         Si un chanteur ne vous fait pas peur, je peux vous revoir ?

-         Vous habitez Bordeaux ?

-         Oui

-         Et vous ?

-         Également. Mais je dois rentrer, mes parents vont-être inquiet.

-         Nous pouvons vous raccompagnez si vous voulez, Pour votre sécurité se serez plus prudent.

En riant elle leur dit gentiment

-         Ne vous inquiétez pas, j’ai ma voiture en face du bar. Merci de votre galanterie. Ceci n’a plus court de nos jours.

En sortant de l’estaminet, le soleil couchant les accueille. Ryan et Henri la guitare à l’épaule marche côte à côte.

-         Tu viens chez moi ce soir ?

S’enquit Ryan

-         Oui, je suis curieux, j’aimerai tant voir ton village.

-         Tu raconteras ton village.

Réplique Ryan

-         Il n’y a pas grand-chose à raconter.

-         Certainement plus que tu ne crois. Il y a toujours une histoire dans la vie des villages de France.

-         En attendant on va place Gambetta, à ma brasserie préférée.

-         Je ne peux pas payer un sandwich, je n’ai pas fini sur le marché Saint Michel.

-         Pas grave je te paie un repas léger, le plat principal, un dessert et un café. Cela te va ?

-         Oui, Monsieur Ryan.

En baissant la tête. Ils s’installent à la terrasse. Soudain Ryan lui dit.

-         J’ai écrit un poème, tu pourrais mettre une musique dessus ?

-         Donnez-le-moi, je regarderai ce que je peux faire !

-         Le voici mon ami.

-         Hé bien voyons, si c’est bon avec la guitare. Les gens s’ils apprécient, mettront de l’argent dans la casquette.

-         Hé bien allons-y

Cesoir, ma promenade nocturne

 

Ce soir, ma promenade nocturne

Longe la rivière, clapotis, clapota.

Sautillant, chantant la Traviata,

En rêvant, chaussé de cothume,

Devant mon moulin à vent

Je revois…

 

Mon château de l’imaginaire,

Où tu me caressais les cheveux

Tu me contais les préliminaires,

Il suffisait de faire un vœu.

Je t’imaginais ma pensionnaire

Valeureuse guide de mon neveu.

Ou bien une brave millionnaire

D’un archiduc et arrière-neveu,

Ou encore une révolutionnaire,

Romanesque et verveuse.

Seulement tu viens d’un séminaire,

En ce lieu tu étais le désaveu.

 

Ce soir, ma promenade nocturne

Longe la rivière, clapotis, clapota.

Sautillant, chantant la Traviata,

En rêvant, chaussé de cothume,

Devant mon moulin à vent

Je revois…

 

Au petit matin les coteaux rosissent

Les perles de cristal les habillent.

Toi ma beauté, ma déesse Isis,

Ton regard amusé me déshabille,

Allongée voluptueuse dans ton oasis

Sur le sable chaud tu pétille.

D’un bonheur sensuel aux caprices,

Langoureux suçant les brindilles,

A la fleur rouge de l’amaryllis,

Ton parfum alangui suave m’émoustille.

Ma douce joie mon vénérable calice,

La fragilité d’une frêle petite fille.

 

Ce soir, ma promenade nocturne

Longe la rivière, clapotis, clapota.

Sautillant, chantant la Traviata,

En rêvant, chaussé de cothume,

Devant mon moulin à vent

Je revois…

 

L’intrigante Némésis, la jalouse, la traîtresse,

Tapie dans les écoutilles prête à bondir

Elle jette le filet de la colère vengeresse

Sans savoir qu’elle ne pourra jamais repartir.

Elle fut l’ingrate et belle pièce maîtresse

Arrogante, aguichante, elle conspire,

Avec sa hargne et sa démesure hardiesse.

Elle n’a pas vue que l’innocence aspire

La protection du convoitée de sa tendresse.

Elle n’a pas compris que son délire,

A donné victoire contre ces bassesses.

Ce doux câlin confiant fut son élixir.

 

Ce soir, ma promenade nocturne

Longe la rivière, clapotis, clapota.

Sautillant, chantant la Traviata,

En rêvant, chaussé de cothume,

Devant mon moulin à vent

Je revois…

 

-         Qu’en penses-tu ?

-         Je vais essayer de l’arranger mon ami. Car ce texte en vaut la peine. Il a du potentiel, la preuve les passants ont mis des pièces dans ma casquette.

-         C’est stupéfiant ! ce n’était qu’à titre personnel, merci Henri.

-         Je rentre chez moi, viens je te présente à mes parents. Ce soir tu connaîtras l’histoire officielle de Courcelles en Touraine. Je suis sûre, que tu pourras me raconter des légendes. Celles dont les grands-parents aiment à raconter à leurs petits-enfants.

-         Je vous assure, c’est un village inintéressant.

-         Nous verrons cela avec l’internet Toutes les municipalités ont leur sites internet. Pas seulement pour les infos administratives, mais également pour promouvoir leur municipalité, Elles ont au moins un canton de ralliement, et avec eux les villages ont une vie commune actuelle évidemment, mais historiquement également.

Henri est bouleversé. Ces quelques heures qu’il vient de passé à bouleversé tous ses aprioris sur la lie à la campagne. Serait-il à nouveau passé à côté de la vérité ?

Arrivé à Montpezat, il voit un village si différent du sien ! Ici le moderne côtoie l’ancien. Cela respire la vie. A Courcelles tout est vieux, même si chacun rénove leurs bâtiments ancestraux. Il sent la mort. Montpezat est beaucoup plus grand que son vieux village à peine trois cents habitants.

-         Viens Henri, à quoi rêves-tu ?

-         Je m’émerveille. Ton village est à l’opposé du mien, on sent la vie !

-         Chaque village est différent, ils ont tous une histoire intéressante.

-         C’est ce que tu crois

-         Oui !

-         Eh bien nous allons voir, sur mon PC.

-         Comme vous soulez Ryan !

Arrivé dans le manoir, Ryan se dirige directement dans sa chambre, suivit d’Henri intimidé.

 

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