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Le rêve d'Henri

1. La rencontre

 

Henri venu de son petit village de Touraine, aux champs de blé d'or en été, de pommiers pour le cidre, également que des champs et des près accueillant vaches et chèvres, a été recueilli chez sa grande soeur à Paris.
 Il avait dix-sept-ans lorsqu'il a quitté Courcelles de Touraine. Il cherche un emploi de plongeur ou de guitariste dans les casinos ou les cafés parisiens proches des théâtres. Lorsqu'il ne trouve rien, il joue dans la rue.

Chez Marie sa soeur, dans le coin du séjour les poster de Liam et Jean Ferrat cohabitent. Ils chantent sous les lumières d'un plateau de théâtre. Ces images sur ce mur font rêver le jeune Henri. Ces posters sont les stars de la famille ! Seulement Henri, lui, ce n'est pas de rencontrer leur star préférée qui le guide, mais de vivre comme eux.

Il croyait devenir une vedette, une star en "Montant à Paris". Il est né à Courcelles de Touraine. Un petit village noyé dans la campagne, loin de tout. Trois rues principales le dessert, sans autres rue. La mairie et l'église vivent toujours, mais pour combien de temps. L'ancienne école avec ces deux classes est vide.


Depuis son adolescence, il a peu fréquenté son village. Il préférait fréquenter les lycéens citadins de Tours. Car il voulait devenir célèbre. Son rêve? être chanteur à Tub, comme il se plaisait à dire.
Cinq ans plus tard, Henri est dans la rue. Il joue et chante sur sa guitare et son harmonica. Il vit de quête. Enfin il quitte Paris pour se fondre dans la ville de Bordeaux. Là, au moins, personne ne le connait, il peut repartir à zéro.


Sa soeur à perdu son mari dans un accident de voiture. En plus elle a perdu son emploi, elle ne peut plus assurer sa subsistance, seulement sa chambre. Ses parents n'étant plus de ce monde, vivre chez sa soeur étaient obligatoire. C'est ce qu’il avait cru. Ses parents, comme son beau-frère ont eu un accident de voiture en vacances à Jard sur Mer, leur pays d'origine. Ils voulaient retrouver la trace de leurs ancêtres. Car la révolution les a fait fuir. Ils ont échappé à la politique de la terreur, au massacre, aux viols, à l'incendie de leur village et de leur récolte. Ce fameux génocide vendéen non reconnu par l'Etat français.
Maintenant, Henri est seul, personne pour le soutenir. Il a appris que dans ce monde l'argent est roi! Seulement, il n'avait pas compris, lorsque sa soeur au bord de l'expulsion, prit tout son courage pour se résoudre à lui demander une participation au loyer, ou a le mettre dehors. Lui, il croyait que sa soeur trouvait toujours la solution à tout.

Il l'a haït pendant un certain temps, avec les années de petits boulots, en concert sur les trottoirs pour se payer sa chambre meublée, il a enfin comprit. Il regrette son manque de courage. Il s'est beaucoup amusé, il a fait la cigale dès qu'il avait un peu d'argent. Il regrette son manque de courage. Il dépensait tout ce qu'il gagnait de concert en concert, de restaurant au café-théâtre. Il ne participait pas aux dépenses du foyer de sa soeur. Sa nourriture, l'entretien de ses vêtements, pour lui c'était gratuit, il trouvait cela normal. Maintenant, il réalise l'énormité de son égoïsme, de sa désinvolture qui a conduit sa soeur non seulement au bord de l'expulsion, mais le pire conduit au divorce et au suicide de son beau-frère en fonçant à deux cents à l'heure dans un arbre !

Depuis Henri vit à Bordeaux. Il a renoué avec Marie sa chère soeur. Ils s'écrivent régulièrement. Il a sa boite postale grâce à une association pour les S.D.F. C'est son trésor à Bordeaux. Par ce moyen, il cache sa honte. C'est à cette période de sa vie, qu'il rencontre la chance de sa vie : Ryan, l'étudiant parisien né à Montpezat d'Agenais.

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