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Revenu des ombres

Revenu des Ombres

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NINI

 

Un jour de juillet, Nini parcourt la route cheveux aux vent, comme elle le fait,

lorsque la famille est dans la seconde résidence. Cette route elle l'a connait bien.  Cette route si étroite est plus proche d'un chemin, d'une allée que d'une route.
Elle est bordée côté champs, de culture de blé ou d'avoine. Parfois des champs de salades et radis d'un maraîcher an plus des pommes de terre. De l'autre côté, cette rivière, que l'on appelle Cher. Elle n'a rien de chère, elle est dormeuse, vaseuse les eaux couleur verdâtre. Ce cher s'étire tel un serpent. Il se cache derrière des buisson de mures et d'orties. Parfois il s'éloigne.  Des prés verts se découvrent, s'animent de vaches ou de chèvres. Il y a son pré préféré, Celui qu'elle visite régulièrement. Il y a des marguerites sauvages, des coquelicots. Avec l'herbe, ils tapissent les abords des près jusqu'au barrières des barbelés? Les clochettes jaunes des coucous et les colchiques bleues longent les chemins de séparations des près, permettant ainsi aux pêcheurs de rejoindre cette rivière. Les colchique se dressent fièrement dans leurs petites tailles. Mère lui avait dit:
"- si tu touche à cette fleur, tu iras dormir avec tes grands parents au caveau du cimetière, tu ne nous reverras plus". Sagement Nini n'y touche pas, même pour cueillir une fleur de plus. Des iris sauvages avec leurs amis les abeilles et les libellules surplombent la rivière?
Elle est encore une enfant, elle coure après les sauterelles. Il y a ses amis secret sur son chemin coutumier. Les chevaux de trait et un âne Poitevin sont ses favoris. Dès qu'ils l'aperçoivent, ils accourent vers elle. Les grandes oreilles poilues de Pigalle la caressent à son arrivée. Avec Violette et Prince, elle rit. Ce sont les câlins d'amis qui se retrouvent. Quelques années ont passées, Nini descend toujours pour les rejoindre. Elle s'allonge à côté d'eux et eux se repose à ses côtés. Elles leurs raconte, ses rêves, ses joies, ses peines, ses colères.
Parfois, elle favorise une promenade langoureuse, sous une pluie douce et tiède. Ses larmes se mêlent à ceux du ciel? Sur sa bicyclette bleue ciel, le visage tendu vers le firmament, elle espère voir le Paradis de tante Albertine.
De temps en temps sur cette route, un bout du cours d'eau vert bouteille se profile, et s'approche de ce chemin surnommé route. Seul un petit parapet marque la séparation entre l'eau miroitante sous le soleil de midi, ou brumeuse à la tombée de la nuit. ce sont ces moments là que les ombres dansent au-dessus de la rivière. Nini les voit, les regarde. Ce sont des inquisiteurs fallacieux, même à travers les arbres sombres du crépuscule, elle les pressent. Parfois, elle a la sensation d'être suivie, par ce monde perçu à travers les arbres.
La solitude ne lui pèse pas, tout au moins c'est ce qu'elle aime faire croire. Lorsque ses parents sont à la campagne. Elle est libre. Seulement, elle n'a pas ses amis, pas même d'ami dans ce coin retiré de tout. Pas de voisin proche, à part les animaux des cultivateurs. La ferme la plus proche est à un kilomètre.
Pour les enfants des fermiers, elle n'est pas de leur monde. Pensez donc, un fille de la ville! Pfe...! C'est une nigaude, elle doit avoir peur de tout.
Alors, Nini s'est trouvé des amis au milieu des animaux, que ces gamins, les considèrent comme étant des outils de travail. Elle se réfugie dans son monde imaginaire.
La solitude elle est habituée. Dans la ville elle est cloîtrée dans l'appartement. Elle aime aller à l'école, sur le trajet, elle s'est faite une bande de copains et une copine. Mais dans l'appartement, elle ne doit pas faire de bruit. La propriétaire loge juste dessous, au Rez-de-chaussée. Elle est acariâtre, elle menace de nous mettre dans la rue si je fais du bruit. "les enfants, çà doit savoir respecter les voisins!" dit-elle. Alors, elle passe dans son monde à elle, en brodant ou en écrivant des histoires.
Elle brode car elle ne doit pas salir, les cours de dessins sont trop cher, et la peinture fait des tâches partout. Nini espère que l'héritage, que ses parents ont reçus, va leur permettre de trouver une maison, où elle pourra enfin vivre. Ses parents parlent toujours de cet héritage depuis que grand-mère les a quittée.
En attendant Nini ne doit pas faire de bruit, ni salir pour ne pas causer d'ennui à ses parents. Là non plus, elle n'a pas d'amis. Elle n'a pas le droit d'aller chez les copines d'école? Il lui faudrait les inviter, et cela n'était pas possible à cause du bruit, à cause de la marâtre du dessous! Sa seule joie est d'aller chez sa soeur lorsqu'elle ne travaille pas. Elle habite tout près, juste le boulevard Thiers à traverser! Son mari et elle habite un studio meublé, sans confort. Sa porte d'entrée donne sur une cour commune. La journée Ils travaillent. Sa soeur arrive à l'heure de la sortie d'école de Nini.
C'est enfin une récréation pour Nini. Ces quelques heures de détente apportaient un peu de joies, avant de rentrer dans la prison du premier étage.
C'est pourquoi bien que la maison de campagne, était rustique, sans confort, Nini l'aimait. Car là, au moins, elle est libre! Elles court, chante, danse au son de son électrophone rouge. Il n'y a pas d'interdiction. Elle s'occupe de son petit coin jardin, un rosier, des liserons et des renoncules. En plus elle avait deux pieds de fraisiers, un framboisier. Père lui a planté un noisetier. Si bien quelle avait son petit domaine. Elle pouvait se faire bronzé," c'est-à-dire devenir rouge comme une écrevisse qui sort de la marmite de sa  grand-mère maternelle". lorsqu'elle était sur sa chaise longue sa chapeau de paille sur le visage, elle rêvait, ses parent croyaient qu'enfin elle dormait. Mais en vérité elle écoutait la nature, la grenouille dans le petit étang, le pinson qui chante, le coucou. Elle humait le parfum de la campagne, mais également, c'était son côté espiègle. Elle écoutait tous ce que ses parents disaient entre-eux, ce qu'ils ne pouvaient se dire dans l'appartement. Ainsi elle connaissait tous les secrets de ses parents? Mais...chut...C'était motus et bouche cousus.
Lorsque la arrivait, c'était son domaine, elle avait un coin dans la chambre en travaux sous le toit. Mais quel bonheur! Père lui avait installé le lit, une table de nuit, et en cachette, lui avait fabriquée une tablette avec pile pour qu'elle puisse écrire. Mère ne montait à l'échelle que pour vérifier si j'avais fait le ménage. Il est évident, tout était en ordre, elle n'avait pas de raison de vérifier partout. C'est comme cela que Nini pouvait écrire ses histoires, que seul père lisait en secret avec sa fille!

 

 

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