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Vendredi, jour de jeûne

Vendredi, jour de jeûne
Vendredi, jour de jeûne

Jour de jeune pour Elodie

Jour de prières,

Jour d'abstinence

Jour de méditation.

Ce jour c'est l'encyclopédie.

Il n'y a pas à médire.

Seulement, l'écrit de l'Edit,

Apporte l'incendie,

Des convoitises,

Aux nuées de l'interdit.

Pour qui est dans le déni,

Défini jusqu'à l'infini.

Ce qui ne fût pas dit:

Le jeûne est salutaire,

Dans le sanctuaire,

Elle ira au Paradis.

Sans même un radis.

Ce jour, est un vendredi

12 avril 2008

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Ce jeudi dit-on

Ce jeudi dit-on
Ce jeudi dit-on

Ce jeud, dit-on

On expédie.

Le canard de Sam.

Demain, il sera au paradis.

La mare reluit,

Un jeu de reflet miroite.

Tout partira vendredi.

Le week-end interdit,

Le passage des camions.

Du fait qu'un bandit,

Au verre de Brandy,

Risque l'incendie.

Ce jeudi,dit-on,

Sera curieux, il irradie,

Cette affaire d'un discrédit,

Ce fut une tragédie.

Toute une comédie,

Jouent ces dignitaires maudits.

Ce jeudi dit-on, ira

Au Ministère pour un audit.

Ce jeu le répudie.

Ce mystère lui fut prédit.

Une grande tragédie,

Concerne cet inconscient hardi.

19 août 2008

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Je ne fais qu'un court passage

Je ne fais qu'un court passage

Bonjour
J'ai récupérer mes logiciels, de ce fait je dois rattraper un énorme retard, je ne serai pas beaucoup avec vous pendant quelques temps. Je ne ferai qu'un passage chaque jour.
bonne fin de journée, bisous à tous

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la pensée du jour par Chamfort

la pensée du jour par Chamfort

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Avoir faim, avoir soif....

Avoir faim, avoir soif....

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

Avoir faim de ton corps

De tes mains possessives

De tes bras sécuritaires

Avoir soif de tes mots

De ton regard envoutant

L’attente en est si dure

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

Avoir faim de ces beaux fruits

De ce sentier malicieux

Poursuivant une biche joueuse

Avoir soif de cet automne

Aux feuillages rouges et or

Attendre la fin des vendanges

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

Avoir faim sans fin

Un quignon de pain

Un sourire en plus

Avoir soif d’un peu d’eau fraiche

D’un peu de respect

D’un simple regard

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

La faim du pouvoir

Ne jamais s’émouvoir

Obtenir les accessoires

La soif de la fortune

Soif de représentation

Ça sert à quoi ces misères?

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

Sur ce lit d’hôpital

On a plus faim

On attend la fin

On n’a plus soif

On se décoiffe

La fin est proche

Avoir faim

Avoir soif

Et attendre la fin

Enfin la vie est une fin

Si l’on a plus faim

Si l’on a plus soif

Que nous reste-t-il ?

Des interrogations

Sans plus d’obligations

Monique Macalou

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Chagrin.

Chagrin.
Chagrin.


Sonnet.

Usez moins avec moi du droit de tout charmer ; 
Vous me perdrez bientôt si vous n'y prenez garde. 
J'aime bien a vous voir, quoi qu'enfin j'y hasarde ; 
Mais je n'aime pas bien qu'on me force d'aimer.

Cependant mon repos a de quoi s'alarmer ; 
Je sens je ne sais quoi dès que je vous regarde ; 
Je souffre avec chagrin tout ce qui m'en retarde, 
Et c'est déjà sans doute un peu plus qu'estimer.

Ne vous y trompez pas, l'honneur de ma défaite 
N'assure point d'esclave à la main qui l'a faite, 
Je sais l'art d'échapper aux charmes les plus forts,

Et quand ils m'ont réduit à ne plus me défendre, 
Savez-vous, belle Iris, ce que je fais alors ? 
Je m'enfuis de peur de me rendre.
 

Pierre Corneille (1606-1684).
Recueil : Poésies diverses.

 


 

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Mise au point de la «Solution finale»

Mise au point de la «Solution finale»

Le 20 janvier 1942, une quinzaine de dignitaires nazis et d'officiers SS se réunissent dans une villa d'un faubourg huppé de la capitale allemande. Ils mettent au point la déportation des Juifs de l'ouest de l'Europe vers les camps d'extermination situés en Pologne.

La villa, au bord du lac de Wannsee (Grossen Wannsee, 56-58), entre Berlin et Potsdam, abrite aujourd'hui un mémorial et un centre de recherche sur le génocide.

La Shoah avant la Shoah

Les massacres de Juifs par les hitlériens ont débuté de façon informelle avec l'invasion de la Pologne en septembre 1939. Ils ont pris de l'ampleur à l'été 1941 avec l'invasion de la Russie occidentale, riche en communautés juives. Ces massacres se sont traduits par la réduction à la famine des juifs cloîtrés dans les ghettos et par les fusillades en masse dans les territoires polonais et soviétiques enlevés à l'Armée rouge.

À mesure que se précise le projet d'extermination de l'ensemble des Juifs européens, dans les derniers mois de 1941, les Allemands jugent ces méthodes impraticables à grande échelle dans les pays d'Europe de l'Ouest occupés par leurs troupes. Ils ont besoin de la contribution économique de ces pays, en particulier de la France, à leur effort de guerre. Ils ne peuvent se permettre de les violenter comme les pays slaves. 

D'autre part,Heinrich Himmler, le chef de la garde rapprochée du Führer, la SS (Schutzstaffel), éprouve les limites de ces tueries. Elles altèrent le psychisme de ses troupes et de leurs acolytes locaux (Polonais, Lituaniens...). 

Lui-même manque de s'évanouir en assistant le 15 août 1941 à Minsk à l'exécution par balles d'une centaine de Juifs par un détachement de l'Einsatzgruppe B. À chaque salve, son regard fuit et il montre d'évidents signes de nervosité. Le général SS Erich von dem Bach-Zelewski lui fait remarquer qu'il n'y a là que cent Juifs et ajoute : « Mais regardez les yeux de nos hommes... Ils sont traumatisés pour le reste de leur vie ».

Avec son adjoint Reihard Heydrich la mise en place de méthodes plus discrètes.

Au génocide par la faim et au génocide par balles va s'ajouter le génocide par le gaz selon une technique utilisée en 1939 et 1940 en Allemagne même pour l'élimination des handicapés. 

En Union soviétique, les commandos de la mort   suivent de la sorte la progression de la Wehrmacht avec des camions de gazage. En Pologne, ce sont plutôt les victimes qui sont amenées sur les lieux d'extermination. Dans cette perspective, un camp de détention du nom d 'Auschwitz-Birkenau, près de Cracovie, expérimente dès l'été 1941 sur des détenus soviétiques et des malades le Zyklon B, un gaz prévu à l'origine pour désinfecter le camp.

Après une avance fulgurante et la prise de Kiev le 18 septembre 1941, la Wehrmachtconnaît de premières difficultés en URSS. L'entrée des États-Unis dans la guerre apparaît d'autre part inéluctable. Hitler, le 25 octobre 1941, au cours d'un dîner avec Himmler et Heydrich, exprime sa rage contre les Juifs jugés responsables de ces difficultés ainsi que l'écrit l'historien Édouard Husson (*). 

Dès lors prend forme le projet d'extermination systématique des Juifs, que l'on appelle aujourd'hui Shoah. Le 5 novembre 1941, le Führer déclare à Himmler : «Nous pouvons vivre sans les Juifs. Eux ne sauraient vivre sans nous. Quand les Européens s'apercevront de cela, ils prendront conscience du même coup de la solidarité qui les lie. Le juif empêche cette solidarité. Il ne vit que du fait que cette solidarité n'existe pas» (*).

La conférence de Wannsee

Jusque-là, les exactions et crimes contre les Juifs ont été perpétrés par les ministères, l'armée, la SS et les administrations territoriales «dans le sens de la volonté du Führer» mais sans concertation. Pour Himmler et Heydrich, il importe de clarifier les responsabilités dans ce qui se prépare. 

Le 29 novembre 1941, Heydrich envoie une invitation pour une réunion de planification sur la «Solution finale de la question juive» aux directeurs généraux de plusieurs grands ministères (Intérieur, Plan, Propagande, Justice, Territoire de l'Est). Doivent également y participer des membres de la SS : le chef de la Gestapo Heinrich Müller et Adolf Eichmann Adolf Eichman, adjoint de Heydrich responsable de la question juive.

Prévue le 9 décembre, elle est reportée à cause de l'attaque de Pearl  Harbor l'avant-veille et de l'entrée en guerre du Japon et de l'Allemagne contre les États-Unis. Hitler y voit la justification de sa prophétie du 30 janvier 1939 selon laquelle «la race juive en Europe serait anéantie si la juiverie financière internationale, hors d'Europe et en Europe, devait réussir à précipiter encore une fois les peuples dans une guerre mondiale».

La «conférence de Wannsee»  se tient en définitive le 20 janvier. C'est une réunion d'une heure et demie au cours de laquelle Reinhard Heydrich, le chef des services de sécurité allemands - la Sicherheitspolizei (SD) et le Reichsicherheits-Hauptamt (RSHA) -, expose les modalités de la «Solution finale de la question juive» (en allemand :Endlösung der Judenfrage).

Il fait valoir que son projet initial d'émigration forcée des Juifs d'Europe ou de déportation à Madagascar a été rendu impossible à cause de la guerre. Il s'agit donc désormais d'«évacuer vers l'est»  tous les Européens israélites ou consid"r" comme f Israélites ou considérés comme tels par les nazis.

Heydrich sait que plusieurs des fonctionnaires présents sont rétifs à l'idée d'extermination mais il a besoin de leur concours pour les aspects logistiques de l'opération, aussi évite-t-il d'employer dans sa présentation les termes d'exterminationou de mise à mort. Mais il y vient à la fin de la réunion, une fois que les participants ont agréé le principe de l'évacuation, sous l'autorité exclusive de la SS.

Le procès-verbal de l'innommable

Le souvenir de la réunion s'est conservé car Adolf Eichmann en a dressé le procès-verbal écrit. Il répertorie le nombre de Juifs à déporter, pays par pays (aussi bien les 200 Juifs d'Albanie que les 5 millions de Juifs d'URSS !), arrivant à un total de onze millions de personnes !

Il évoque par ailleurs, et c'est le plus grave, le traitement promis à ces communautés, en détaillant les modalités logistiques mais en se gardant toutefois de parler de la mort, selon la traduction qu'en donne l'historien Édouard Husson.

Ainsi peut-on lire : «Au cours de la solution finale, les Juifs de l'Est devront être mobilisés pour le travail avec l'encadrement voulu. En grandes colonnes de travailleurs, séparés par sexe, les Juifs aptes au travail seront amenés à construire des routes dans ces territoires, ce qui sans doute permettra une diminution naturelle substantielle de leur nombre.

Pour finir, il faudra appliquer un traitement approprié à la totalité de ceux qui resteront, car il s'agira évidemment des éléments les plus résistants, puisque issus d'une sélection naturelle, et qui seraient susceptibles d'être le germe d'une nouvelle souche juive, pour peu qu'on les laisse en liberté (voir l'expérience de l'histoire).

(...) Les Juifs évacués passeront d'abord, convoi par convoi, par des ghettos de transit, et de là seront transportés plus loin à l'Est...» (*).

Hitler et ses hommes de confiance avaient pour règle de ne jamais ordonner quoi que ce soit par écrit, d'où le caractère rarissime de documents comme celui-ci, concernant la dictature hitlérienne (*).

Après la réunion de Wannsee, le processus industriel d'extermination va de fait s'intensifier. Il avait débuté le 8 décembre 1941 au camp de Chelmno, dans leWarthegau (la Pologne occidentale que les hitlériens projetaient de germaniser) avec l'extermination par le gaz de plusieurs centaines de Juifs par le commando de Herbert Lange. Le 16 janvier commençait l'extermination des habitants du ghetto de Lodz. Au même moment, la chambre à gaz d'Auschwitz-Birkenau était dédiée à l'extermination des Juifs et non plus des prisonniers soviétiques.

André Larané

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ça s'est passé un... 20 janvier

ça s'est passé un... 20 janvier
20 janvier 1666 : Mort d'Anne d'Autriche
Le 20 janvier 1666, Anne d'Autriche meurt au Louvre, à 65 ans, d'un cancer du sein apparu deux ans plus tôt. Ses souffrances sont accrues par l'acharnement des médecins. À son chevet, son fils aîné, le roi Louis XIV. en larmes, perd connaissance. Son deuxième fils, Philippe d'Orléans, tout aussi ému, reste auprès d'elle jusqu'à ses derniers instants.

Anne d'Autriche a régenté le royaume pendant la minorité de son fils, jusqu'en 1661. Elle est inhumée à Saint-Denis. Son coeur est confié au Val-de-Grâce, le couvent qu'elle a fait ériger en reconnaissance à Dieu après la naissance de son fils aîné, couvent où elle aurait aimé finir ses jours si la maladie lui en avait laissé le loisir.

20 janvier 1771

 

 

 

 

Louis XV et Maupeou exilent le Parlement

 

 

 

Dans la nuit du 20 au 21 janvier 1771, Louis XV fait arrêter cent trente magistrats du Parlement de Paris

 

 

 jUne institution séculaire

Les Parlements avaient été constitués au Moyen Âge en vue d'appliquer les lois et de rendre la justice en appel. Ils étaient présents à Paris et dans une douzaine de capitales provinciales. Ses membres étaient propriétaires de leur charge souvent de père en fils. Au gré des conflits avec le gouvernement royal, ils avaient peu à peu acquis le droit de vérifier les lois avant qu'elle puissent avoir autorité. Ils étaient ainsi devenus des corps politiques incontournables.

A la fin du XVIIe siècle, les magistrats du Parlement, jouant sur l'homonymie avec leParliament britannique, une assemblée politique à vocation législative, se voient déjà en arbitres de la politique gouvernementale.

Louis XIV restreint les droits politiques des parlementaires, en particulier le droit de remontrance, et les renvoie à leur vocation de magistrats et de juges. Mais après sa mort, le 1er septembre 1715, le duc Philippe d'Orléans ne craint pas de restituer aux parlementaires leur droit de remontrance pour s'acquérir leurs faveurs et se voir confirmer la régence du royaume pendant la minorité de Louis XV !

Le Régent, une fois installé au pouvoir, tente de réparer son erreur initiale en dépouillant une nouvelle fois les magistrats de leurs droits politiques. Mais ces derniers ne se laissent pas faire et tout au long de la Régence et du règne de Louis XV, vont s'opposer systématiquement aux réformes qui menacent les privilèges sous couvert de défendre les libertés publiques.

Bras de fer royal

A chaque projet de réforme, le Parlement de Rennes est au premier rang des protestataires. Il prend fait et cause pour la noblesse, en prétextant des franchises de la province.

- 1ère manche :

À l'instigation du procureur général Caradeuc de La Chalotais, les magistrats bretons s'opposent au gouverneur de la province, le jeune duc d'Aiguillon, qui désire lever un impôt supplémentaire. Ils démissionnent en bloc le 12 mai 1765.

Mais le roi fait arrêter La Chalotais, ennemi des Jésuites et acquis aux idées«philosophiques», et réduit le Parlement à l'obéissance. Comme le Parlement de Paris rejoint celui de Rennes, il lui impose à son tour le silence. De sa prison, La Chalotais continue d'agiter les esprits.

Le duc de Choiseul, qui est arrivé à la tête du gouvernement grâce à l'appui de l'ancienne favorite du roi, hésite à sévir contre les empiètements des parlementaires sur le pouvoir royal.

Favorable aux «philosophes», aux Encyclopédistes et sensible à l'esprit des «Lumières» comme son ancienne protectrice, la marquise de Pompadour, morte quelques mois plus tôt, il plaide la clémence auprès du roi.

- 2ème manche :

 

 

En 1769 monte à la Cour de Versailles l'étoile de la comtesse du Barry, nouvelle favorite du roi. Son protégé, le garde des sceaux et chancelier de France René Nicolas de Maupeou obtient en décembre 1770 le renvoi de Choiseul.

Le duc est remplacé par un triumvirat de trois ministres, le duc d'Aiguillon lui-même, ministre des Affaires étrangères et de la Guerre, l'abbé Terray, Contrôleur général des finances, et surtout Maupeou, garde des sceaux.

Comme le Parlement de Rennes s'en prend au duc d'Aiguillon, le roi casse la procédure selon le droit qui est le sien et déclare irréprochable la conduite du duc. Là-dessus, le Parlement de Paris vient au secours de son confrère. Il publie un arrêt de remontrance au roi. Mais cet arrêt est aussitôt cassé par le Conseil d'État.

Le 7 décembre 1770, le roi fait enregistrer solennellement en lit de justice un édit de discipline. En représailles, les parlementaires suspendent leurs travaux et présentent une nouvelle fois des remontrances, imités par leurs collègues de province.

- 3ème manche :

 

 

Le 18 janvier 1771, le Parlement de Paris ayant réitéré son refus de siéger pour entériner les décisions royales, le garde des sceaux Maupeou convainc le roi de briser son opposition systématique. Il s'exclame avec clairvoyance : «Y a-t-il un seul souverain ? Ou la France est-elle soumise à douze aristocraties ?»

Louis XV envoie ses mousquetaires au domicile des récalcitrants et les fait exiler en province, sans tenir compte des protestations de l'opinion éclairée, des bourgeois et même des princes du sang (sa propre famille).

Le chancelier abolit les Parlements coupables de vénalité, forme un nouveau Parlement avec des magistrats dociles et par un édit révolutionnaire, il supprime la vénalité des offices et introduit l'égalité de tous les sujets devant la justice... Mais ces mesures tardives ne font qu'aggraver l'impopularité du roi vieillissant, entouré de ses maîtresses et impuissant tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Les «parlements Maupeou» sont tournés en dérision par Beaumarchais. Malmené en 1773 dans un procès l'opoosant à un magistrat, l'écrivain déploie toute sa verve ironique dans quatre Mémoires judiciaires que l'on s'arrache dans les salons. Voltaire lui-même, à l'origine favorable à la disparition des anciens parlements, en vient à changer d'avis en lisant son jeune émule. Mais peu à peu, en dépit des reproches quant à leur supposée corruption, les nouveaux magistrats trouvent leur place au sein du système judiciaire cependant que le gouvernement, n'ayant plus à craindre de«remontrances», Multiplie les réformes toutes plus hardies les unes que les autres.

Retour à la case départ

Dès son avènement, le 10 mai 1774, le nouveau roi Louis XVI (20 ans), veut à tout prix se défaire du «triumvirat» en dépit d'un travail remarquable. Il lui reproche son impopularité, qui est la marque de fabrique des réformateurs, et plus encore sa proximité avec l'ancienne favorite de son grand-père, la Du Barry. Il ne veut pas davantage renouer avec les «choiseulistes», proches des encyclopédistes et ennemis des dévots, qui reprochent à Choiseul l'expulsion des Jésuites. Faute de mieux, on lui souffle l'idée saugrenue de rappeler en mai 1774 le comte de Maurepas, un ancien ministre de la Marine de son grand-père. Celui-ci a été écarté des affaires depuis 25 ans pour avoir écrit une épigramme contre Mme de Pompadour (c'est en souvenir de cette «poissonnade» que les filles du défunt Louis XV, qui n'aimaient pas la marquise, l'ont recommandé à leur neveu !).

Le vieux débauché (73 ans) devient conseiller occulte du roi et occupe l'appartement de la Du Barry, relié par un escalier secret à celui du roi. Le 24 août 1774, enfin, à l'occasion d'une  «saint Barthélemy des ministres», le ministère Maupeou est congédié et Maurepas devient ministre d'État et chef du Conseil royal des finances, avec le bonTurgot au contrôle général des Finances. Miromesnil, ancien président du Parlement de Rouen, devient garde des sceaux. 

Au duc de la Vrillière qui vient lui réclamer les sceaux pour les remettre à son successeur, Maupeau déclare, amer : «Monsieur, le roi ne peut avoir d'autre reproche à me faire que mon trop de zèle pour le maintien de son autorité. Je lui avais fait gagner un procès qui durait depuis trois cents ans. Il veut le reprendre ; il en est le maître».

Maurepas, triomphal, prépare sans attendre le rétablissement des anciens Parlements, avec le soutien de la haute noblesse et de la reine, et sous les applaudissements de la plèbe. Après beaucoup d'hésitations et de reniements, le jeune roi (20 ans) l'approuve et signe le 27 septembre 1774 le rappel de l'ancien Parlement de Paris, croyant de bonne foi retrouver la faveur du public éclairé. Le 12 novembre 1774, au cours d'un lit de justice, il réintègre les magistrats exilés dans leurs anciennes fonctions tout en leur adressant cette vaine admonestation : «Je veux ensevelir dans l'oubli tout ce qui s'est passé, et je verrais avec le plus grand mécontentement des divisions intestines troubler le bon ordre et la tranquillité de notre Parlement».

Fatale décision. «On peut sans exagération dire que la Révolution date de 1774», écrit l'historien Jean Tulard (*).

Camille Vignolle

20 janvier 1831 : Neutralité de la Belgique


Le 20 janvier 1831, au cours de la conférence qui s'est réunie à Londres le 4 novembre 1830 en vue de reconnaître l'indépendance de la Belgique, les grandes puissances (Angleterre, Autriche, Prusse, France, Russie) proclament solennellement la neutralité du nouvel État.

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Saint Fabien et Saint Sébastien

Saint Fabien et Saint Sébastien

Nous fêtons aujourd'hui les:

Fabien:Fabian, Fabienne

Sébastien: Bastian, Bastiane, Bastien, Bastienne, Sébastia, Sébastian, Sébastiane, Sébastienne
Euthyme
Hassan
Octave
Wulfstan

Dictons

Saint Fabien

 

 

Pape (20 ème) de 236 à 250 et martyr (✝ 250)

Pape et martyr à Rome, sur la via Appia, durant la persécution de l'empereur Dèce.Lapide di Papa Fabiano - Pontificia Commissione di Archeologia Sacra 
Évêque de Rome durant quatorze ans, Saint Cyprien de Carthage, son contemporain, l'appelait un homme incomparable et ajoutait que sa mort correspondait à la bonté et à la pureté de sa vie. (Lettre 9) 
 la crypte des Papes (en italien)
Mémoire de saint Fabien, pape et martyr, en 250. Laïc appelé au pontificat par une disposition divine, il montra un exemple glorieux de foi et de courage en subissant le martyre lors de la persécution de Dèce, en 250. Saint Cyprien se réjouit de ce que son administration irréprochable de l’Église ait eu un aussi digne couronnement. Son corps fut inhumé dans le cimetière de Calliste sur la voie Appienne.

 

Saint Sébastien

Martyr à Rome (✝ v. 284)

Il est sans doute l'un des plus célèbres martyrs romains. Officier dans l'armée de Dioclétien, il était chrétien, et lors que cela fut découvert, il fut mis en demeure de sacrifier à l'empereur, sinon c'était un acte de rébellion.Saint Sébastien et les flèches, peinture de Il Sodoma, vers 1525 Lié nu à un arbre, il servit de cible aux tirs de ses propres soldats et enfin tué par bastonnade. Son culte date du IVe siècle. Saint Ambroise en parle dans ses commentaires du psaume 118 et Saint Damase, lui fit construire une église au-dessus de sa tombe. Cette basilique est d'ailleurs l'une des sept principales églises de Rome. Malgré cela, les détails que rapportent les 'actes' de son martyre n'ont été rédigés qu'au Ve siècle. 
En France un grand nombre de lieux de culte lieux de culte sont placés sous son patronage... 
Catacombes de Saint Sébastien à Rome Avec le temps, saint Sébastien – l'un des martyrs enseveli en ce lieu – a fini par donner son nom au cimetière...
Illustration: Saint Sébastien et les flèches, peinture de Il Sodoma, vers 1525.
De nombreuses œuvres d'art évoquent son martyre. Debussy a créé en 1911 une œuvre musicale appelée 'le martyre de Saint Sébastien'...
Mémoire de saint Sébastien, martyr, en 305. Originaire de Milan, comme le rapporte saint Ambroise, il partit pour Rome quand les persécutions bouillonnaient avec violence et c’est là qu’il a souffert. C’est là, dans la ville où il était venu en étranger, qu’il établit le domicile définitif de son immortalité. Il fut inhumé en ce jour aux Catacombes, sur la voie Appienne.

Accorde-nous, Seigneur, l’esprit de force pour qu’à l’exemple de saint Sébastien nous préférions t’obéir, à Toi plutôt qu’aux hommes.

Prière d’ouverture de la messe de ce jour
Patron des:
Arbalétriers
Archers
Prisonniers

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La pensée du jour

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