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Une invitation à «tenir le plus possible la Parole de Dieu entre nos mains»

Une invitation à «tenir le plus possible la Parole de Dieu entre nos mains»
Suite à la publication ce 30 septembre du motu proprio Aperuit Illis, par lequel le Saint-Père institue le Dimanche de la Parole de Dieu, Mgr Rino Fisichella, Président du Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, apporte son éclairage.
 

Entretien réalisé par Benedetta Capelli – Cité du Vatican

Mgr Rino Fisichella et le Pape François, le 25 octobre 2018

Suite à la publication ce 30 septembre du motu proprio Aperuit Illis, par lequel le Saint-Père institue le Dimanche de la Parole de Dieu, Mgr Rino Fisichella, Président du Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, apporte son éclairage.
 

Entretien réalisé par Benedetta Capelli – Cité du Vatican

Commentant ce nouveau motu proprio, Mgr Rino Fisichella souligne «la valeur historique» de l'initiative du Pape pour la maturation du peuple chrétien, y voyant «une opportunité pastorale» pour donner un nouvel élan à cette annonce, à une époque pleine de défis. Selon le Président du Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, c'est aussi l'occasion de remettre la Parole de Dieu au centre de la vie chrétienne.

 

Cette lettre est née parce que le Pape a reçu beaucoup de demandes de pasteurs et de laïcs après le Jubilé de la Miséricorde.
À l'époque, dans sa Lettre apostolique “Misericordia et Misera”, il avait mentionné le fait que dans les Églises, selon leur propre créativité - parce que beaucoup est déjà fait en ce sens
- on désigne un dimanche où la Parole de Dieu serait placée au cœur de la vie de la communauté chrétienne, comme signe d'unité, et ainsi la force de la Parole de Dieu pour la communauté pourrait émerger davantage, mais aussi la responsabilité à laquelle celle-ci doit participer par une action vraiment évangélisatrice.

Mais chaque dimanche ne devrait-il pas être le dimanche de la Parole de Dieu ? Pourquoi ce besoin ? Vous avez parlé de la valeur historique de ce dimanche.

Je crois qu'il a réellement une valeur historique. N'oublions pas que chaque dimanche que nous célébrons est le dimanche où l'on célèbre le mystère du Seigneur qui demeure ressuscité parmi nous. Nous célébrons le sacrifice de sa Passion, de sa mort et le mystère de sa Résurrection, de sorte que l'action liturgique avec la célébration de l'Eucharistie devient le sommet de la vie chrétienne.
Et pourtant, depuis l'année 1200 environ, nous célébrons aussi la solennité du Corpus Christi.
Il est vrai que chaque dimanche nous écoutons la Parole de Dieu, mais cela ne veut pas dire qu'un dimanche la Parole de Dieu ne peut pas être proclamée avec plus de solennité dans toute l'Église, dans toutes les communautés chrétiennes, et qu'il puisse y avoir une réflexion particulière accompagnée de signes plus visibles sur l'importance de cette Parole dans l'Église.

Un dimanche qui a une valeur œcuménique…

Oui, absolument. Le Pape a choisi de célébrer ce dimanche le troisième dimanche du temps ordinaire, lorsque toutes les lectures proclamées dans l'Évangile présentent la figure de Jésus comme le messager du Royaume de Dieu. Mais n'oublions pas que cela se produit aussi à un moment où, un peu plus tôt, nous célébrons la Journée du dialogue avec les juifs, puis la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Ne l'oublions pas, ce n'est pas la même chose que des Journées Mondiales comme nous en avons l'habitude, c'est un dimanche qui, ne serait-ce qu'une fois par an, est valable pour toute l'année. Le Pape le dit explicitement: la journée consacrée à la Bible ne vaut pas une fois dans l'année, mais une fois pour toute l'année, afin de devenir plus familier avec le texte sacré.

Une sorte de semis pour la maturation du peuple chrétien ?

Le Pape présente trois images bibliques.
La première est celle d'Emmaüs, par laquelle le Pape fait comprendre combien par sa Parole, le Seigneur accompagne la vie de tout croyant, la vie de l'Église et fait ainsi brûler le cœur de chacun de nous, lorsque cette Parole est annoncée parce qu'elle parle de Lui.
il y a ensuite une deuxième image, qui est le retour du peuple juif après l'exil et la redécouverte des livres de la Loi, puis la proclamation qui en est faite : c'est le livre de Néhémie qui rappelle ce moment historique du peuple juif. Le Pape prend cette image pour indiquer que la Parole de Dieu crée un peuple et que la Parole de Dieu fait que les gens se sentent rassemblés non seulement pour écouter la Parole mais aussi pour la vivre, et que cette Parole proclamée et vécue donne la joie.
La troisième image est l'expérience du prophète Ézéchiel, vécue et exprimée aussi par Jean dans le livre de l'Apocalypse: le Pape nous explique que la Parole de Dieu est douce mais en même temps amère parce que parfois elle n'est pas acceptée, elle n'est pas vécue, ou elle est même rejetée.

Quelle est la relation entre la vie quotidienne des chrétiens et la Parole de Dieu ? Parfois, il arrive que la Parole de Dieu ne soit qu'un livre écrit...

Nous touchons malheureusement à un point de tristesse. La grande majorité des chrétiens ne connaissent pas l'Écriture Sainte, et le seul moment où ils l'entendent est pendant la célébration eucharistique du dimanche ou d'autres occasions. La Bible est le livre le plus répandu, mais c'est peut-être aussi le plus poussiéreux parce qu'il n'est pas tenu entre nos mains
Par cette lettre, le Pape nous invite à tenir le plus possible la Parole de Dieu entre nos mains chaque jour, pour en faire notre prière. Nous pensons qu'il est important de redécouvrir la prière des psaumes, car chaque psaume rappelle la condition du peuple chrétien, et la vie de chaque homme et de chaque femme. Ensuite, il y a la lectio divina, donc la capacité d'entrer encore plus et de voir comment cette Parole est vécue dans notre histoire et comment elle a été éclairée, comment son interprétation conduit à une richesse de sens, de significations qui sont impensables. Mais c'est surtout une Parole de Dieu qui s'exprime dans notre témoignage.
Le Pape rappelle énormément la dimension de la charité parce que lorsque nous écoutons la Parole de Dieu, nous devenons aussi plus attentifs, vigilants et sensibles aux besoins de nos frères, surtout de ceux qui sont plus marginalisés et ce n'est pas un hasard si le Pape rappelle ici la parabole du riche et de Lazare, du pauvre Lazare. La capacité d'écoute de la Parole nous rend plus sensibles aux situations les plus difficiles et les plus extrêmes de la vie, celles qui sont maintenant définies comme les périphéries existentielles, auxquelles nous assistons quotidiennement.

Ce sont des indications concrètes que le Pape suggère aux baptisés, mais dans la lettre il y a aussi des indications pour les prêtres.

Aux prêtres et aussi aux évêques. Le Pape rappelle aux prêtres ce qui pour lui est fondamental, la valeur de l'homélie. Il nous dit que c'est une occasion pastorale à ne pas manquer.
L'homélie exige que nous, prêtres, soyons appelés en premier lieu au contact quotidien avec cette Parole que nous devons ensuite expliquer.
Notre peuple a droit à une explication intelligente et cohérente qui touche la vie et les besoins présents en chacun.
Mais il fait aussi appel aux évêques pour qu'en ce dimanche ils puissent célébrer, par exemple, l'institution du ministère du lectorat.
Mais le Pape va plus loin et dit qu'en vue de ce dimanche, à partir des prochaines années, il est bon que le rôle d'un service extraordinaire soit davantage souligné;
tout comme il y a un service extraordinaire à la Communion,
qu'il y ait aussi un ministère et un mandat particulier avec lequel les gens se préparent d'abord à un contact plus immédiat d'étude, de réflexion avec la Parole de Dieu et sont ensuite institués dans un ministère extraordinaire.
Je crois que c'est aussi une provocation pastorale. Nous savons comment cela se passe dans nos églises, la première personne que nous trouvons disponible va lire. Ce n'est cependant pas la valeur qu'il faut donner à la Parole de Dieu.
La Parole de Dieu doit trouver des personnes, des femmes, des hommes capables d'une proclamation authentique, et capables aussi, dans cette proclamation capable, d'ouvrir à l'intelligence du texte sacré.

30 septembre 2019, 15:20

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Obsèques de Jacques Chirac: Homélie Monseigneur Aupetit

Église Saint-Sulpice, à la fin de la messe de funérailles de Jacques Chirac, le 30 septembre 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Église Saint-Sulpice, à la fin de la messe de funérailles de Jacques Chirac, le 30 septembre 2019  (Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved.)

Obsèques de Jacques Chirac: l'homélie de Mgr Aupetit

Ce 30 septembre était une journée de deuil national en France, en hommage à l’ancien président de la république Jacques Chirac, décédé jeudi dernier à l’âge de 86 ans. Après une messe célébrée dans l’intimité familiale ce matin en la cathédrale Saint-Louis des Invalides, le cortège funéraire a rejoint l’église Saint-Sulpice pour une messe solennelle présidée par l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit.

Sur le seuil de l’église, l’archevêque de Paris est venu accueillir la dépouille de l’ancien président, devant la foule émue venue assister à cette messe de funérailles. Le cercueil a remonté la nef alors que résonnait le Requiem de Fauré. «Cette flamme, signe de la vie éternelle, Jacques Chirac l’a gardée», a déclaré Mgr Aupetit au début de la cérémonie, rappelant que «c’est une tradition ancestrale de l’Église de prier avec bienveillance et espérance pour tous ceux qui nous gouvernent».

Dans l’assemblée étaient bien sûr présents Claude Chirac, la fille de l’ancien président, son petit-fils, Martin, mais également le président Emmanuel Macron, trois anciens locataires de l’Élysée - Valéry Giscard d’Estaing, Nicolas Sarkozy et François Hollande -, et des hommes politiques venus du monde entier, comme Vladimir Poutine, Bill Clinton, Denis Sassou N’Guesso, ou encore Saad Hariri.

À la fin de la messe, la Maîtrise de Notre-Dame a chanté le “Libera me”. Le cercueil a été accueilli par les applaudissements de la foule sur le parvis de l’église Saint-Sulpice. Jacques Chirac a été inhumé cet après-midi dans la plus stricte intimité au cimetière du Montparnasse. Il y repose auprès de sa fille Laurence, décédée en 2016.

Ci-dessous l’intégralité de l’homélie prononcée par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris:

Nous venons d’entendre saint Paul nous expliquer le sens de la cérémonie que nous sommes en train de vivre: «Frères, j’encourage avant tout à faire des prières et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les Chefs d’état et tous ceux qui exercent l’autorité». C’est donc une tradition ancestrale de l’Église de prier avec bienveillance et dans l’espérance pour ceux qui nous gouvernent. Si nous prions pour ceux qui sont chargés de nous diriger c’est parce qu’ils ont la responsabilité du bien commun, de chacune des personnes et de l’ensemble de la communauté afin que tous puissent atteindre leur plein épanouissement. Ce n’est donc pas une prière facultative pour nous, c’est une obligation qui tient à l’amour du prochain. Nous le savons aussi, le bien commun n’est pas l’intérêt général car celui-ci peut supporter le sacrifice et l’oubli du plus faible.

Le président Jacques Chirac avait axé sa campagne de 1995 sur le thème de la fracture sociale, portant ainsi son regard sur ceux qui restent sur le bord de la route. La fracture sociale est un mal qu’il est sans doute difficile de traiter puisque, aujourd’hui encore, certains se ressentent comme exclus. Un des rôles de l’Église est de construire la fraternité, cette fraternité qui constitue un des trois piliers de notre République et qui permet d’édifier une véritable unité entre nous. Cette fraternité est évidente pour les chrétiens puisqu’elle se réfère à l’unique Paternité de Dieu. C’est au nom de cette Paternité que Dieu, dès le commencement de l’humanité fracturée, demande à Caïn qui vient de tuer son frère Abel : «Qu’as-tu fait de ton frère» ?

L’attention aux plus petits, aux plus faibles, aux laissés-pour-compte est une caractéristique du christianisme. Nous l’avons entendu dans cet évangile choisi par la famille : «J’avais faim, tu m’as donné à manger, j’avais soif, tu m’as donné à boire, j’étais nu et tu m’as habillé, j’étais un étranger, tu m’as accueilli, j’étais malade et tu m’as visité, j’étais en prison et tu es venu jusqu’à moi».

Il y avait chez notre ancien président, cet homme chaleureux soutenu par son épouse Bernadette, un véritable amour des gens. Aussi à l’aise dans les salons de l’Élysée qu’au Salon de l’agriculture, beaucoup en le rencontrant se sentaient considérés. Son amour pour sa famille était profond et, bien que pudique, chacun a pu percevoir la tendre compassion qu’il avait pour la vulnérabilité de sa fille Laurence.

Cette attention aux plus faibles a une raison plus profonde encore que la délicatesse de l’affection. Jésus dit «Ce que tu fais aux plus petits d’entre les miens c’est à moi que tu le fais». C’est en raison de l’étincelle divine qui réside dans notre humanité, que toute personne, du commencement de sa vie à la conception, jusqu’à sa mort naturelle, est appelée à être aimée et respectée. Cela nous oblige à un changement de regard qui doit aller bien au-delà des apparences et des postures qui caractérisent nos sociétés humaines. Dieu voit le fond du cœur, il convient de se mettre à son école. En effet, les gestes que nous posons vis-à-vis d’un frère en humanité vont bien au-delà de l’entourage et de la dimension sociale et politique, car ils passent par le Christ et, par lui, atteignent les autres jusqu’aux extrémités du monde.

«Gouverner c’est prévoir» cette célèbre citation d’Émile de Girardin, le président Jacques Chirac l’a illustré à plusieurs reprises. En septembre 2002, lors du Sommet de la Terre, avant la prise de conscience écologique forte d’aujourd’hui, il avait dit : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs».

De même, en février 2001, au forum mondial des biotechnologies, il avait vu la nécessité d’une conscience éthique : «Face à l’importance des enjeux et à la rapidité des progrès, il est essentiel que les avancées de la science s’accompagnent partout d’une conscience démocratique et d’une réflexion politique et morale aussi large que possible».

Enfin, lorsque la France pouvait être engagée dans une guerre injuste et dangereuse pour l’équilibre mondial, il a su librement se démarquer des pays amis qui voulaient entraîner notre patrie dans une aventure imprudente. Puisse-t-il être entendu aujourd’hui sur tous ces sujets.

Mais si nous sommes ici, si nous célébrons cette messe de funérailles demandée par la famille et, je le crois, par tout le pays, c’est pour présenter cet homme à la Miséricorde de Dieu. Saint Paul nous l’a redit dans la première lecture : «Dieu veut que tous les hommes soient sauvés». Si tous les hommes «naissent libres et égaux en droit», on sait aussi qu’ils ne naissent pas forcément égaux dans la réalité de leur existence. Tout dépend de la façon dont ils sont accueillis, acceptés, aimés et des conditions dans lesquelles émerge leur jeune vie. En revanche, la mort est bien le lieu commun de notre humanité et, au fond, l’égalité véritable de notre condition humaine.

Saint Jean de la Croix, ce grand mystique espagnol, nous l’avait révélé : «Au Ciel nous serons jugés sur l’amour». Si nous présentons notre ancien président à Dieu avec tant de confiance, c’est parce que nous savons que seul l’Amour peut juger l’amour. Le Christ, Jésus de Nazareth, nous a révélé l’immensité de cet amour de Dieu qui dépasse infiniment nos connaissances expérimentales et nos capacités intellectuelles de connaître l’au-delà du réel qui nous entoure.

Pour finir, je voudrais citer cette phrase du président Chirac, tellement d’actualité, qu’il a prononcée pour la visite du Pape saint Jean-Paul II en 1980 : «C’est en ces lieux, sous le commandement des tours de Notre-Dame, à portée de la chapelle où Saint-Louis a honoré la Passion, au pied de la Montagne sainte-Geneviève où flotte encore le souvenir de l’antique bergère de Nanterre, patronne de la capitale, sous le regard de la prestigieuse Sorbonne où tant de docteurs ont enseigné, c’est en ces lieux que la France sent le plus fortement battre son cœur».

Les événements récents et dramatiques survenus à Notre-Dame nous ont montré combien cette intuition était vraie. Adieu et merci M. Chirac.

Mgr Michel Aupetit,
archevêque de Paris

 

30 septembre 2019, 17:57

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Le prix Ratzinger récompense un philosophe canadien et un prêtre du Burkina F

Le prix Ratzinger récompense un
philosophe canadien et un prêtre du Burkina Faso
La présentation du prix Ratzinger par le père Lombardi et le cardinal Ravasi, avec la vice-directrice de la Salle de Presse, Cristiane Murray. La présentation du prix Ratzinger par le père Lombardi et le cardinal Ravasi, avec la vice-directrice de la Salle de Presse, Cristiane Murray.
Le père Federico Lombardi, président de la Fondation Joseph Ratzinger-Benoît XVI, et le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la Culture, ont présenté ce lundi 30 septembre les lauréats du prix Ratzinger 2019. Il leur sera remis par le Pape François le 9 novembre prochain.
 

Le père jésuite Paul Béré, originaire du Burkina Faso, sera le premier Africain à recevoir cette récompense. Ce prêtre très érudit, qui maîtrise plus de 10 langues, notamment le grec et l’araméen, est un spécialiste reconnu de l’Ancien Testament. Il enseigne actuellement au sein de l’Institut biblique pontifical, et il est consulteur auprès des Conseils pontificaux pour la Culture et pour la Promotion de l’Unité des chrétiens.

Interrogé par Alessandro di Bussolo, le père Béré a réagi avec joie à l’annonce de ce prix :

L’autre lauréat est le philosophe canadien Charles Taylor, professeur émérite de l’Université McGill, à Montréal. Ce penseur, dont l’aura est comparable à celle de Paul Ricoeur, aura 88 ans en novembre. Sa pensée n’est pas directement liée au monde de la théologie, mais sa foi catholique a infusé dans ses réflexions sur le rapport entre les religions et la modernité, la sécularisation ou encore le cosmopolitisme.

Le prix Ratzinger a été institué en 2011. Il vise à encourager la recherche théologique, dans la lignée de l’enseignement de l’actuel Pape émérite Benoît XVI, mais aussi, plus largement, toute la recherche académique inspirée par l’Évangile. Parmi la vingtaine de personnalités récompensées ces dernières années figurent notamment l’historien Rémi Brague ou la bibliste Anne-Marie Pelletier.

30 septembre 2019, 18:23

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Quand la pudeur disparaît...

Cet article est reposté depuis Le blog de rosemar.

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1791 : discours de Bailly,1er maire de Paris, pour la clôture de l’Assemblée Constituante

30 septembre 1791 : discours de Bailly, premier maire de Paris, pour la clôture de l’Assemblée Constituante

 

Ce discours fut prononcé pour la clôture de l’Assemblée Constituante, laquelle devait laisser place le lendemain à l’Assemblée législative :

 

« La ville de Paris vient, pour la dernière fois, offrir ses hommages aux premiers représentants d’une nation puissante et libre. Vous avez été armés du plus grand pouvoir dont les hommes puissent être revêtus. Vous avez fait les destinées de tous les Français ; mais aujourd’hui ce pouvoir expire ; encore un jour, et vous ne serez plus. On vous regrettera sans intérêt ; ou vous louera sans flatterie ; et ce n’est pas nous, ni nos neveux, ce sont les faits qui vous loueront.

« Que de jours mémorables vous laissez au souvenir des hommes ! Quels jours que ceux où vous avez constitué la première représentation du peuple français ; où vous avez voté d’avance la constitution qui était encore et dans l’avenir et dans votre génie ; où votre autorité naissante, mais déjà forte, comme celle d’un grand peuple, a maintenu vos premiers décrets ; ceux où la ville de Paris a appuyé votre sagesse de son courage, où un roi chéri a été rendu à une nation sensible, et ce jour à jamais célèbre où vous dépouillant de vos titres et de vos biens, vous avez essayé sur vous-mêmes les sacrifices que l’intérêt public imposait à tous les Français.

 

Jean-Sylvain Bailly

Jean-Sylvain Bailly

« C’est à travers les alternatives et des inquiétudes et de la joie, et des triomphes et des orages, que votre sagesse a dicté ses décrets, qu’elle a établi les droits du peuple, marqué les formes d’une représentation libre, proclamé la monarchie déjà consacrée par les siècles, et de nouveau sanctionnée par le vœu général ; et que cette sagesse, en renonçant solennellement aux conquêtes, nous a fait des amis de tous les peuples.

« Mais le plus beau de tous les moments, le plus cher à nos cœurs, est celui où une voix s’est fait entendre et a dit : La constitution est achevée ; où une autre voix a ajouté : Elle est acceptée par le roi. Alors cette union du prince et de la nation a posé autour de nous les bases de la paix, du bonheur et de la prospérité publique.

« Législateurs de la France, nous vous annonçons les bénédictions de la postérité qui commence aujourd’hui. En entrant dans la foule des citoyens, en disparaissant de devant nos yeux, vous allez dans l’opinion des hommes vous joindre et vous mêler aux législateurs des nations, qui en ont fait le bonheur, et qui ont mérité la vénération des siècles. Nos regrets vous suivront, comme notre admiration et nos respects. Vous avez honoré cette ville de votre présence ; c’est dans son sein qu’ont été créées les destinées de l’empire. Quand nous parlerons de votre gloire, nous dirons : Elle a été acquise ici. Quand nous parlerons du bien que vous avez fait, nous dirons : Ils ont été nos amis. Et vous aussi, Messieurs, vous vous souviendrez de la ville de Paris ; vous direz que, la première, elle a adhéré à vos décrets, et que, malgré les troubles dont-elle a été agitée, toujours l’appui de la constitution et du trône, elle sera toujours fidèle à la nation, à la loi et au roi. »

 

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Prise de Strasbourg par Louis XIV en 1681

30 septembre 1681 : prise de Strasbourg par Louis XIV

Publié / Mis à jour le MERCREDI 26 SEPTEMBRE 2012, par LA RÉDACTION

             

Les traités de Westphalie conclus en 1648 à l’issue de la guerre de Trente Ans et, scellant la défaite du Saint-Empire romain germanique, avaient permis le rattachement d’une partie de l’Alsace à la France. Mais quelques territoires n’étaient pas compris dans ces traités : ainsi de la ville de Strasbourg, qui demeurait ville libre impériale.

 Capitulation de Strasbourg

Capitulation de Strasbourg le 30 septembre 1681

La paix de Nimègue conclue en 1679 et mettant un terme au conflit qui s’était déroulé de 1672 à 1678 opposant la France (et ses alliés dont l’Angleterre, la Bavière et la Suède) à une alliance constituée notamment des Provinces-Unies, du Saint-Empire et de l’Espagne, avait décidé ces trois dernières puissances à licencier leurs troupes extraordinaires, levées pour soutenir la guerre. Le roi de France, Louis XIV, en revanche, garda toutes les siennes ; il fit de la paix même un temps de conquêtes.

 

Certain du respect mêlé de crainte qu’il inspirait aux autres puissances, il établit en 1680, à Metz et à Brisach, des cours souveraines chargées de rechercher et décider quelles étaient les terres et les domaines qui, en qualité d’appartenances, dépendances et annexes de l’Alsace ou des Trois-Évêchés, devaient, conformément au traité de Nimègue, être réunies à la couronne de France. Une chambre du parlement de Besançon fut chargée de cette recherche pour la Franche-Comté.

Par suite de négligence ou d’usurpation, plusieurs de ces terres, depuis fort longtemps, avaient passé à d’autres maîtres. Divers princes de l’Empire, l’électeur palatin, le roi d’Espagne même, qui possédait quelques bailliages dans ces pays, le roi de Suède, comme duc de Deux-Ponts, furent cités devant ces tribunaux, pour rendre hommage au roi de France ou pour subir la confiscation de leurs biens. Des conférences eurent lieu à Courtrai, en 1681, pour examiner les réclamations auxquelles cette prétention donna lieu ; mais ces conférences n’empêchèrent point les juges nommés par Louis XIV de rendre des arrêts, que les troupes exécutèrent aussitôt.

Ainsi, l’électeur palatin et l’électeur de Trêves furent dépouillés des seigneuries de Falkenbourg, de Germersheim, de Veldentz, etc. Ils portèrent en vain leurs plaintes à la diète du Saint Empire, assemblée alors à Ratisbonne, qui se borna à faire des protestations.

Louis XIV ne se contenta pas d’avoir la préfecture des dix villes libres de l’Alsace au même titre que l’avaient eue les empereurs : il y voulait commander comme un roi. Déjà dans aucune de ces villes on n’osait plus parler de liberté. Strasbourg, ville impériale, grande, riche et maîtresse du Rhin par son pont sur ce fleuve, fameuse par son arsenal, qui renfermait neuf cents pièces d’artillerie, formait seule encore une puissante république. Louvois avait depuis longtemps le dessein de la donner à son maître.

 Réception de Louis XIV par le magistrat de Strasbourg en 1681

Réception de Louis XIV par le magistrat de Strasbourg en 1681

L’or, l’intrigue et la terreur, qui lui avaient ouvert les portes de tant de villes, préparèrent son entrée dans Strasbourg. Les magistrats se laissèrent gagner. Les habitants furent consternés de voir tout à coup 20 000 Français autour des remparts de la ville ; les forts qui la défendaient près du Rhin, insultés et pris en un moment ; Louvois aux portes, et les bourgmestres parlant de se rendre. Les pleurs et le désespoir des citoyens, amoureux de la liberté, n’empêchèrent point que le même jour (30 septembre 1681) la capitulation ne fût signée, et que Louvois ne prît possession de la ville au nom de Louis XIV, qui y fit son entrée solennelle le 4 octobre. Strasbourg, par les fortifications dont Vauban l’entoura, et par le courage de ses habitants, dévoués à la commune pairie, devint une des plus fortes barrières de la France.

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Toi qui es bon et qui pardonnes, écoute nous, exauce nous

 

OFFICE DES COMPLIES
INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : EN TOI SEIGNEUR, NOS VIES REPOSENT

CFC — CNPL

En toi Seigneur, nos vies reposent
Et prennent force dans la nuit ;
Tu nous prépares à ton aurore
Et tu nous gardes dans l'Esprit.

Déjà levé sur d'autres terres,
Le jour éveille les cités ;
Ami des hommes, vois leur peine
Et donne-leur la joie d'aimer.

Vainqueur du mal et des ténèbres,
Ô Fils de Dieu ressuscité,
Délivre-nous de l'adversaire
Et conduis-nous vers ta clarté !
ANTIENNE
Toi qui es bon et qui pardonnes, écoute ma prière !
PSAUME : 85

1 Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
2 Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.

3 Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j’appelle chaque jour.
4 Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j’élève mon âme !

5 Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
6 écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.

7 Je t’appelle au jour de ma détresse,
et toi, Seigneur, tu me réponds.
8 Aucun parmi les dieux n’est comme toi,
et rien n’égale tes œuvres.

9 Toutes les nations, que tu as faites,
   viendront se prosterner devant toi *
et rendre gloire à ton nom, Seigneur,
10 car tu es grand et tu fais des merveilles,
toi, Dieu, le seul.

11 Montre-moi ton chemin, Seigneur, +
que je marche suivant ta vérité ;
unifie mon cœur pour qu’il craigne ton nom.

12 Je te rends grâce de tout mon cœur,
Seigneur mon Dieu,
toujours je rendrai gloire à ton nom ;
13 il est grand, ton amour pour moi :
tu m’as tiré de l’abîme des morts.

14 Mon Dieu, des orgueilleux se lèvent contre moi, +
des puissants se sont ligués pour me perdre :
ils n’ont pas souci de toi.

15 Toi, Seigneur,
   Dieu de tendresse et de pitié, *
lent à la colère,
   plein d’amour et de vérité !

16 Regarde vers moi,
prends pitié de moi.
Donne à ton serviteur ta force,
et sauve le fils de ta servante.

17 Accomplis un signe en ma faveur ; +
alors mes ennemis, humiliés, *
verront que toi, Seigneur,
   tu m’aides et me consoles.

PAROLE DE DIEU : 1 TH 5, 9B-10
Dieu nous a destinés à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ, mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons encore éveillés ou déjà endormis dans la mort.
RÉPONS

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.
V/ C’est toi qui nous rachètes, Seigneur,
Dieu de vérité. R/
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE DE SYMÉON
Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons ; nous veillerons avec le Christ et nous reposerons en paix.
CANTIQUE DE SYMÉON (LC 2)

29 Maintenant, ô Maître souverain, +
tu peux laisser ton serviteur s'en aller
en paix, selon ta parole.

30 Car mes yeux ont vu le salut
31 que tu préparais à la face des peuples :

32 lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.

ORAISON
Seigneur, tandis que nous dormirons en paix, fais germer et grandir jusqu’à la moisson la semence du Royaume des cieux que nous avons jetée en terre par le travail de cette journée. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
BÉNÉDICTION
Que le Seigneur fasse resplendir sur nous son visage et nous accorde sa grâce. Amen.
HYMNE : SALUT, REINE DES CIEUX ! SALUT, REINE DES ANGES !
Salut, Reine des cieux ! Salut, Reine des anges !
Salut, Tige féconde ! Salut, Porte du ciel !
Par toi, la lumière s'est levée sur le monde.

Réjouis-toi, Vierge glorieuse,
belle entre toutes les femmes !
Salut, splendeur radieuse :
implore le Christ pour nous.
Au Réveil du 1er Octobre  5 h du matin
OFFICE DES LECTURES 
INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : THÉRÈSE DE L'ENFANT JÉSUS

J.F Frié — CNPL

Thérèse de l'Enfant Jésus,
le plus
petit peut suivre ta voie
ouverte
vers le Seigneur de toute joie
qui a reçu ta vie offerte.

R/Chaque geste pour Lui,
chaque instant avec Lui
et brûler les ombres de la terre,
au feu de la prière,
dans l'Esprit !

Au Père, le grand abandon,
le don
du bien caché, tu l'as fait
d'avance,
et Lui qui voit dans le secret
a dépassé ton espérance.

Tu as demandé d'être un jour
l'Amour
au cœur de l'Église, à part
entière,
et l'Époux chaste, sans retard,
t'a consumée à Sa lumière.

Amen, amen, rappelle-nous
que tout,
jusqu'à l'extrême douleur,
est grâce
par le Seigneur, Fils du Seigneur,
Thérèse de la Sainte Face.
ANTIENNE

Remets ta vie au Seigneur, il la conduira.

PSAUME : 36 - I

1 Ne t'indigne pas à la vue des méchants,
n'envie pas les gens malhonnêtes ;
2 aussi vite que l'herbe, ils se fanent ;
comme la verdure, ils se flétrissent.

3 Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
4 mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

5 Dirige ton chemin vers le Seigneur,
fais-lui confiance, et lui, il agira.
6 Il fera lever comme le jour ta justice,
et ton droit comme le plein midi.

7 Repose-toi sur le Seigneur
et compte sur lui.
Ne t'indigne pas devant celui qui réussit,
devant l'homme qui use d'intrigues.

8 Laisse ta colère, calme ta fièvre,
ne t'indigne pas : il n'en viendrait que du mal ;
9 les méchants seront déracinés,
mais qui espère le Seigneur possédera la terre.

10 Encore un peu de temps : plus d'impie ;
tu pénètres chez lui : il n'y est plus.
11 Les doux posséderont la terre
et jouiront d'une abondante paix.

ANTIENNE

Évite le mal, agis bien : le Seigneur soutient les justes.

PSAUME : 36 - II

12 L'impie peut intriguer contre le juste
et grincer des dents contre lui,
13 le Seigneur se moque du méchant
car il voit son jour qui arrive.

14 L'impie a tiré son épée, il a tendu son arc
pour abattre le pauvre et le faible,
   pour tuer l'homme droit.
15 Mais l'épée lui entrera dans le cœur,
et son arc se brisera.

16 Pour le juste, avoir peu de biens
vaut mieux que la fortune des impies.
17 Car le bras de l'impie sera brisé,
mais le Seigneur soutient les justes.

18 Il connaît les jours de l'homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
19 Pas de honte pour lui aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il sera rassasié.

20 Mais oui, les impies disparaîtront
comme la parure des prés ;
c'en est fini des ennemis du Seigneur :
ils s'en vont en fumée.

21 L'impie emprunte et ne rend pas ;
le juste a pitié : il donne.
22 Ceux qu'il bénit posséderont la terre,
ceux qu'il maudit seront déracinés.

23 Quand le Seigneur conduit les pas de l'homme,
ils sont fermes et sa marche lui plaît.
24 S'il trébuche, il ne tombe pas
car le Seigneur le soutient de sa main.

25 Jamais, de ma jeunesse à mes vieux jours,
je n'ai vu le juste abandonné
   ni ses enfants mendier leur pain.
26 Chaque jour il a pitié, il prête ;
ses descendants seront bénis.

27 Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours,
28 car le Seigneur aime le bon droit,
il n'abandonne pas ses amis.

Ceux-là seront préservés à jamais,
les descendants de l'impie seront déracinés.
29 Les justes posséderont la terre
et toujours l'habiteront.

ANTIENNE

Espère en Dieu et garde sa route.

PSAUME : 36 - III

30 Les lèvres du juste redisent la sagesse
et sa bouche énonce le droit.
31 La loi de son Dieu est dans son cœur ;
il va, sans craindre les faux pas.

32 Les impies guettent le juste,
ils cherchent à le faire mourir.
33 Mais le Seigneur ne saurait l'abandonner
ni le laisser condamner par ses juges.

34 Espère le Seigneur,
et garde son chemin :
il t'élèvera jusqu'à posséder la terre ;
tu verras les impies déracinés.

35 J'ai vu l'impie dans sa puissance
se déployer comme un cèdre vigoureux.
36 Il a passé, voici qu'il n'est plus ;
je l'ai cherché, il est introuvable.

37 Considère l'homme droit, vois l'homme intègre :
un avenir est promis aux pacifiques.
38 Les pécheurs seront tous déracinés,
et l'avenir des impies, anéanti.

39 Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
40 Le Seigneur les aide et les délivre,
il les délivre de l'impie, il les sauve,
   car ils cherchent en lui leur refuge.

VERSET

V/ Apprends-moi à bien saisir, à bien juger.
Je me fie à tes volontés.

LECTURE : MENER UNE VIE DIGNE DE L'ÉVANGILE (PH 1, 27-30; 2, 1-11)

Frères : 1.27 Quant à vous, ayez un comportement digne de l’Évangile du Christ. Ainsi, soit que je vienne vous voir, soit que je reste absent, j’entendrai dire de vous que vous tenez bon dans un seul esprit, que vous luttez ensemble, d’une seule âme, pour la foi en l’Évangile,
1.28 et que vous ne vous laissez pas intimider par les adversaires : ce sera pour eux la preuve de leur perte et pour vous celle du salut. Et tout cela vient de Dieu
1.29 qui, pour le Christ, vous a fait la grâce non seulement de croire en lui mais aussi de souffrir pour lui.
1.30 Ce combat que vous soutenez, vous m’avez vu le mener moi aussi, et vous entendez maintenant que je le mène encore.
2.01 S’il est vrai que, dans le Christ, on se réconforte les uns les autres, si l’on s’encourage avec amour, si l’on est en communion dans l’Esprit, si l’on a de la tendresse et de la compassion,
2.02 alors, pour que ma joie soit complète, ayez les mêmes dispositions, le même amour, les mêmes sentiments ; recherchez l’unité.
2.03 Ne soyez jamais intrigants ni vaniteux, mais ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes.
2.04 Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts ; pensez aussi à ceux des autres.
2.05 Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus,
2.06 ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
2.07 Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect,
2.08 il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
2.09 C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
2.10 afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,
2.11 et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

RÉPONS

R/ Librement, le Christ a choisi la croix.

Lui, de condition divine,
s'est fait obéissant jusqu'à la mort.

Pour que nous vivions de sa justice,
il a porté nos péchés dans son corps.

LETTRE DE STE THÉRÈSE À SŒUR MARIE DU SACRÉ-COEUR (8 SEPTEMBRE 1896)

À l'oraison, mes désirs me faisant souffrir un véritable martyre, j'ouvris les épîtres de S. Paul afin de chercher quelque réponse. Les chapitres XII et XIII de la première épître aux Corinthiens me tombèrent sous les yeux... J'y lus, dans le premier, que tous ne peuvent être apôtres, prophètes, docteurs… que l'Église est composée de différents membres et que l'œil ne saurait être en même temps la main... La réponse était claire mais ne comblait pas mes désirs, elle ne me donnait pas la paix...

Sans me décourager je continuai ma lecture et cette phrase me soulagea : « Recherchez avec ardeur les dons les plus parfaits, mais je vais encore vous montrer une voie plus excellente ». Et l'Apôtre explique comment tous les dons les plus parfaits ne sont rien sans l'Amour... Que la Charité est la voie excellente qui conduit sûrement à Dieu. Enfin j'avais trouvé le repos...

Considérant le corps mystique de l'Église, je ne m'étais reconnue dans aucun des membres décrits par S. Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous... La charité me donna la clé de ma vocation. Je compris que si l'Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas ; je compris que l'Église avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d'amour. Je compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Église, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l'amour renfermait toutes les vocations, que l'amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux... ; en un mot, qu'il est éternel !...

Alors, dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée : Ô Jésus, mon Amour... ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'amour !...

Oui, j'ai trouvé ma place dans l'Église et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Cœur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi, je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé !!!...

RÉPONS

R/ Voyez quel grand amour nous est donné !

Enfants de Dieu, nous le sommes,
discernés par avance dans le Fils unique.

Au prix du sang qu'il a versé,
Jésus nous conduit vers le Père.

Nos yeux sont fixés sur la cité de fête
où nous verrons le visage de Dieu.

Au-delà de toute souffrance,
une joie éternelle nous attend.

ORAISON

Dieu qui ouvres ton Royaume aux petits et aux humbles, donne-nous de marcher avec confiance sur les pas de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, pour obtenir ainsi la révélation de ta gloire.

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Qui frappe à ma porte?Je ne sais ni le jour ni l’heure, Mais je sais que c’est toi, Seigneur.

INTRODUCTION

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

HYMNE : FRAPPE À MA PORTE

P. Griolet — Fleurus

Frappe à ma porte,
Toi qui viens me déranger.
Frappe à ma porte,
Tu viens me ressusciter.

R/ Je ne sais ni le jour ni l’heure,
Mais je sais que c’est toi, Seigneur.

Frappe à ma porte
Tout le vent de ton Esprit.
Frappe à ma porte
Le cri de tous mes frères.

Frappe à ma porte
Le cri de tes affamés.
Frappe à ma porte
La chaîne du prisonnier.

Frappe à ma porte,
Toi, la misère du monde.
Frappe à ma porte
Le Dieu de toute ma joie.
ANTIENNE

Tu es le plus beau des enfants de l’homme : Dieu te bénit pour toujours.

PSAUME : 44 - I

2 D'heureuses paroles jaillissent de mon cœur
quand je dis mes poèmes pour le roi
d'une langue aussi vive que la plume du scribe !

3 Tu es beau, comme aucun des enfants de l'homme,
la grâce est répandue sur tes lèvres :
oui, Dieu te bénit pour toujours.

4 Guerrier valeureux, porte l'épée de noblesse et d'honneur !
5 Ton honneur, c'est de courir au combat
pour la justice, la clémence et la vérité.

6 Ta main jettera la stupeur, les flèches qui déchirent ;
sous tes coups, les peuples s'abattront,
les ennemis du roi, frappés en plein cœur.

7 Ton trône est divin, un trône éternel ;
ton sceptre royal est sceptre de droiture :
8 tu aimes la justice, tu réprouves le mal.

Oui, Dieu, ton Dieu t'a consacré
d'une onction de joie, comme aucun de tes semblables ;
9 la myrrhe et l'aloès parfument ton vêtement.

Des palais d'ivoire, la musique t'enchante.
10 Parmi tes bien-aimées sont des filles de roi ;
à ta droite, la préférée, sous les ors d'Ophir.

ANTIENNE

Voici l’Époux qui vient ! Allez à la rencontre du Christ !

PSAUME : 44 - II

11 Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
12 le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
13 Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple,
chargés de présents, quêteront ton sourire.

14 Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d'étoffes d'or ;
15 on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
16 on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.
 
17 À la place de tes pères se lèveront tes fils ;
sur toute la terre tu feras d'eux des princes.

18 Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges :
que les peuples te rendent grâce,
toujours, à jamais !

PSAUME : CANTIQUE (EP 1).

3 Qu'il soit béni, le Dieu et Père
de notre Seigneur, Jésus, le Christ !

Il nous a bénis et comblés
   des bénédictions de l'Esprit, *
au ciel, dans le Christ.

R/ À la louange de sa gloire.

4 Il nous a choisis, dans le Christ,
   avant que le monde fût créé, *
pour être saints et sans péchés devant sa face
   grâce à son amour. R/

5 Il nous a prédestinés
   à être, pour lui, des fils adoptifs *
par Jésus, le Christ.

Ainsi l'a voulu sa bonté,
6  à la louange de gloire de sa grâce, *
la grâce qu'il nous a faite
   dans le Fils bien-aimé. R/

7 En lui, par son sang, *
nous avons le rachat,
   le pardon des péchés.

8 C'est la richesse de sa grâce
   dont il déborde jusqu'à nous *
en toute intelligence et sagesse. R/

9 Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, *
selon que sa bonté l'avait prévu dans le Christ :

10 pour mener les temps à leur plénitude, +
récapituler toutes choses dans le Christ, *
celles du ciel et celles de la terre. R/

PAROLE DE DIEU : 1 TH 2, 13
Voici pourquoi nous ne cessons de rendre grâce à Dieu. Quand vous avez reçu de notre bouche la parole de Dieu, vous l’avez accueillie pour ce qu’elle est réellement : non pas une parole d’hommes, mais la parole de Dieu qui est à l’œuvre en vous, les croyants.
RÉPONS

R/ Au commencement était la Parole :

 

* la Parole est venue dans le monde.

 

V/ Lumière qui éclaire tout homme, *

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

ANTIENNE

Que les peuples te chantent, Seigneur, à jamais.

CANTIQUE DE MARIE (LC 1)

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

INTERCESSION

Supplions le Christ, qui appelle tous les hommes à la joie du salut :


R/

Sauveur du monde, attire à toi les hommes


Seigneur, ta puissance est bonté ; 
— nous sommes faibles : viens à notre secours.

Regarde ton Église dispersée dans le monde : 
— qu’elle porte l’Évangile jusqu’aux terres lointaines.

Tu n’es pas loin de chacun de nous ; 
— laisse-toi toucher par ceux qui t’approchent dans l’obscurité.

Tu as guéri l’aveugle de naissance ; 
— prends pitié de nos infirmités.

Accueille nos frères défunts dans la Cité sainte 
— où Dieu sera tout en tous.

NOTRE PÈRE

 

ORAISON

Dieu qui as donné à saint Jérôme de goûter la sainte Écriture et d'en vivre intensément, fais que ton peuple soit davantage nourri de ta Parole et trouve en elle une source de vie.

 

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Jésus et les enfants : L'enfance spirituelle

Jésus et les enfants : L'enfance spirituelle

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc, 9, 46-50

 

En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.
Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui
et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. »
Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. »
Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »

Méditation de l’évangile du lundi 30 septembre

Il est vrai que depuis ce jour où Jésus s’est fâché parce que les apôtres empêchaient les enfants de venir jusqu’à Lui, une grande Espérance nous a été révélée au sujet de la vie spirituelle. Dieu, ce jour-là, a cessé d’être un Dieu de crainte pour devenir Le Père.


“Des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux; mais les disciples les écartèrent vivement”.

Les apôtres agacés par tous ces parents qui viennent offrir leurs enfants afin que le Prophète les bénissent, vont fournir l’occasion à Jésus de nous dire cette chose extraordinaire :

« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »

Le terme employé par Marc est celui de l’offrande. Jésus se fâche contre ses apôtres qui veulent maintenir les enfants loin de lui. Le texte de Matthieu, lui, semble indiquer presqu’une routine dans l’attitude de Jésus à l’égard des enfants et de la confiance de leurs parents

Ensuite, on présenta des enfants à Jésus pour qu’il leur impose les mains en priant

Comme si c’était ainsi son habitude de témoigner ainsi aux enfants ces gestes d’affection, de tendresse et de confiance, devant lesquels recule d’ordinaire le respect humain d’un homme. Il rend ainsi à l’enfant toute sa grandeur.

Le monde chrétien considère l’enfant avec des yeux tout autres que le monde païen. Depuis ce jour où Jésus a refusé de les laisser bousculer par les apôtres, ils sont devenus pour nous le modèle de la confiance envers le Père.

Car Il est vrai que depuis ce jour où Jésus s’est fâché parce que les apôtres empêchaient les enfants de venir jusqu’à Lui, une grande Espérance nous a été révélée au sujet de la vie spirituelle. Dieu, ce jour-là, a cessé d’être un Dieu de crainte pour devenir Le Père.

Nulle, mieux que Thérèse de Lisieux, n’a compris ce message, nulle n’a mieux su nous le transmettre. Simplifions notre vie spirituelle en suivant le conseil de Jésus.

Jésus dit à ces apôtres : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. »

Si Thérèse de Lisieux, en début de ce siècle, a conquis tant de coeur, c’est que les chrétiens avaient oublié le Dieu de l’Evangile pour se fabriquer une idole au coeur de pierre. Le message de Thérèse fut comme l’eau vive d’un torrent qui rafraîchit la chrétienté toute entière. Dieu redevenait le Père et les chrétiens des enfants. (En quinze jours, les 2000 cahiers de la première édition de ” L’Histoire d’une âme ” se dispersèrent comme graine au vent)

Pour Jésus, les chemins de la liberté passent par l’enfance spirituelle, ce qui demande le choix de la simplicité et de laisser au vestiaire notre tenue d’emprunt.

Car nous ne sommes pas des “grands” devant Dieu, mais des enfants.


Père Gabriel

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Bonne fête aux Jérôme et aux très saintes âmes du 30 septembre

Lundi 30 septembre 2019

Bonne Fête aux :  Jérôme
Dictons
Saint-Jérôme venu, sors ta charrue
A la Saint Jérôme, hoche tes pommes
A la Saint-Jérôme, garçon, il faut prendre de ta charrue des manchons.

 

Saint Jérôme

Père et Docteur de l'Église (✝ 420)
Patron :
Traducteurs

Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment? A la recherche de sa vocation, il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie: un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Écritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action. Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs: un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui. A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses 'dames' le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère. Biblia Sacra - VulgateIl a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin 'la Vulgate' sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. On le plaint d'avoir été irascible et vindicatif. On l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu.
A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007 l'évocation de saint Jérôme (né vers 347), qui "mit la Bible au coeur de son existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement".
Mémoire de saint Jérôme, prêtre et docteur de l'Église. Né en Dalmatie, il étudia à Rome et y fut baptisé; nourri de toute la culture antique, mais attiré par la vie contemplative, il fit dans le désert de Syrie l'apprentissage de la vie monastique et fut ordonné prêtre. Revenu à Rome, il fut secrétaire du pape saint Damase; de là il se retira à Bethléem pour y mener la vie monastique et se montra un savant remarquable pour traduire en latin et commenter les saintes Écritures. Il prit sa part, d'une manière admirable, de bien des besoins de l'Église et, parvenu à un âge avancé, mourut en paix en 420.

Martyrologe romain

Priez-vous ? vous parlez au Seigneur. Lisez-vous l'Ecriture sainte ? C'est Lui qui vous parle. - Ignorer les Ecritures, c'est ignorer le Christ. - On ne naît pas chrétien. On le devient. - Ce qui a de la valeur, c'est d'être chrétien et non de le paraître.

Paroles de saint Jérôme

 
 

Saint François de Borgia
Prêtre de la Compagnie de Jesus
(1510-1572)

Il est fêté le 30 septembre au martyrologe romain, le 3 octobre chez les Jésuites et le 10 octobre dans l'ancien calendrier.

F

rançois de Borgia (en espagnol : Francisco de Borja y Trastámara), duc de Gandie, grand d'Espagne, naît à Gandie, dans le royaume de Valence (Espagne), le 28 octobre 1510. Il était le fils de Juan Borgia, le 3e duc de Gandie, et de Jeanne d'Aragon, fille d'Alphonse d'Aragon (1470-1520) ; François était aussi arrière-petit-fils du pape Alexandre VI.

À peine eu put-il articuler quelques mots, que sa pieuse mère lui apprit à prononcer les noms sacrés de Jésus et de Marie. Âgé de cinq ans, il retenait avec une merveilleuse mémoire les sermons, le ton, les gestes des prédicateurs, et les répétait dans sa famille avec une onction touchante. Bien que sa jeunesse se passât dans le monde, à la cour de Charles-Quint, et dans le métier des armes, sa vie fut très pure et toute chrétienne ; il tenait même peu aux honneurs auxquels l'avaient appelé son grand nom et ses mérites.

À vingt-huit ans, la vue du cadavre défiguré de l'impératrice Isabelle le frappa tellement, qu'il se dit à lui-même : « François, voilà ce que tu seras bientôt... À quoi te serviront les grandeurs de la terre ?... » Toutefois, cédant aux instances de l'empereur, qui le fit son premier conseiller, il ne quitta le monde qu'à la mort de son épouse, Éléonore de Castro. Il avait trente-six ans ; encore dut-il passer quatre ans dans le siècle, afin de pourvoir aux besoins de ses huit enfants.

François de Borgia fut digne de son maître saint Ignace ; tout son éloge est dans ce mot. L'humilité fut la vertu dominante de ce prince revêtu de la livrée des pauvres du Christ. À plusieurs reprises, le pape voulut le nommer cardinal ; une première fois il se déroba par la fuite ; une autre fois, saint Ignace conjura le danger.

Plus l'humble religieux s'abaissait, plus les honneurs le cherchaient. Celui qui signait toutes ses lettres de ces mots : François, pécheur ; celui qui ne lisait qu'à genoux les lettres de ses supérieurs, devint le troisième général de la Compagnie de Jésus.

François de Borgia meurt à Rome, à l’âge de 62 ans, le 30 septembre 1572 et sera canonisé en 1671 par le pape Clément X (Emilio Altieri, 1670-1676).

Bienheureuse Félicia Meda

clarisse (✝ 1446)

Elle naquit à Milan. Encouragée par l'exemple d'un de ses frères et de l'une de ses soeurs, elle se consacre au Seigneur, clarisse dans le monastère de Sainte-Ursule à Milan, dont elle viendra l'abbesse en 1425. En 1439, sur les conseils de saint Bernardin de Sienne, elle devient abbesse des Clarisses du Corpus Domini de Pesaro, dans les Marches. Elle y vécut une vie religieuse austère, dans le jeûne et la prière. Atteinte d'une grave maladie, elle meurt quatre ans plus tard, dans la sérénité de la foi et de l'espérance. Son culte fut approuvé en 1812.
À Pesaro dans les Marches, en 1446, la bienheureuse Félicia Meda, abbesse de l'Ordre des Clarisses.

Martyrologe romain

Saint Honorius

Cinquième archevêque de Cantorbéry (✝ 653)

Disciple de saint Augustin de Cantorbéry, missionnaire des Anglo-saxons, il était romain de naissance. Saint Grégoire le Grand l'associa au groupe de saint Augustin à qui il succéda dans la charge épiscopale.
À Cantorbéry, en 653, saint Honorius, évêque. Moine à Rome, il fut envoyé par le pape saint Grégoire le Grand comme compagnon de saint Augustin pour l'évangélisation de l'Angleterre et fut son troisième successeur sur le premier siège épiscopal du pays.

Martyrologe romain

Saints Léopard, Ours et Victor

Martyrs (IVe siècle)

qui reçurent le même jour la couronne du martyre, le premier, officier de la maison de Julien l'Apostat, à Rome et les seconds à Soleure, en Suisse.
Un internaute nous signale:
"Les saints patrons de Soleure sont Ours et Victor. C'étaient des soldats, compagnons de Saint Maurice et de la Légion thébéenne, qui ont échappés au massacre d'Agaune et qui sont morts martyrisés pour la foi à Soleure/Solothurn en Suisse. La cathédrale leur est dédiée et ils sont les patrons du diocèse de Bâle."
À Soleure en Suisse, les saints Ours et Victor, martyrs qui furent membres, dit-on, de la légion thébéenne.

Martyrologe romain

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