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lettre

« Beaucoup viendront sous mon nom. Ne marchez pas derrière eux ! »

Livre de Daniel 3,57.58.59.60.61.


Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, les cieux, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les eaux par-dessus le ciel, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et toutes les puissances du Seigneur, bénissez le Seigneur.
À lui, haute gloire, louange éternelle !


Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 21,5-11.


En ce temps-là, comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara :
« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

 

Lettre 120 aux frères N. de Guida, J. de Zerri, N-J de Vannucio, n° 74 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 753-755)
« Beaucoup viendront sous mon nom.

Ne marchez pas derrière eux ! »


Dieu le Père, poussé par le feu de sa charité, a envoyé le Verbe, son Fils unique, qui est venu comme un char de feu, répandant les flammes de l'amour ineffable et la miséricorde éternelle du Père, nous enseignant la doctrine de la Vérité, et nous montrant la voie de l'amour que nous devions suivre. Il a dit : « Je suis la voie, la vérité, la vie ; celui qui va par moi ne va pas par les ténèbres, mais arrive à la lumière » (cf. Jn 14,6 ; 8,12). Et il en est ainsi, car celui qui suit cette voie en vérité, reçoit la vie de la grâce et marche à la lumière de la sainte Foi ; et avec cette lumière il arrive à l'éternelle vision de Dieu. (…)

            Il y en a beaucoup qui veulent s'éloigner et ne pas le suivre ; ils veulent marcher sans guide, et non derrière lui, prenant une voie nouvelle, et voulant servir Dieu et acquérir la vertu sans fatigue ; mais ils se trompent, car il est la voie. Ceux-là ne sont pas forts et persévérants ; ils faiblissent, et au moment du combat, ils jettent à terre leurs armes, les armes d'une humble et continuelle prière, d'une ardente charité, le glaive de la volonté, avec lequel on se défend, et qui a deux tranchants, la haine du vice et l'amour de la vertu ; (…) ils n'obtiennent pas la gloire, mais la honte et la confusion, parce qu'ils ne suivent pas la doctrine du Verbe, mais ils s'en éloignent, en voulant aller par une autre voie que la sienne.

            Il faut donc lui être fidèle et l'aimer en vérité, non par crainte de la peine dont est puni celui qui n'aime pas, ni pour l'utilité et le plaisir que trouve l'âme dans l'amour, mais seulement parce que le souverain Bien est digne d'être aimé. (…) Telle est la voie qu'il nous a enseignée en nous donnant la doctrine de l'humilité, de l'obéissance, de la patience, de la force, de la persévérance.

 

Méditation du père Gabriel

 

Jésus se donne ici comme l'unique Sauveur. Il est la pierre angulaire sur laquelle il faut construire notre vie. Il y a ici beaucoup plus que le Temple et que les magnifiques pierres de ses fondations.

La splendeur du temple

On voit dans l'Évangile Jésus discuter amicalement avec ses apôtres :

"Comme Il sortit du Temple, un de ses disciples lui dit : Maître, vois quelles pierres et quelles constructions !

Et Jésus lui dit : Tu vois ces grandes constructions ?...Il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée"

Devant la splendeur du Temple, Jésus met en garde ses apôtres : l'essentiel ne réside pas là. C'est déjà ce qu'Il affirmait à la Samaritaine :

"Femme, lui dit Jésus, crois-moi : l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père...Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut doit venir des juifs. Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité. Aussi bien, ce sont ceux-là que le Père cherche pour adorateurs : Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent doivent adorer en esprit et vérité"

Il ne voit pas l'avenir du monde, dans la perspective d'un Israël terrestre, mais d'un Israël spirituel.

"Et ils l'interrogèrent, disant : Maître, quand donc sera cela, et quel sera le signe lorsque cela devra arriver ? Or, Il leur dit : prenez garde d'être induits en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom, en disant : c'est moi, et le temps est proche. Ne vous mettez pas à leur suite"

Si nombreux sont ceux qui, au cours des siècles, se donnent comme le Salut. Tant de doctrines philosophiques, religieuses, politiques, tant d'idéologies ! Mille ans de paix ! Nous l'avons entendu proclamer durant la guerre la plus meurtrière de l'histoire...Il nous est difficile de croire à ces prophètes

"Ne vous mettez pas à leur suite"

Jésus se donne ici comme l'unique Sauveur. Il est la pierre angulaire sur laquelle il faut construire notre vie. Il y a ici beaucoup plus que le Temple et que les magnifiques pierres de ses fondations.

Père Gabriel

 

Homélie du père Gilbert Adam

« Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

"Comme certains parlaient du Temple, des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. »

Au lendemain de la fête du Christ Roi, la liturgie nous fait méditer longuement sur l’avenir. Jésus le fait dans le langage traditionnel des apocalypses et dans un cadre qui englobe la terre et le ciel, le soleil, la lune et les étoiles. Certes, Jésus a en vue des événements proches : la ruine du Temple de Jérusalem, il fait aussi allusion aux épreuves et aux persécutions qui frapperont les disciples. Jésus nous dit l’illusion qu’il pourrait y avoir à bâtir le Royaume de Dieu à l’extérieur du mystère de son amour infini ! Nous voulons toujours bâtir quelque chose de beau, selon nos vues, être généreux ! C’est ainsi, que progressivement, nous entrons dans l’illusion que nous pourrions bâtir ainsi le Royaume de Dieu par nous-même. Jésus nous a dit : "Mon Royaume n’est pas de ce monde." Il nous faut nous rappeler qu’une seule chose demeure, l’union de notre cœur au Cœur de Dieu. C’est dans la pauvreté et dans la petitesse, dans une union d’amour que s’établit un lien d’amour les uns avec les autres. Tout ce qui est ainsi tissé tiendra bon, tout le reste s’évanouira.

« Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? » Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, ou encore : “Le moment est tout proche.” Ne marchez pas derrière eux ! 

Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. » Derrière la destruction du Temple se profilent les signes de la fin du monde. L’histoire du monde est entrée dans sa phase définitive avec la venue de Jésus. Derrière le jugement de Jérusalem, nous discernons la venue du Fils de l’Homme. Il faut espérer, il faut veiller, inutile de prévoir. Une transformation fondamentale est à réaliser dans le monde et dans notre vie. C’est le « passage » d’un temple de pierre à un « Temple » tout intérieur qui est notre cœur. L’Esprit Saint est l’Auteur principal de la civilisation de l’Amour qui annonce le Royaume de Dieu. C’est Jésus qui opère notre conversion : « Que nous mangions, que nous buvions, » nous le faisons "dans le Christ Jésus." Nous sommes unis au Christ et à Marie dans une unité toute nouvelle qui nous fait réaliser le Corps du Christ.

« Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies ; des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel.

Jésus annonce la ruine du Temple en donnant une consigne valable en tout temps d’épreuve : Prenez garde de ne pas vous laisser abuser par les faux messies. L’avenir n’appartient qu’à Dieu seul, mais nous avons le temps du jour pour le servir et l’aimer, nous avons l’espace de notre cœur pour accueillir la parole de Jésus. Dans la violence du monde qui ne reçoit pas cet amour, au sommet de la Croix, Jésus s’écriera : « J’ai soif ! » C’est un cri pour la réalisation d’une Humanité nouvelle. Le Royaume de Dieu relève les défis de la violence pour bâtir la civilisation de l’amour. Unis à Jésus dans sa Passion et à l’Esprit Saint, nous voulons bâtir le Corps du Christ en priant sans cesse. Dans la vie des baptisés le règne de Dieu s’élabore dans le nouvel amour qui nous habite. Dans le Corps du Christ, nous tissons des liens d’amour qui permettent au Christ d’étendre son règne de Paix à travers tout l’univers. Jésus bénit le Père d’avoir révélé ce mystère aux pauvres et aux tout-petits.

Réflexion et Prière

Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Maître, quand cela arrivera-t-il ? Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »

Nos grandes constructions seront détruites, rien ne restera, Jésus nous alerte, il y aura des guerres nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre en divers lieux, des famines et des épidémies, des phénomènes effrayants surviendront, et de grands signes venus du ciel. 

Quand nous entendons parler de guerres, de désordres, ne soyons pas terrifiés. Jésus nous rassure, tout en nous affirmant, cela ne veut pas dire que les temps sont arrivés, mais ce sont des temps. Jésus nous affirme : "il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin."

Cependant, il nous prévient également de ne pas suivre les gourous, les chef de fausses dominations, il annonce et donne les consignes  valable pour tout les temps et jusqu'à la fin des temps : "Prenez garde de ne pas vous laisser abuser par les faux messies." L’avenir n’appartient qu’à Dieu seul. Nous possédons le temps pour aimer, glorifier en servant notre Seigneur et Roi. Nous laissant la période nécéssaire pour accueillir sa Parole, la diffuser en la mettant en action. Jésus nous attend passionément, lorsque'il dit du haut de sa croix: "j'ai soif" Ce qui nous appelle, il a tant donné pour nous, que son cri est cette impatience de nous voir vite à ses côtés, pour une humanité nouvelle.

Seigneur permet nous de recevoir, Ta Paix, pour atteindre la joie dans le Christ, et de vivre avec joie et selon ta Parole 

Nous demandons la grâce de trouver une grande joie dans le Christ qui nous fait déjà vivre divinement notre temps  sur terre.

Emounawh

 

23 novembre 2021

 

 

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Soyons comme ceux qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Luc 12,35-38.
 

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe

Lettre 85 à Nicolas d’Osimo, n° 39 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 580-581)
 

« Restez en tenue de service »


Il arrive souvent que l'homme travaille à une chose qui ne réussit pas comme il le désirait ; la tristesse et l'ennui s'emparent alors de son esprit, et il se dit à lui-même : Il vaudrait mieux renoncer à cette entreprise qui m'a pris tant de temps, sans aucun résultat, et chercher la paix et le repos de mon âme.

            L'âme doit alors résister par la faim de l'honneur de Dieu et du salut des âmes ; elle doit réfuter les propos de l'amour-propre, en disant : Je ne veux pas éviter et fuir le travail, parce ce que je ne suis pas digne de la paix et du repos ; je veux rester au poste qui m'a été confié, et rendre courageusement honneur à Dieu, en travaillant pour lui et pour le prochain. Quelquefois le démon, pour nous dégoûter de nos entreprises, nous fait dire, en voyant le trouble de notre esprit : J'offense plus Dieu que je ne le sers ; il vaudrait mieux abandonner cette affaire, non par dégoût, mais pour ne plus commettre de faute. Ô très cher Père, ne vous écoutez pas, n'écoutez pas le démon, lorsqu'il met ces pensées dans votre esprit et dans votre cœur ; mais embrassez les fatigues avec joie, avec un saint et ardent désir, et sans aucune crainte servile.

            Ne craignez pas d'offenser Dieu, parce que l'offense consiste dans une volonté perverse et coupable. Quand la volonté n'est pas selon Dieu, il y a péché ; mais quand l'âme est privée de la consolation qu'elle éprouvait en récitant l'office et les psaumes, quand elle ne peut pas prier dans le temps, le lieu et la paix qu'elle voudrait avoir, elle ne perd pas cependant sa peine, car elle travaille pour Dieu. Elle ne doit pas s'en affecter, surtout quand elle se fatigue pour le service de l'Épouse du Christ : tout ce que nous faisons pour elle est si méritoire et si agréable à Dieu, que notre intelligence est incapable de le comprendre et de l'imaginer.

Méditation de l'évangile

du père Gabriel

saint Luc 12, 35-38

Veillez ...

 Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action. 

"Veillez donc, car vous ne savez pas quand doit venir le maître de la maison ; tard ? Vers minuit ? Au chant du coq ? Ou au matin ? De peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis. Or, ce que Je vous dis, à tous, Je le dis : Veillez !"

Alors, Pierre lui pose une question, que Marc a peut-être résumée dans le passage que nous venons de lire, mais que Luc explicite.

L'apôtre, lui dit Jésus en clair, a une grande responsabilité. Il lui a été donné beaucoup, et il devra rendre compte de beaucoup, mais surtout, c'est lui qui donne la nourriture au peuple de Dieu. Qu'il ne l'oublie pas.

La place est bonne et plus d'un se laissera aller à la facilité, et même à l'ivrognerie. Mais, souligne Jésus dans le texte de Marc, cela regarde aussi chacun : "Veillez !"

Pierre dit à Jésus : Seigneur, est-ce pour nous que Tu dis cette parabole ou aussi pour tous ?

Et le Seigneur dit :
" Quel est donc l'intendant fidèle, prudent, que le maître établira sur tout son domestique pour distribuer au moment voulu la ration de froment ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera agissant de la sorte ! Vraiment, Je vous dis qu'il l'établira sur tout ce qui lui appartient.

Mais si ce serviteur dit en son coeur : Mon maître tarde à revenir et s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, et à manger et à boire, et à s'enivrer, le maître de ce serviteur viendra au jour où il ne s'y attend pas, et à l'heure qu'il ne connaît pas ; et il le retranchera et le placera parmi les infidèles"

Cette mise en garde aux apôtres nous concerne tous. Celui qui donne la Parole du Seigneur risque : ou bien de se prendre au sérieux alors qu'il ne fait que distribuer l'étonnante Parole qui n'est pas la sienne, ou bien de profiter de la situation dans le domaine matériel, ou bien d'abuser de l'autorité spirituelle que lui confère la Parole pour devenir un tyran insupportable.

Jésus souligne à Pierre que nous pouvons user en bien ou en mal de notre liberté.

Jésus nous confie sa Parole, illuminée par la lumière de la foi. Mais nous pouvons la recevoir ou la rejeter, tel est le sens de la parabole de l'intendant fidèle ou infidèle. Jésus insiste : nous connaissons la volonté du Père, tout l'Evangile nous la cite, après la voix de notre conscience. Mais libre à nous d'y conformer, oui ou non, notre action.

Pour Jésus, nous sommes libres et responsables de nos actes selon notre conscience et la connaissance qu'elle apporte.

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.

Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Jésus, tout au long de sa vie publique, donne l’exemple du service. Il le pratique avec les pauvres, les malades, les souffrants. Il forme et enseigne jour après jour ses disciples. Il fait l’éloge du service et confirme que lui-même n’est pas venu pour être servi mais pour servir : « Restez en tenue de service, gardez vos lampes allumées », ne vous laissez pas distraire par les préoccupations égoïstes ou futiles, soyez vigilants. Nous sommes les pierres vivantes de l’Église qui est son Corps. Chacun de nous est unis dans le service comme dans un corps vivant à l’intérieur duquel s’exerce divers ministères. Nous sommes toujours comme aux jours de fondation de la Communauté Chrétienne. L’Esprit Saint anime le cœur des Chrétiens pour que l’Eglise s’enracine solidement en Dieu. Il nous faut donc redoubler de prières pour que l’Esprit Saint fasse son œuvre au milieu de nous. Nous nous retrouvons ensemble pour célébrer l’Eucharistie, pour que nous recevions la vie. Ainsi la communauté vit au rythme du cœur de Dieu.

Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller.

Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. Jésus montre la relation incontournable qui existe entre cette vigilance, cette persévérance dans le service de Dieu et du prochain, et le bonheur dans la vie éternelle. Le Verbe de Dieu fait chair vient frapper à notre porte, il veut toujours entrer. Mais cela dépend de nous s’il n’entre pas toujours. Que notre porte soit ouverte à celui qui vient, afin de découvrir les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce, du soleil de la lumière éternelle qui nous illumine. Il est certain que cette lumière véritable brille pour tous ; mais si quelqu’un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle. Chacun d’entre nous est pour notre Dieu un être unique, un enfant bien-aimé. Il nous a créés pour ce bonheur éternel où Il nous comblera en permanence en répondant à ce besoin d’Amour qu’Il a creusé en nous. Nous le savons bien, le bonheur éternel qui nous est promis et proposé, dépasse tout ce que nous pouvons imaginer, c’est le triomphe de l’Amour, donné, reçu et partagé.

«  S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! 

C’est par manque de fidélité au Saint Esprit que des Communautés ont été détournées de leur source. Le peuple fatigué avait commencé à se « reposer » en dehors du seul repos qui est Dieu lui-même. Il nous faut porter notre Communauté dans la prière et offrir notre vie pour qu’elle vive : « De grâce Seigneur, écoute la prière de ton peuple, donne-nous d’accomplir toujours un culte qui te rende gloire. » Le culte d’Amour que nous rendons à Dieu est pour sa gloire et pour le salut du monde. L’ouverture au monde, à tout personne de bonne volonté, s’impose à la condition que nous soyons solidement enraciné dans cœur de Jésus. Les fondateurs de l’Eglise, dès l’origine, ont reconnu l’enracinement de la communauté dans le mystère de Jésus. La communauté, voulue par l’Esprit Saint, ne peut pas sortir de son origine. Nourrie du Corps et du Sang de Jésus, de sa Parole, elle veut alors faire la volonté du Père. Elle s’étend de par le monde pour sa joie, dans le souci que les pauvres, dont la vie est éclairée par la Parole de Dieu.

Prions

Seigneur, donne-nous, la grâce de veiller et de prier pour demeurer à votre service quelque soit l'heure de votre retour. Amen

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Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4.


Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941)
franciscain, martyr

 

Entretien de 1924 et lettre du 1/12/1940 (Entretiens spirituels inédits, trad. J-F Villepelée, éd. Lethielleux, 1974, p. 134)


 

La prière est efficace
La prière et seulement la prière est une arme efficace dans la lutte pour la liberté et le bonheur des âmes. Et pourquoi ? Car à un but surnaturel correspondent seulement des moyens surnaturels. Le Paradis ou, – si l’on peut s’exprimer ainsi, la divinisation de l’âme –, est une réalité surnaturelle au sens le plus complet de ce mot. Aussi, par nos seules forces naturelles, nous ne pouvons pas atteindre ce but. Il nous faut un moyen surnaturel : la grâce de Dieu. Et cela ne s’obtient que par l’humilité et la prière confiante.

            La grâce, et seulement la grâce illumine notre intelligence et fortifie notre volonté ; elle est un moyen pour obtenir la conversion, c'est-à-dire la libération de l’âme des liens du mal. (…) La conversion et la sanctification de l’âme est et sera toujours l’œuvre de la grâce divine. Sans la grâce de Dieu, on ne peut rien faire dans ce domaine, ni avec la parole vivante, ni avec la presse, ni avec un autre moyen extérieur. Demandons alors pour nous-mêmes et pour les autres la grâce par une prière humble, par la mortification et par la fidélité dans l’accomplissement de nos tâches les plus simples et les plus habituelles.

            Plus l’âme elle-même est proche de Dieu, plus elle est précieuse pour Dieu, et plus elle L’aime, plus elle est aimée de Dieu ; c’est alors qu’elle peut aider les autres plus efficacement, d’autant plus que sa prière est exaucée plus facilement et plus amplement.

Méditation de l'évangile du jour

père Gabriel

Jésus est venu nous dire que Dieu est le Père! ! Voilà le Mystère qu'Il est venu révéler aux petits. Son coeur exulte de joie en voyant qu'avec un amour et une confiance sans bornes, tant de simples de coeur redisent : “Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

La prière réside pour Jésus dans une attitude filiale de l'âme. Son enseignement nous le montre doublement : tout d'abord le flux de paroles ne l'intéresse pas. Ce qui est consolant pour beaucoup d'entre nous, mais spécialement pour l'adolescent, pour le jeune que les formules agacent et ne portent plus.

"Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés."

Puis Il nous donne un aperçu de la " mentalité du Père".  Il nous rappelle que ce Père sait bien ce dont nous avons besoin et qu'Il attend de nous une attitude de fils; cet abandon totale à sa volonté.

"Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l'ayez demandé".

Ainsi la prière enseignée par Jésus se formule en souhait de coeur, avant toute demande :

"Notre Père, qui es aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite
Sur la terre comme au ciel."

Jésus est venu nous dire que Dieu est le Père! ! Voilà le Mystère qu'Il est venu révéler aus petits. Son coeur exulte de joie en voyant qu'avec un amour et une confiance sans bornes, tant de simples de coeur redisent :

"Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel."

Mais Dieu, pour Jésus est avant tout le Père commun. Le Père qui veut que nous nous aimions les uns les autres. Il s'agit bien pour Lui d'un Père qui ne peut voir ses fils se disputer et qui n'écoutera nos prières qu'à ce prix. Cela élargit nos prières à la dimension de l'humanité. Il nous demande avant de dire Père ! de renoncer à toute attitude qui ne serait pas filiale et fraternelle à l'égard de nos frères. C'est la condition absolue pour que le Père  nous écoute et nous pardonne.

 "Et quand vous vous tenez en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes."

Père Gabriel

Homélie du père Gilbert Adam

Saint-Bruno

« Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. »

"Jésus leur dit encore : « Supposons que l’un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : ’Mon ami, prête-moi trois pains, un de mes amis arrive de voyage, et je n’ai rien à lui offrir."

Saint Bruno

Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond : ’Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain.’ L’Église propose Saint Bruno comme un visage de prière persévérante. Nous demandons à notre Père la grâce de la prière, le don de piété de l’Esprit Saint. C’est l’Esprit Saint qui prie en nous et qui demande pour nous ce dont nous avons besoin. L’Evangile nous aide à comprendre la persévérance dans la prière. Les disciples de Jésus lui avaient demandé de leur apprendre à prier alors qu’il priait seul, longuement, à l’écart, en communion avec son Père. Les disciples qui l’ont vu prier ont été impressionnés par sa manière de faire, par son amour et sa liberté. Après avoir appris le « Notre Père, » la prière pleine d’Espérance, Jésus ouvre à ses disciples le chemin de la charité. Il prend un exemple pour nous faire avancer dans la reconnaissance de la bonté de notre Père des cieux. Il dit : l’ami donne ce dont vous avez besoin par nécessité. Dieu qui a souci de nous, veille sur chacun de nous : « Pas un cheveu de votre tête ne tombe sans la permission de votre Père. » Nous pouvons marcher dans les ténèbres, et dans la bourrasque, nous ne sommes pas seuls, Dieu est avec nous, il ne nous manque pas, nous pouvons avoir confiance. Celui que nous implorons, le Père du Ciel, aime notre insistance, car elle est le signe que nous croyons en lui !

« Moi, je vous l’affirme dit Jésus, même s’il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu’il lui faut. »

Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s’ouvre." Nous savons qu’au temps de Jésus, il n’y avait souvent qu’une seule pièce pour vivre en famille ! Comme une grotte devant laquelle on a mis une porte, le soir venu, on range tout, on sort les nattes et on dort par terre les uns à côté des autres. Quand tout le monde dort, le souci du maître de la maison est que chacun puisse passer une bonne nuit. Si quelqu’un vient tambouriner à la porte, on lui dit : « Chut, silence, on dort, ne viens pas me tourmenter. » Il est évident que si l’autre continue à tambouriner, le maître de maison va faire ce qu’il pourra pour aller chercher un morceau de pain, lui passer par la porte entrebâillée. Notre Père du Ciel, qui est la bonté-même, nous donnera toujours de bonnes choses. Il dirige tout en vue de notre salut, de notre vie éternelle. Il nous donne son Esprit Saint pour que notre esprit devienne saint et que nous entrions dans l’adhésion à sa volonté, qui fait tout pour nous sauver.

« Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ? ou un scorpion, quand il demande un œuf ? »

Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » Jésus enseigne aux disciples quelle doit être l’attitude intérieure de celui qui prie. Celui qui est dans la nécessité ne prend pas de précaution particulière pour demander de l’aide à celui qu’il considère comme son ami. Dieu répond à notre prière selon notre disposition intérieure. C’est avec une simplicité totale du cœur et selon l’attitude de l’homme qui croit, que nous devons exprimer à Dieu notre désir, nos besoins, notre attente et nos supplications. La prière n’est pas une construction élaborée, mais une disposition d’abandon et de liberté. Jésus encourage celui qui prie à demander ce dont il a besoin, et à se libérer dans le cœur de Dieu avec simplicité, candeur et grande confiance. Nous ne sommes pas exaucés parce que Dieu nous donne ce que nous avons demandé, mais parce que Dieu nous donne l’Esprit Saint. Cette disposition d’abandon et de confiance totale du cœur ne nous conduit pas à demander n’importe quoi, mais à ne désirer rien d’autre que ce que Dieu veut donner, c’est-à-dire son Esprit. Nous nous mettons à l’école de Jésus pour apprendre de Lui l’attitude intérieure de la prière. C’est ce que nous pouvons demander avec insistance. Nous savons que nous recevrons l’Esprit Saint que Dieu donne à ceux qui le lui demandent.

Demandons la grâce d’être docile à l’Esprit Saint pour coopérer à son œuvre d’amour.

 

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« Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. »Nos situations ne le laissent pas indifférent, Il entend et réagit à tous selon notre confiance.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,18-26.


En ce temps-là, tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste, voilà qu’un notable s’approcha. Il se prosternait devant lui en disant : « Ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. »
Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.
Et voici qu’une femme souffrant d’hémorragies depuis douze ans s’approcha par-derrière et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. »
Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t’a sauvée. » Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.
Jésus, arrivé à la maison du notable, vit les joueurs de flûte et la foule qui s’agitait bruyamment. Il dit alors :
« Retirez-vous. La jeune fille n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors, il entra, lui saisit la main, et la jeune fille se leva.
Et la nouvelle se répandit dans toute la région.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

 Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! 


Méditation de l'évangile du lundi 5 Juillet


Devant la détresse de l'homme qui abandonne la lutte, à l'annonce de la mort de la fille de Jaïre, Jésus dépasse la mort, et lui dit de folles paroles d'espérance pour lui rendre courage

 


"Pendant qu'Il se rendait chez Jaïre, la foule l'étouffait. Et une femme atteinte d'un flux de sang depuis douze ans, et qui, ayant dépensé tout son avoir en médecine, n'avait pu être guérie par personne, s'étant approchée par derrière, toucha la houppe de son vêtement. Et aussitôt son flux de sang s'arrêta"

Malade, ruinée, voilà celle qui vient vers Lui ? Il la guérit et provoque exprès les siens en leur disant : "Qui m'a touché ?" Tous s'en défendant, Pierre et ceux qui étaient avec Lui dirent : "Maître, la foule t'entoure et te presse". Jésus dit : "Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti qu'une vertu était sortie de moi"

Étonnant rappel, seul notre contact avec Jésus nous guérit et guérira tous ceux qui nous entourent. Le contact avec Jésus à travers sa parole et dans l'Eucharistie produit le miracle de la foi qui guérit. C'est Lui seul qui guérit, nous l'oublions; aussi faut-il mettre Jésus sur le chemin de toutes misères et à son contact "une vertu sortira de Lui pour guérir".

La femme se voyant découverte vint toute tremblante et, tombant à ses pieds, raconta devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché et comment elle avait été guérie aussitôt. Il lui dit : "Ma fille, ta foi t'a sauvée : va en paix"

Il en va de même pour Jaïre. Devant la détresse de l'homme qui abandonne la lutte, à l'annonce de la mort de sa fille, Jésus dépasse la mort, et lui dit de folles paroles d'espérance pour lui rendre courage.

"Comme Il parlait encore avec la femme au flux de sang, quelqu'un de chez le chef de la synagogue se présente, disant : Ta fille est morte ; n'importune plus le Maître. Jésus entendit et s'adressa à lui : Ne crains pas; fais seulement un acte de foi, et elle sera sauvée"

Nos situations ne le laissent pas indifférent. Il entend et réagit jusque contre la mort, pour nous témoigner combien Dieu, le Père, comprend nos angoisses qu'Il a voulu vivre en Jésus. "Lorsqu'on eut fait sortir la foule, Il entra, la prit par la main, et la petite fille se leva. Et le bruit qui s'en fit se répandit dans toute cette contrée"

Il est si proche (tout à l'écoute) de nos déroutes de parents, écrasés par la mort physique ou spirituelle de nos enfants !

Père Gabriel

Saint François d'Assise (1182-1226)
 

fondateur des Frères mineurs

Lettre à tout l'ordre (trad. Debonnets et Vorreux, Documents, 1968, p. 124)


« Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée »
Écoutez mes frères. Si la bienheureuse Vierge Marie est tellement honorée
— et c'est justice
— parce qu'elle a porté le Christ dans son sein très béni, si le bienheureux Jean le Baptiste a tremblé, n'osant même pas toucher la tête sacrée de son Dieu, si le tombeau dans lequel le corps du Christ a été couché pour quelque temps est entouré de vénération, comme il doit être saint, juste et digne, celui qui touche le Christ de ses mains, le reçoit dans sa bouche et dans son cœur et le donne aux autres en nourriture, ce Christ qui maintenant n'est plus mortel, mais éternellement vainqueur et glorieux, celui sur qui les anges désirent jeter les yeux.

    Voyez votre dignité, frères prêtres, et soyez saints parce qu'il est saint (1P 1,16)... Grande misère et misérable faiblesse si, le tenant ainsi présent entre vos mains, vous vous occupez de quelque autre chose au monde ! 

    Que tout homme craigne, que le monde entier tremble, et que le ciel exulte quand le Christ, Fils du Dieu vivant, est sur l'autel entre les mains du prêtre. Quelle grandeur admirable, et quelle bonté stupéfiante ! Quelle humilité sublime ! Le maître de l'univers, Dieu et Fils de Dieu, s'humilie pour notre salut, au point de se cacher sous une petite hostie de pain. Voyez, frères, l'humilité de Dieu ; faites-lui l'hommage de vos cœurs. Soyez humbles, vous aussi, pour pouvoir être exaltés par lui. Ne gardez rien pour vous, afin que celui qui se donne à vous tout entier vous reçoive tout entiers.

Homélie du père Gilbert Adam

En cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. 

 

"Jésus lui déclara : Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête.

« Jésus dit à un autre : »Suis-moi." L’Évangile de la fête de saint Antoine-Marie Zaccaria nous dit le réalisme de Jésus : "Je te suivrai partout où tu iras", lui avait dit quelqu’un. C’est le premier mouvement de l’appel de l’homme qui n’avait pas mesuré les conséquences de « la suite » de Jésus. L’appel de Jésus "Suis-moi", peut nous surprendre car nous ne sommes pas prêts à le suivre : « Rebecca venait puiser de l’eau au puits », nous dit l’Écriture (Gn 24,16). "Chaque jour Rebecca venait aux puits, chaque jour elle puisait de l’eau. Et parce que chaque jour elle passait du temps près des puits, le serviteur d’Abraham a pu la trouver et la donner en mariage à Isaac. Peut-être penses-tu qu’il s’agit là d’un conte ou d’une belle histoire rapportée par l’Esprit Saint dans l’Écriture ? Non, il s’agit en vérité d’un enseignement spirituel, d’une instruction qui s’adresse à ton âme pour lui apprendre à venir chaque jour aux puits des Écritures, vers les eaux de l’Esprit Saint, à y puiser sans se lasser pour en remporter un vase bien rempli. C’est ainsi qu’agissait sainte Rebecca ; si elle avait fait autrement, elle n’aurait pas pu épouser le grand patriarche Isaac…" dit Origène. Jésus dit à cet homme : "Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids, le Fils de l’homme lui n’a pas d’endroit où reposer la tête." Il nous faut puiser à la lumière de cette Parole la force et l’amour nécessaire pour suivre Jésus. Il nous invite à le regarder avant de le suivre. Il nous est impossible humainement de le suivre, de prendre la bonne direction et d’appréhender de quoi il s’agit.

L’homme répondit : « Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. » Suivre Jésus est un chemin nouveau, un don et une grâce. C’est un chemin offert, la Parole de Dieu est Lumière pour cette vie nouvelle. Nous avons quitté les repères du monde, toute parole qui pouvait nous flatter. Désormais il en va autrement, seule la Parole de Dieu vient à notre secours et sera pour nous une nourriture adéquate, proportionnée au cheminement que nous parcourons derrière Jésus. Non seulement la parole de Dieu vient à notre aide, mais une vie nouvelle nous est donnée. C’est un amour nouveau qui nous est donné, et sur lui seul que nous pouvons désormais nous appuyer dans la foi. Nous comprenons pourquoi Jésus dit dans l’Evangile : « On ne peut pas mettre du vin nouveau dans de vieilles outres, ni pas coudre sur un vieux vêtement un tissus neuf, » car il n’y a pas de possibilité d’accord.

« Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » Jésus lui répond : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »
Chacun de nous a reçu l’imposition des mains dans le baptême, la confirmation, la réconciliation et chacun des sacrements qui nous ont été donnés. Cette imposition des mains est une grâce qui a besoin d’être renouvelée sans cesse. "Or tout ce que contient l’Écriture est symbolique : toi aussi, le Christ veut t’épouser. C’est à toi qu’il s’adresse par la promesse des prophètes, quand il dit : « Je ferai de toi mon épouse pour toujours ; je ferai de toi mon épouse dans la fidélité et la tendresse, et tu connaîtras le Seigneur. » Os 2,21s. Voulant donc te fiancer à lui, le Christ t’envoie un serviteur, la parole inspirée. Tu ne peux pas épouser le Christ sans l’avoir reçue… Seuls ceux qui savent tirer l’eau en abondance des profondeurs des puits…, qui ont une âme qui fait tout avec patience, qui est entièrement disponible, qui s’applique à aller au plus profond pour puiser les eaux de la connaissance, seule cette âme peut connaître les noces avec le Christ." dit encore Origène. Je dois habiter mon baptême, ma confirmation, l’Esprit Saint travaille en moi, je dois me laisser confirmer. Quand les forces et la lumière manquent, quand la fatigue l’emporte, il "nous faut prendre à cœur" la parole de Dieu qui est lumière pour nous. Il nous faut prendre à cœur, l’imposition des mains qui nous a été faite et cette vie nouvelle qui nous a été donnée. pour retrouver une confiance et une espérance qui nous fortifie. Dieu nous appelle, Jésus est toujours présent, Il ne nous a pas laissé orphelins, il nous a vraiment envoyé l’Esprit Saint. Nous ne sommes jamais seuls sur le chemin : "Mon ange marchera devant toi."

Nous demandons la grâce de nous laisser renouveler par la parole de Dieu.

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Je vous appelle mes amis, dit le Seigneur, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

LECTURES DE LA MESSE

PREMIÈRE LECTURE
« L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent » (Ac 15, 22-31)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
les Apôtres et les Anciens
décidèrent avec toute l’Église
de choisir parmi eux
des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé.
C’étaient des hommes
qui avaient de l’autorité parmi les frères :
Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
Voici ce qu’ils écrivirent de leur main :
« Les Apôtres et les Anciens, vos frères,
aux frères issus des nations,
qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie,
salut !
Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris,
sont allés, sans aucun mandat de notre part,
tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité,
de choisir des hommes que nous envoyons chez vous,
avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
eux qui ont fait don de leur vie
pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas,
qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé
de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations
que celles-ci, qui s’imposent :
vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles,
du sang,
des viandes non saignées
et des unions illégitimes.
Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela.
Bon courage! »

On laissa donc partir les délégués,
et ceux-ci descendirent alors à Antioche.
Ayant réuni la multitude des disciples,
ils remirent la lettre.
À sa lecture, tous se réjouirent
du réconfort qu’elle apportait.

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(56 (57), 8-9, 10-12)

R/ Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur.
ou : Alléluia !
 (56, 10a)

Mon cœur est prêt, mon Dieu,
mon cœur est prêt !
Je veux chanter, jouer des hymnes !
Éveille-toi, ma gloire !
Éveillez-vous, harpe, cithare,
que j’éveille l’aurore !

Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur,
et jouerai mes hymnes en tous pays.
Ton amour est plus grand que les cieux,
ta vérité, plus haute que les nues.
Dieu, lève-toi sur les cieux :
que ta gloire domine la terre !

ÉVANGILE
« Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 15, 12-17)
Alléluia. Alléluia.
Je vous appelle mes amis, dit le Seigneur, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Alléluia. (Jn 15, 15b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :


c’est de vous aimer les uns les autres. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Je vous appelle mes amis
L'amitié de Jésus apporte la Joie : ” Ma joie vous habitera” nous dit-Il. Cette joie n'est pas une joie extérieure, mais une joie profonde qui vient de notre union de volonté au Père dans l'acceptation, nous aussi, de notre condition humaine et mortelle, comme le seul chemin vers le Père.

Méditation de l'évangile du vendredi 7 mai

 

" Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour."

Son amitié apporte la Joie : " Ma joie vous habitera" nous dit-Il. Cette joie n'est pas une joie extérieure, mais une joie profonde qui vient de notre union de volonté au Père dans l'acceptation, nous aussi, de notre condition humaine et mortelle, comme le seul chemin vers le Père.

"Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite."

Car le premier, Il a donné sa vie pour devenir notre Chemin, la Porte qui s'ouvre sur la Vie :

" Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.

Sa mort nous libère, simplement parce que cette mort n'est plus absurde, puisque désormais Dieu nous reçoit comme ses fils, au delà de la mort. Osons par amitié faire cet acte de confiance vers le Père, Remettons Lui nos vies.

" Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande."

Comme des amis, Il nous apprend ce qu'il a entendu du Père ; Il nous révèle le sens de l'homme à travers notre vie et notre mort :

"Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître".

Et, soyez-en sûrs, c'est Lui qui nous a choisis pour vous donner cette amitié unique.

Père Gabriel

Sainte Claire d'Assise

(1193-1252)
fondatrice de l'ordre des Pauvres Dames ou Clarisses

3e Lettre à Agnès de Prague, 12-17 (Sainte Claire d’Assise, trad. Père Vorreux, O.F.M. Éd. Franciscaines)

Tu goûteras la douceur cachée
Place ton esprit devant le miroir de l'éternité, laisse ton âme baigner dans la splendeur de la Gloire, unis-toi de cœur à Celui qui est l'incarnation de l'essence divine, et, grâce à cette contemplation, transforme-toi tout entière à l'image de sa divinité. Tu arriveras ainsi à ressentir ce que seuls perçoivent ses amis ; tu goûteras la douceur cachée que Dieu lui-même a, dès le commencement, réservée à ceux qui l'aiment.

            Sans accorder même un seul regard à toutes les séductions trompeuses par lesquelles le monde enchaîne les pauvres aveugles qui s'attachent à lui, aime donc plutôt de tout ton être Celui qui, par amour pour toi, s'est aussi donné tout entier, lui dont le soleil et la lune admirent la beauté, lui qui prodigue des récompenses dont l'ampleur et la valeur sont sans bornes. Je veux parler du Fils du Très-Haut, que la Vierge enfante sans cesser d'être vierge.

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Celui qui voit le Fils et croit en lui a la vie éternelle, dit le Seigneur ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour (Jn 6, 40)

ÉVANGILE


« Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle » (Jn 6, 35-40)
Alléluia. Alléluia.
Celui qui voit le Fils et croit en lui
a la vie éternelle, dit le Seigneur ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Alléluia. (Jn 6, 40)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jésus disait aux foules :
« Moi, je suis le pain de la vie.
Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ;
celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit :
vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père
viendront jusqu’à moi ;
et celui qui vient à moi,
je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel
pour faire non pas ma volonté,
mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé :
que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés,
mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père :
que celui qui voit le Fils et croit en lui
ait la vie éternelle ;
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Je suis le vrai pain de vie

Son amitié souffre, car Il parle de ce mystère de l'amitié, poussé si loin dans ce partage du pain et du vin, de ce mystère d'union et de communion au Pain de Vie descendu du Ciel, et ses paroles scandalisent ! Et pourtant ces paroles ne sont pas les siennes, mais celles de Celui qui l'a envoyé, le Père…

Méditation de l'évangile du mercredi 21 avril


Après le miracle de la multiplication des pains, Jésus explique longuement aux juifs de la synagogue de Capharnaüm que le vrai Pain de Vie, c'est Lui. Beaucoup des siens n'y comprennent rien.

“L'ayant donc entendu, beaucoup de ses disciples dirent : Cette parole est dure !… Peut-on seulement l'écouter ?”

On sent toute la tristesse du Seigneur dans ces interrogations amicales adressés aux siens, car Il perçoit nettement qu'Il est totalement incompris.

“Jésus, sachant lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit : Cela vous scandalise ? Que sera-ce donc si vous voyez le Fils de l'homme montant où Il était d'abord ? C'est l'esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien”.

Son amitié souffre, car Il parle de ce mystère de l'amitié, poussé si loin dans ce partage du pain et du vin, de ce mystère d'union et de communion au Pain de Vie descendu du Ciel, et ses paroles scandalisent ! Et pourtant ces paroles ne sont pas les siennes, mais celles de Celui qui l'a envoyé, le Père…

“Il en est parmi vous quelques-uns qui ne croient pas. Car Jésus savait dès le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le trahirait”

Mais il faut être si attentif à cet esprit du Père, à cette voix du Père en nous, pour comprendre cette amitié de Dieu ! soupire-t-IL…

“Et Il disait : C'est pour cela que je vous ai dit que personne ne peut venir à Moi, si cela ne lui est donné par le Père”

Combien lui fut douloureux cet abandon de disciples aimés, compagnons des marches à travers toute cette Palestine !

“Dès ce moment, beaucoup de ses disciples cessèrent de Le suivre et n'allaient plus avec Lui…”

Père Gabriel

Sainte Teresa de Calcutta

(1910-1997)


fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité

Lettre à un prêtre, 17/02/1978, in Come, Be My Light (Viens, sois ma lumière; trad. C. Deniard; Éd. Lethielleux 2008, p. 322 rev.)
« Moi, je suis le pain de la vie »
   

  Vous avez demandé à passer trois mois seul avec Jésus [en retraite] ; cela vous ressemble bien. Mais si pendant ce temps la faim de Jésus dans le cœur de quelques membres de son peuple est plus grande que la vôtre, vous ne devriez pas rester seul avec Jésus tout le temps. Vous devez permettre à Jésus de vous transformer en pain pour être mangé par ceux avec qui vous êtes en contact. Laissez les gens vous dévorer ; par la parole et la présence vous proclamez Jésus. (...) Même Dieu ne pouvait pas offrir de plus grand amour qu'en se donnant lui-même comme Pain de vie — pour être rompu, pour être mangé afin que vous et moi puissions manger et vivre, que nous puissions manger et satisfaire ainsi notre faim d'amour.

      Et pourtant il ne semblait pas satisfait, car lui aussi avait faim d'amour. Il s'est donc fait l'affamé, l'assoiffé, le nu, le sans-logis et n'a cessé d'appeler : « J'avais faim, j'étais nu, j'étais sans logis. C'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,40). Le Pain de vie et l'affamé, mais un seul amour : seulement Jésus.

«Celui qui vient à moi, n'aura pas de faim»

Homélie

Fr. Gavan JENNINGS
(Dublín, Irlande)

Aujourd'hui nous voyons combien ils préoccupent à Dieu notre faim et notre soif. Comment pourrions-nous continuer à penser que Dieu est indifférent devant nos souffrances ? Encore plus, trop fréquemment "nous refusons croire" au tendre amour que Dieu a pour chacun de nous. En se cachant Lui même dans l'Eucharistie, Dieu montre la distance incroyable qu'Il est disposé à parcourir pour rassasier notre soif et notre faim.

Mais: de quelle "soif" et de quelle "faim" s’agit-il ? " En définitive, c'est la faim et la soif de la "vie éternelle". La faim et la soif physiques sont seulement un reflet pâle d'un désir profond que chaque homme a devant la vie divine que seulement Christ peut nous atteindre. "C'est la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils et croit en Lui, ait la vie éternelle" (Jn 6,39). Et qu'est-ce que nous devons faire pour obtenir cette vie éternelle si désirée ? Un fait héroïque ou surhumain ? Non!, c'est quelque chose de beaucoup plus simple. Pour cela, Jésus dit : "Celui qui vient à moi je ne le jetterai pas dehors" (Jn 6,37). Nous devons seulement nous présenter à Lui, aller à Lui.

Ces mots de Christ nous stimulent à nous rapprocher à Lui chaque jour dans la Messe. C’est la chose la plus simple du monde!: simplement, assister à la Messe; prier et alors recevoir son Corps. Quand nous le faisons, pas seulement nous possédons cette nouvelle vie, mais de plus nous l'irradions sur les autres. Dans une homélie de la Fête-Dieu, le Pape François, alors Cardinal Bergoglio a dit : "Ainsi comme il est joli après avoir communié, pensé à notre vie comme à une Messe prolongée dans laquelle nous portons le fruit de la présence du Seigneur au monde de la famille, du quartier, de l'étude et du travail, aussi il nous fait du bien penser notre vie quotidienne comme préparation pour l'Eucharistie, dans laquelle le Seigneur prend tout ce qui est à nous et il l'offre au Père".

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Seigneur celui qui va au Seigneur n'aura jamais soif ni faim

Évangile selon saint Matthieu 14, 13-21

En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied. En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

Méditation

La Multiplication des pains Regnum-Christi

 

Prière

Jésus, je viens chercher ma nourriture dans cette méditation de l’Évangile. Nourris-moi de ta Parole !

Demande

Père, donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

 

Réflexion
  1. C’est dans un lieu « désert » que se trouve Jésus. Il y a là une claire allusion à un autre épisode de l’histoire du peuple d’Israël. La sortie d’Égypte était loin derrière et la traversée du désert pour atteindre la terre promise se faisait longue. Le peuple se plaignait à Moïse que Dieu les ait fait sortir d’Égypte pour les laisser mourir de faim dans le désert. Mais Dieu est fidèle. Il entendit leur cri et fit en sorte qu’une fine couche de pain apparaisse chaque matin sur le sol. Les Hébreux appelèrent ce pain « manne ». On trouve ce récit dans le livre de l’Exode.
     
  2. Ici, c’est Jésus qui va nourrir la foule en lui donnant du pain. Jésus est même plus grand que Moïse, puisque c’est lui-même qui fait apparaître le pain. Mais il ne le fait pas immédiatement. D’abord, il sollicite ses disciples. Il les met à l’épreuve en quelque sorte. Les disciples sont déroutés. Sans doute la foi leur manque. Alors Jésus lève les yeux, bénit les pains, les rompt et les donne aux disciples pour qu’ils en apportent aux gens. La prière et le geste de Jésus préfigurent le don du pain eucharistique. Les verbes « bénir » et « rompre le pain » sont répétés à chaque messe.
     
  3. Et si Jésus veut avoir besoin de ses disciples pour faire parvenir ce pain aux foules, c’est qu’il leur confie déjà un ministère. Malgré leur manque de foi, malgré leurs hésitations, Jésus choisit d’agir par la médiation de ses disciples, une médiation eucharistique qu’ils auront ensuite à poursuivre après sa mort et sa Résurrection. Ce sont bien eux qui – aujourd’hui encore – nous donnent l’Eucharistie qui rend la présence de Jésus réelle et actuelle.
    Après que tous ont mangé, les disciples rapportent douze corbeilles, le chiffre des douze tribus, donc le chiffre d’Israël. C’est vers tout Israël que Jésus est envoyé. Avant d’être le Messie des nations, il est le Messie des Juifs. Jésus disait d’ailleurs qu’il a été envoyé d’abord aux brebis perdues de la maison d’Israël, ensuite seulement et par l’entremise des Juifs, il a rejoint les païens. Telle est la pédagogie que Dieu a mise en place dès les premiers moments de l’histoire de son peuple Israël.
    Israël commença à exister comme peuple dès qu’il fut libéré du joug égyptien et Dieu prit soin de lui au désert en lui donnant la manne. Désormais, en Jésus, Dieu convoque un nouveau peuple qui réunit les Juifs et les païens, afin de les libérer définitivement du joug de l’esclavage du péché et afin de les nourrir du pain eucharistique, le pain qui fait vivre éternellement.
Dialogue avec le Christ

Jésus, tu me nourris chaque dimanche de ton pain eucharistique, ce pain que tu es toi-même, ce pain qui refait mes forces de semaine en semaine et qui me fait vivre éternellement. Loué sois-tu pour le grand don de toi-même !

Résolution

Relire le chapitre 16 du livre de l’Exode à la lumière de la multiplication des pains, afin de mieux comprendre comment Jésus accomplit les Écritures bibliques.

Emanuelle Pastore, consacrée de Regnum Christi
Méditations: Regnum Christi 
Texte de l’Évangile et informations liturgiques: © AELF - Paris - Tous droits réservés
Saint Athanase (295-373)

évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église

24ème lettre festale pour Pâques (Lire la Bible avec les Pères. 2, Le Cycle de Moïse ; trad. Sœur Isabelle de la Source ; Médiaspaul 1990 p. 31 rev.)

« Un endroit désert, à l’écart »

Chacun des saints a dû fuir « la voie large et spacieuse » (Mt 7,13), pour demeurer seul, à part, et là, vivre dans la vertu : Élie, Élisée (…), Jacob (…). Le désert et l'abandon des tumultes de la vie procurent à l'homme l'amitié de Dieu ; ainsi Abraham, quand il est sorti du pays des Chaldéens, a été appelé « ami de Dieu » (Jc 2,23). Le grand Moïse aussi, lors de son départ du pays d'Égypte (…) a parlé avec Dieu face à face, a été sauvé des mains de ses ennemis et a traversé le désert. Tous ceux-là sont l'image de la sortie des ténèbres vers la lumière admirable, et de la montée vers la ville qui est au ciel (He 11,16), la préfiguration du vrai bonheur et de la fête éternelle. Quant à nous, nous avons auprès de nous la réalité que des ombres et des symboles annonçaient, je veux dire l'image du Père, notre Seigneur Jésus Christ (Col 2,17; 1,15). Si nous le recevons comme nourriture en tout temps, et si nous marquons de son sang les portes de nos âmes, nous serons libérés des travaux de Pharaon et de ses inspecteurs (Ex 12,7; 5,6s). (…) Maintenant nous avons trouvé le chemin pour passer de la terre au ciel (…). Autrefois, par l'intermédiaire de Moïse, le Seigneur précédait les fils d'Israël dans une colonne de feu et de nuée ; maintenant, il nous appelle lui-même en disant : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive ; de celui qui croit en moi, sortiront des fleuves d'eau vive jaillissant jusqu'à la vie éternelle » (Jn 7,37s). Que chacun se prépare donc avec un ardent désir à se rendre à cette fête ; qu'il écoute le Sauveur l'appeler, car c'est lui qui nous console tous et chacun en particulier. Que celui qui a faim vienne à lui : il est le vrai pain (Jn 6,32). Que celui qui a soif vienne à lui : il est la source d'eau vive (Jn 4,10). Que le malade vienne à lui : il est le Verbe, la Parole de Dieu, qui guérit les malades. Si quelqu'un est accablé par les fardeaux du péché et s'en repent, qu'il se réfugie à ses pieds : il est le repos et le port du salut. Que le pécheur ait confiance, car il a dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11,28).

Homélie du Père Gilbert Adam
Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »

Quand Jésus apprit cela, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.

En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades. La souffrance de Jésus est activée par la nouvelle de la mort de Jean le Baptiste. Nous pouvons imaginer combien le regard de Jésus est blessé par le martyre de Jean le Baptiste. Quand Jésus plonge son regard dans cette marée humaine, c’est le regard d’un enfant, comme quand il descendait dans le fleuve du Jourdain. L’humanité blessée dont le regard n’est pas pur, l’humanité meurtrie, troublée retrouve une espérance dans le regard de Jésus. C’est le regard d’un enfant, avec tout ce qu’il peut contenir de découverte, d’attente, de questionnement aussi. Jésus est déjà devant sa Passion. Jean Baptiste, le Précurseur, avait annoncé les événements à venir ! Il a subi les violences du « monde » quand il est venu en aide aux pauvres de Jésus, « Il en on fait tout ce qu’ils ont voulu dira Jésus. » Nous pouvons donc imaginer l’angoisse qui étreint Jésus, mais sa tendresse miséricordieuse est toujours à l’œuvre. Déjà se profile la tache des apôtres qui devront continuer son œuvre. Jésus a pitié de cette foule qui vient à sa rencontre, ils sont là, désirant écouter sa parole, recevant de lui une régénération vitale pour leur vie en souffrance. Jésus aime ce peuple et il reconnaît l’image de Dieu dans cette humanité et ces personnes qui le reconnaissent.

 

Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! » Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. » 

Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. » Jésus dit : « Apportez-les moi. » Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule. Il y a quelque chose de très bouleversant dans cet Evangile. Jésus entretient un véritable cœur à cœur avec ses disciples quand il regarde l’humanité dans la faim, il établit des liens ! Les disciples ont bien vu que les provisions s’épuisaient : Cela faisait trois jours qu’ils sont là avec cette foule. Nous sommes toujours confronté au ce manque fondamental de l’humanité ! L’angoisse n’est pas loin et la panique peut prendre le relais aujourd’hui encore. Il y a un mystère de connivence dans cette humanité et Jésus, le fils de l’homme. Jésus sait ce qu’Il va faire, mais Il veut la coopération de ses apôtres qui devront continuer son œuvre de salut. Le rôle des apôtres dans la distribution du pain est nécessaire. L’essentiel de l’action de Jésus est cachée aux yeux de tous. Les disciples, malgré leur fatigue, servent ces gens qui leur paraissaient d’abord encombrants. Ils regardent maintenant et voient combien Jésus est bon.

Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants. Ils mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta les restes des morceaux : sept corbeilles ! 
Ce miracle annonce la nouvelle Création ou Dieu sera tout en tous. C’est ainsi qu’est annoncée aussi l’eucharistie ! Le Seigneur Jésus nourrira son peuple dans la détresse. Il ne fuira pas devant l’adversité mais il s’offrira avec son Corps et son Sang pour que nous ayons la vraie vie. Le peuple qui marche dans les ténèbres est éclairé par la Parole de Vérité et il est nourri du Pain de la vie. "Que chacun se prépare donc avec un ardent désir à se rendre à cette fête ; qu’il écoute le Sauveur l’appeler, car c’est lui qui nous console tous et chacun en particulier. Que celui qui a faim vienne à lui : il est le vrai pain. Que celui qui a soif vienne à lui : il est la source d’eau vive. Que le malade vienne à lui : il est le Verbe, la Parole de Dieu, qui guérit les malades. Si quelqu’un est accablé par les fardeaux du péché et s’en repent, qu’il se réfugie à ses pieds : il est le repos et le port du salut. Que le pécheur ait confiance, car il a dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos, » dit Saint Athanase

Nous demandons la grâce d’une confiance de plus en plus grande vis à vis de Jésus

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Dans une lettre, François invite les fidèles à prier le chapelet au mois de mai

Le Pape François en prière devant une icône de la Vierge Marie

Dans une lettre, François invite les fidèles à prier le chapelet au mois de mai
Datée de ce samedi 25 avril, une lettre du Pape François adressée à tous les fidèles rappelle la dimension mariale du mois de mai, et encourage à «redécouvrir la beauté de la prière du chapelet chez soi», en particulier en ce temps d’épreuve. Le Saint-Père indique également deux prières à Marie, spécialement rédigées pour l’implorer dans la pandémie.
 

Choisir la prière du chapelet comme un jalon essentiel de ce mois de mai, «mois de Marie», telle est la principale recommandation du Saint-Père dans cette lettre rendue publique ce 25 avril.

Évoquant le contexte du confinement, François invite à prier le chapelet chez soi, avec ses proches ou de manière individuelle. Il propose également deux prières à la Vierge Marie, composées par lui-même: la première est celle qui avait été diffusée au Sanctuaire du Divin Amour, à Rome, le 11 mars dernier; la seconde, plus longue, invoque le secours de la Mère de Dieu face aux nombreux défis et situations de détresse provoqués par la pandémie de coronavirus.

«Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis en tant que famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve», assure le Saint-Père.

Ci-dessous, une traduction en français de l’intégralité de la lettre et des prières du Pape.

Lettre du Saint-Père à tous les fidèles pour le mois de mai 2020

Chers frères et sœurs,

               Le mois de mai est maintenant proche, un mois au cours duquel le peuple de Dieu exprime avec une intensité particulière son amour et sa dévotion à la Vierge Marie. Il est de tradition, durant ce mois, de prier le chapelet à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont "forcés" à valoriser, également du point de vue spirituel.

               C'est pourquoi j'ai pensé à proposer à chacun de redécouvrir la beauté de la prière du chapelet chez soi au mois de mai. Vous pouvez le faire ensemble, ou personnellement ; choisissez vous-mêmes, en fonction de la situation, en considérant les deux possibilités. Mais dans chaque cas, il y a un secret pour le faire: la simplicité ; et il est facile de trouver, même sur Internet, de bons modèles de prière à suivre.

               Je vous offre également les textes de deux prières à la Sainte Vierge, que vous pouvez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même au mois de mai, spirituellement uni à vous. Je les joins à cette lettre afin qu'ils soient mis à la disposition de tous.

               Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis en tant que famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, surtout pour les plus souffrants, et vous, s'il vous plaît, priez pour moi. Je vous remercie et de tout mon cœur je vous bénis.

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020

Fête de saint Marc, évangéliste

La première prière proposée par le Pape François

Ô Marie,

Tu brilles toujours sur notre chemin comme un signe de salut et d'espoir.

Nous nous confions à toi, Santé des malades, qui auprès de la Croix, a été associée à la douleur de Jésus, en restant ferme dans la foi.

Toi, Salut du peuple romain, tu sais de quoi nous avons besoin et nous sommes sûrs que tu y pourvoieras pour que, comme à Cana de Galilée, la joie et la fête reviennent après cette épreuve.

Aide-nous, Mère de l'amour divin, à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que nous dira Jésus, qui a pris sur lui nos souffrances et s’est chargé de nos douleurs pour nous conduire à travers la Croix, à la joie de la résurrection. Amen.

Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.

Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivre-nous toujours, Vierge glorieuse et bénie.

La seconde prière proposée par le Pape François

«Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.»

Dans la situation dramatique actuelle, chargée de souffrances et d'angoisses qui tourmentent le monde entier, nous avons recours à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous Ta protection.

Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux en cette pandémie de coronavirus, et réconforte tous ceux qui sont perdus et pleurent leurs proches décédés, parfois enterrés d'une manière qui blesse l'âme. Soutiens ceux qui sont inquiets pour les personnes malades auprès desquelles ils ne peuvent se rendre, pour éviter la contagion. Inspire confiance à ceux qui sont dans l'angoisse en raison d'un avenir incertain et des conséquences pour l'économie et le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de la part de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve se termine et qu'un horizon d'espoir et de paix revienne. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d'ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmières, les travailleurs de la santé, les bénévoles qui, en cette période d'urgence, sont en première ligne et mettent leur vie en danger pour sauver d'autres vies. Accompagne leurs efforts héroïques et donne leur force, bonté et santé.

Sois proche de ceux qui s'occupent jour et nuit des malades, et des prêtres qui, avec une sollicitude pastorale et un engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l'esprit des hommes et des femmes de science, afin qu'ils trouvent les solutions justes pour vaincre ce virus.

Aide les dirigeants des nations afin qu'ils puissent travailler avec sagesse, sollicitude et générosité, en aidant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en planifiant des solutions sociales et économiques avec prévoyance et dans un esprit de solidarité.

Très Sainte Marie, touche les consciences afin que les sommes énormes utilisées pour augmenter et perfectionner les armements soient plutôt utilisées pour promouvoir des études appropriées afin d'éviter des catastrophes similaires à l'avenir.

Mère bien-aimée, fais naître dans le monde un sentiment d'appartenance à une grande famille, dans la conscience du lien qui unit tous les hommes, afin qu'avec un esprit fraternel et solidaire nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute-puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre son cours normal dans la sérénité.

Nous nous confions à Toi, qui brille sur notre chemin comme un signe de salut et d'espérance, ô miséricordieuse, ô pieuse, ô douce Vierge Marie. Amen.

25 avril 2020, 12:00

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messe et méditation du jour

Messe Fmnd

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LECTURES DE LA MESSE
PREMIÈRE LECTURE
« Est-ce là le jeûne qui me plaît ? » (Is 58, 1-9a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas !
Que s’élève ta voix comme le cor !
Dénonce à mon peuple sa révolte,
à la maison de Jacob ses péchés.
Ils viennent me consulter jour après jour,
ils veulent connaître mes chemins.
Comme une nation qui pratiquerait la justice
et n’abandonnerait pas le droit de son Dieu,
ils me demandent des ordonnances justes,
ils voudraient que Dieu soit proche :
« Quand nous jeûnons,
pourquoi ne le vois-tu pas ?
Quand nous faisons pénitence,
pourquoi ne le sais-tu pas ? »
Oui, mais le jour où vous jeûnez,
vous savez bien faire vos affaires,
et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous.
Votre jeûne se passe en disputes et querelles,
en coups de poing sauvages.
Ce n’est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd’hui
que vous ferez entendre là-haut votre voix.
Est-ce là le jeûne qui me plaît,
un jour où l’homme se rabaisse ?
S’agit-il de courber la tête comme un roseau,
de coucher sur le sac et la cendre ?
Appelles-tu cela un jeûne,
un jour agréable au Seigneur ?

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci :
faire tomber les chaînes injustes,
délier les attaches du joug,
rendre la liberté aux opprimés,
briser tous les jougs ?
N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
accueillir chez toi les pauvres sans abri,
couvrir celui que tu verras sans vêtement,
ne pas te dérober à ton semblable ?
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
et tes forces reviendront vite.
Devant toi marchera ta justice,
et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
si tu cries, il dira : « Me voici. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
(50 (51), 3-4, 5-6ab, 18-19)

R/ Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, 
un cœur brisé et broyé.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

ÉVANGILE
« Des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront » (Mt 9, 14-15)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur.

Cherchez le bien, non le mal, afin de vivre.    
Ainsi le Seigneur sera avec vous.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
     Gloire à toi, Seigneur.
 (cf. Am 5, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus
en disant :
« Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons,
tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »
Jésus leur répondit :
« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil
pendant le temps où l’Époux est avec eux ?
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ;
alors ils jeûneront. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Une question sur le jeûne
Méditation de l'évangile du Vendredi 28 février

 

Ce passage s'adresse en premier aux apôtres. La présence de Jésus, la vie, le dynamisme de son équipe, toujours par monts et par vaux, leur enlèvent toute pensée de jeûne et de pénitence. Mais Jésus les avertit, Lui parti, ils auront leurs jours de jeûne.

Mais des jours viendront où l'Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront.

 

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“Mais les scribes et les pharisiens lui dirent : Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des prières, et de même ceux des pharisiens, tandis que les tiens mangent et boivent !”

L'humour de Jésus leur répond que sa présence n'a rien de triste et que lui présent, ses amis ne peuvent vraiment pas jeûner.

“Et Jésus leur dit : Pouvez-vous faire jeûner les garçons de noce pendant que l'époux est avec eux ? Des jours viendront… et après que l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront dans ces jours-là”

S'il ose se donner le titre mystérieux “d'époux”, c'est qu'Il a “épousé” la nature humaine pour devenir ainsi l'ami par excellence de tout homme. En Lui, l'homme s'unit à la divinité comme l'épouse à son époux.

Jésus ne critique pas le jeûne des disciples de Jean et des pharisiens mais il montre vis-à-vis de ces observances, bien souvent ambigües dans leur motivation, une grande liberté d'esprit. Pour les siens, Il préfèrent l'atmosphère d'amitié qui lui rappelle la joie d'une noce, à des pénitences spectaculaires. L'intimité avec le Christ, la liberté des relations entre Lui et les siens lui semblent bien plus valables que la tristesse stérile et orgueilleuse de la pénitence.

Ce passage s'adresse en premier aux apôtres. La présence de Jésus, la vie, le dynamisme de son équipe, toujours par monts et par vaux, leur enlèvent toute pensée de jeûne et de pénitence. Mais Jésus les avertit, Lui parti, ils auront leurs jours de jeûne.

Car dans la vie spirituelle, dans notre vie d'union avec Dieu, il y a aussi des jours sombres où le Seigneur s'éclipse, et où il nous faut jeûner…L'époux ne reste pas toujours près de nous, mais la qualité de l'amour se mesure à la fidélité de l'épouse durant l'absence de l'époux.

C'est là, aux heures de séparations que le Seigneur nous attend. Aussi notre vie spirituelle comprend-elle toujours cette alternance de présence et d'absence.

Il n'y a pas à s'étonner non plus du fol enthousiasme et de la joie provocante des nouveaux convertis;  pour un temps, ils sont les garçons d'honneur de l'éternelle noce du Fils de l'homme.

L'image du vin nouveau est tout autant suggestive du dynamisme de sa doctrine et de la joie puissante qu'elle nous apporte.

“Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car autrement, le vin nouveau romprait les outres et se répandrait, tandis que les outres seraient perdues. Mais il faut mettre vin nouveau en outres neuves”

Il y avait aussi beaucoup d'humour à comparer les pharisiens et leurs scribes à de vieilles outres, incapables de recevoir le vin nouveau de la Bonne Nouvelle. Habitués qu'ils sont au vin vieux, ils ne peuvent goûter le nouveau.

“Et personne, pendant qu'il boit du vin vieux, ne veut du nouveau, car il dit : le vieux est bon !”

Jésus n'imite pas, ne calque pas, n'emprunte pas. Sa doctrine si originale se développera avec tant de vitalité qu'elle ne tolérera pas de mélanges. Elle va bouillonner comme le vin nouveau dans des outres neuves. Mais le faux mosaïsme des pharisiens ne peut recevoir cette jeune sève. Ces pauvres gens sont rétrécis, figés dans leurs traditions, alors que la doctrine du Christ est toute de vie, de joie et d'épanouissement.

Ses apôtres, ses garçons d'honneur sont les boute-en-train des noces du Royaume.

“Personne ne met du vin nouveau dans les vieilles outres ; autrement, le vin rompra les outres, et le vin sera perdu, aussi bien que les outres ; mais, vin nouveau en outres neuves !”

Dans l'image de la pièce neuve, rapportée sur un vieux vêtement, en lisant ce même verset dans les trois évangiles synoptiques, j'ai l'impression que deux des témoins ont rapporté, en gros, l'exemple du Seigneur, mais que Luc, lui, rapporte la comparaison du Seigneur dans toute sa fraîcheur. La femme qui écoutait et qui lui a transmis la scène n'a pas tronqué l'histoire. Elle avait nom Marie.

“On ne déchire pas un habit neuf pour réparer un vieux” Les deux autres témoins ne parlent que “de pièces neuves sur un vieil habit”

Père Gabriel

Sainte Claire d'Assise (1193-1252)
 

fondatrice de l'ordre des Pauvres Dames ou Clarisses


3e Lettre à Agnès de Prague, 32-41 (Sainte Claire

d’Assise; trad. Père Vorreux, O.F.M.; Éd. Franciscaines, 1983)

Vivre pour le louer

Pour chacune de nous, pourvu qu'elle soit saine et valide, le jeûne devrait être perpétuel. Les jeudis ordinaires, le jeûne est laissé au gré de chaque sœur, et celle qui préférerait ne pas jeûner doit être laissée libre. Quant à nous qui nous portons bien, nous jeûnons tous les jours sauf le dimanche et le jour de Noël. Nous ne sommes pas non plus obligées de jeûner durant le temps pascal, ainsi que nous le savons par un billet de saint François, ni aux fêtes de sainte Marie et des saints Apôtres, à moins qu'elles ne tombent un vendredi. Comme je l'ai dit plus haut, nous qui sommes bien portantes et valides, nous nous contentons chaque jour des seuls aliments permis en carême.

            Cependant, nous n'avons pas un corps d'acier ni une solidité de granit ; nous sommes faibles et sujettes aux infirmités de la nature. Aussi je te prie, sœur bien-aimée, de modérer avec sagesse et discernement la rigueur exagérée de ton abstinence dont j'ai eu des échos. Et je te demande dans le Seigneur de vivre pour le louer, de rendre raisonnables les hommages que tu lui rends, et de toujours assaisonner ton sacrifice du sel de la sagesse.

            Je te souhaite une santé aussi bonne que je puis le désirer pour moi-même.

Vendredi après les Cendres
Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ?

"Alors les disciples de Jean le Baptiste s’approchent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ?"

Les pharisiens et les disciples de Jean ne comprennent pas pourquoi les disciples de Jésus ne jeûnent pas. Jésus lors de la tentation dans le désert, jeûne à cause de l’impossibilité de se procurer de la nourriture. David se mit aussi à jeûner lorsqu’il suppliait Dieu de sauver l’enfant de la femme d’Urie. Les disciples de Jean le Baptiste savent que Dieu peut être atteint par l’offrande et le sacrifice, c’est ainsi qu’ils servent Dieu. Le peuple de Dieu est considéré comme l’épouse de Dieu, il vient à lui comme à l’Epoux. Jésus, le Fils de Dieu venu parmi nous, vit dans l’Amour de Dieu et le souci de ses frères. Il est venu parmi les hommes comme le Bien Aimé. Le Peuple de Dieu est aimé par lui d’un amour véritable. Le cœur humain est porteur de souffrances, de blocages et de brisures qui doivent être libérés pour entrer dans le mystère des noces de l’Agneau. Il comprend cet Amour de Dieu en se mettant dans une attitude d’adoration. L’amour de Dieu provoque l’ouverture du cœur pour les frères. Jésus est l’Époux de son Peuple, il éveille en lui les capacités d’amour qui sont cachées dans son cœur. C’est ainsi qu’il touche l’humanité blessée en son intimité et qu’il la guérit.

"Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? » Jésus se présente comme l’Epoux, il manifeste combien Dieu est bon, il fait refleurir notre visage. Par lui, la tendresse de Dieu nous enveloppe pour nous guérir. Nous demeurons dans l’humilité en mettant à profit les temps d’illumination et de joie qui annoncent les noces ! Il est bon d’être proche de Jésus qui fait surgir de notre être la tendresse dont nous avons besoin pour être purifiés. Le jeûne que Jésus annonce est d’une grande fécondité, il nous transforme en profondeur ! Nous le vivons dans la nuit de la foi en attendant le ciel à la suite de Jésus ! La femme qui a touché le manteau de Jésus a été guérie avant que Jésus ne lui ait adressé une parole libératrice ! Quand elle verra Jésus vivre sa Passion, elle comprendra la source de la vie nouvelle qui lui fut donnée. Lors de la résurrection de la fillette du centurion, Jésus est demeuré dans l’humilité, il n’a pas montré son pouvoir souverain de Fils de Dieu. L’amour gratuit des frères est le signe de l’amour de Dieu qui agit en nous. Dans l’amour de Dieu vécu dans la nuit de la foi, nous nous mettons au service des autres.

"Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. «  Dans le Carême, Jésus nous donne de travailler pour la paix dans le monde. Le jeûne n’est pas imposé de façon formelle, il est conseillé d’y recourir pour obtenir certains exaucements. Dans l’appréhension du danger c’est un devoir de proclamer que nous ne serons pas heureux si nous sommes en guerre les uns contre les autres. Jamais la logique de la guerre ne peut assurer l’avenir de l’humanité. Le vrai jeûne ne se borne pas à une pratique extérieure, il implique l’abandon du mal. Anne servait Dieu dans le jeûne et la prière. Quand Lazare est malade, ses sœurs le pleurent et vont prévenir Jésus : « Celui que tu aimes est malade. » Si Jésus demeure au dehors, loin de la maison de Lazare, c’est pour former ses apôtres. Marthe et Marie, avec l’absence de Jésus, vont entrer dans un vrai « jeûne. » Elles diront combien elles ont souffert de son absence. C’est dans la résurrection de Lazare qu’elles vont comprendre la véritable action de Jésus, la raison de son retard. Il est la Résurrection et la vie. L’époux est enlevé au ciel par sa Passion et son Ascension. Un nouveau jeûne se révèle d’une grande fécondité spirituelle.

Nous demandons la grâce d’entendre la Parole de Dieu et d’être renouvelés dans la tendresse de notre Dieu.

Homélie du Père Gilbert Adam

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