Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

nigeria

Un début d’année meurtrier pour les chrétiens du Nigeria

Un début d’année meurtrier pour les chrétiens du Nigeria

3.462 chrétiens ont été tués au Nigeria lors des sept premiers mois de l'année selon l'ONG locale Intersociety. Un chiffre d'autant plus glaçant qu'il est quasiment égal au nombre total de victimes chrétiennes dénombrées tout au long de l'année 2020.
Le Nigeria figure tristement sur de nombreux index des persécutions contre les chrétiens. Dans un rapport publié par l’ONG nigériane Intersociety, le pays le plus peuplé du continent africain comptabilise presque autant de victimes chrétiennes au cours des sept premiers mois de l’année 2021 que sur l’ensemble de l’année 2020. Soit environ 17 morts par jour.

Au 18 juillet ce sont 3.462 chrétiens qui auraient péri depuis le début de l’année. Entre janvier et avril, 2.200 étaient kidnappés. On considère aujourd’hui que la moitié d’entre eux sont morts en détention. L’État de Benue, à l’est du Nigeria se démarque tristement. 450 personnes seraient décédées dans les six derniers mois. Dans l’état de Taraba où 240 personnes ont péri, au moins 70 églises y ont été incendiées ou saccagées.

Des commanditaires aux mobiles différents
Au nord-ouest du pays, bergers nomades traditionnellement musulmans et agriculteurs chrétiens se font face. Sur fond de crise environnementale qui cristallise les tensions, les bergers en quête de terres plus verdoyantes pour leur bétail attaquent les cultivateurs.
En l’espace de 200 jours, des bergers peuls (aussi appelés fulanis musulmans) djihadistes se seraient rendus responsables de la mort d’au moins 1.900 chrétiens. Un décompte macabre qui s’alourdit avec la prise en compte du groupe terroriste Boko Haram, de l’État islamique en Afrique de l’Ouest et de bandits peuls. Ces trois groupes auraient causé la mort de 1.063 chrétiens. Entre motifs idéologiques et appât du gain, leurs motivations restent parfois obscures.

La passivité des autorités
Quand les autorités n’ont pas perdu la main face à ces groupes, elles sont à l’origine de violences contre les chrétiens. En se basant sur le récit de témoins oculaires, de victimes et de sources locales et internationale, l’organisation Intersociety estime qu’environ 490 décès peuvent leur être imputés. Le manque de poursuites à l’encontre d’auteurs de crimes contribue au sentiment d’impunité. Mgr Matthew Hassan Kukah, évêque du diocèse de Sokoto au nord-ouest d’Abuja, estimait que le gouvernement était « soit dépassé soit indifférent » face à la situation. Au cours d’une intervention au premier sommet international pour la liberté religieuse, il a décrit le calvaire des fidèles de son diocèse. Dans sa région, des gangs des bandits essentiellement issus de la tribu Fulani attaquent la minorité chrétienne et d’autres musulmans de la tribu Haoussa.

Le gouvernement du président Muhammadu Buhari est tenu en échec par les groupes qui minent la vie des Nigérians.

L’ex-général, au pouvoir depuis 2015, n’est pas parvenu à assurer la sécurité et la stabilité du pays. Le Nigeria souffre des enlèvements perpétrés par des groupuscules extrémistes, des réseaux de traites humaines et du terrorisme. À cela s’ajoute la menace de sécession. Dans ce climat délétère, la conférence des évêques du Nigeria réaffirmait en février dernier son engagement en faveur d’un Nigeria pacifié.

« Nous prions et nous demandons à chacun de prier et d’œuvrer pour un Nigeria uni, au service de Dieu, dans lequel le principe du bien commun adviendrait et serait précieusement conservé. »

Père Joël Yougbaré (Burkina Faso)
Au Burkina Faso, le père Joël Yougbaré est porté disparu depuis le 17 mars 2019. Parti pour célébrer la messe dans un village de la province de Doum, à la frontière du Burkina Faso avec le Mali, le prêtre n’est jamais revenu et ses proches n’ont plus aucun signe de vie. Il avait effectué plusieurs missions dans l’Orne pendant la période estivale ces dernières années.

Voir les commentaires

Nigéria: 140 élèves enlevés dans un lycée chrétien

Nous sommes loin du Nigeria, physiquement nous ne pouvons rien, Mais nous pouvons les aider les victimes et soutenir leurs familles en unissant nos prières œcuméniques, rien n'est plus fort que la foi en Notre Père. Voici la ligne commune de prière.

Prions : selon
  
- Remercions le Père pour les élèves qui sont parvenu à s'échapper.
 
- Prions pour la protection de ceux qui sont sous la domination  de leurs ravisseurs. Pour qu'ils soient respectés dans leurs intimités que les jeunes gens ne deviennent pas des enfants soldats et que les jeunes filles ne soient vendues pour leur ventre! Seigneur prend pitié, délivre tous ces jeunes gens.
 
- Prions pour que Jésus intervienne rapidement à la libération de ces élèves rapidement relâchés et que ces enlèvements prennent fin.

Nigéria: 140 élèves enlevés dans un lycée chrétien

Des hommes armés, probablement des islamistes, ont enlevé 140 élèves d'un pensionnat chrétien baptiste dans le Nord-Ouest du Nigéria ce lundi 5 juillet.
Des assaillants non identifiés ont ouvert le feu et maîtrisé les agents de sécurité du lycée mixte Bethel Baptist, dans l'État de Kaduna (Nigéria) tôt dans la matinée de lundi. Puis ils ont enlevé la plupart des 165 élèves qui y passaient la nuit: 140 en tout, 25 ayant réussi à s'échapper. «Nous ne savons toujours pas où les élèves ont été emmenés», précise Emmanuel Paul, un enseignant de l'école.
 
Les islamistes soupçonnés

La communauté baptiste du Nigéria est particulièrement touchée à travers cet enlèvement. Mais c'est l'ensemble des chrétiens du pays qui sont victimes des violences perpétrées par les islamistes depuis plusieurs années. En 2020, pour la 6ème année consécutive, le Nigéria est le pays où les chrétiens meurent le plus à cause de leur foi.
 
Il s'agit au moins du quatrième enlèvement de masse dans l'État de Kaduna cette année. Depuis décembre dernier, plus de 1000 élèves ont été enlevés dans le Nord du Nigeria et 9 ont été tués. Plus de 200 sont toujours portés disparus, dont certains n'avaient que 3 ans au moment des faits.
 
«Jusqu'à présent, personne n'a revendiqué la responsabilité de cet enlèvement», explique Jo (pseudonyme), un partenaire de Portes Ouvertes en Afrique Subsaharienne. Mais pour les experts, il existe au moins «une influence des militants islamiques» ou « un lien informel » avec eux, précise Jo.
 
Des parents désemparés

Dans la journée de lundi, des dizaines de parents désemparés se sont rassemblés dans l'enceinte du lycée. Certains pleuraient et criaient, dans l'attente de nouvelles de leurs enfants disparus. Des sandales abandonnées jonchaient le sol à proximité des dortoirs déserts...
 
Devant les médias, des parents ont laissé s’exprimer leur désarroi. La voix brisée par le chagrin, un père a confié qu'il avait dit à sa fille que Dieu la protégerait pendant qu'elle était à l'école. Bouleversée elle aussi, une maman s’est exclamée: «Que Dieu leur ôte leurs larmes et la souffrance qu'ils vont endurer!» Des paroles déchirantes à laquelle seule la foi en Jésus peut apporter du réconfort.
 
Garder espoir

Face à ce nouveau kidnapping de jeunes chrétiens, on ne peut s’empêcher de penser à Leah Sharibu, enlevée au Nigéria en 2018. Alors qu’elle regardait partir ses amies musulmanes relâchées par leurs ravisseurs, elle a fait suivre ce message à sa mère:
 
«Maman, ne sois pas inquiète. J'ai confiance qu’un jour je reverrai vos visages. Si ce n’est pas ici sur Terre, cela sera au ciel, dans les bras de notre Seigneur Jésus-Christ.»
 

 

Voir les commentaires

L’édito de Camille du 26 janvier : De l’espoir pour demain et pourtant au Nigeria : Lourdement armés, ils attaquent un orphelinat

L’édito de Camille du 26 janvier : De l’espoir pour demain

 

Au Nigeria un orphelinat a été victime d’une violente attaque, sept orphelins et trois adultes ont été enlevés, les attaquants demandent une rançon pour leur libération. 

Aux Philippines sur l’île de Mindanao, le prêtre René Bayang Regalado a été abattu en pleine rue de plusieurs balles dans la tête.

Le centre du Mozambique vient d’être frappé par le cyclone Eloïse, une catastrophe qui affecte plus de 160 000 personnes.

En Colombie, la violence entre groupes armées qui tentent de s’approprier le territoire a de lourdes conséquences sur la population. L’évêque de Buenaventura évoque une « véritable guerre ».

Voici quelques nouvelles peu réjouissantes du jour, de quoi nous donner des sujets de prières ! Et pourtant, en tant que chrétiens nous savons que notre espérance ne réside pas dans nos circonstances (ou dans celle du monde) mais uniquement en Jésus.

Nous pouvons aussi puiser dans la parole de Dieu, source de réconfort et de précieux enseignements pour notre vie. Découvrez justement aujourd’hui sur InfoChrétienne, 6 versets bibliques pleins d’espoir pour un nouveau départ !

L’espoir ce sont également les autres qui peuvent nous l’insuffler avec de belles initiatives, comme celle mise en place par l’archevêque de Valence en Espagne qui vient d’annoncer la création d’une fondation diocésaine « Pauperibus » pour lutter contre la pauvreté. Il a pour projet de mettre en vente les biens patrimoniaux du diocèse en faveur des plus démunis.

« L’Église, le diocèse en tant qu’Église, appartient aux pauvres. » a-t-il déclaré.

Parfois l’espoir nait au milieu du chaos, comme c’est le cas pour l’aumônier du Sénat américain, Barry Black, qui voit la journée du 6 janvier dernier, jour de l’attaque du Capitole, comme un tournant pour le pays. Il pense que Dieu va utiliser cet épisode dramatique pour faire des Etats-Unis « une meilleure nation » et pour renforcer l’unité au sein de la population.

Il vient également nous rappeler la souveraineté de Dieu. Alors oui, le monde est souvent chaotique, mais Dieu est totalement souverain, et c’est précisément pour cette raison que nous pouvons avoir de l’espoir pour demain !

Camille Westphal Perrier

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

Nigeria : Lourdement armés, ils attaquent un orphelinat, enlèvent 7 enfants et menacent de les tuer

« Ils ont menacé de supprimer les enfants si nous ne parvenons pas à lever la rançon de 10 millions de nairas, mais nous leur faisons quand même savoir que ces enfants n’ont ni mère ni père. »

L’orphelinat Rachael’s Orphanage Home a été la cible d’une violente attaque samedi 23 janvier dernier. Des hommes lourdement armés ont pénétré dans l’établissement et se sont rendus immédiatement dans les chambres des enfants.

On déplore l’enlèvement de sept orphelins, Elizabeth Andrew, Dayo Udeh, Jacob Ukpas, Melody Ijeh, Benard Itim, Issac Mathew et Laruba Emmanuel et de trois adultes, le gardien de l’orphelinat et deux femmes qui résident derrière ce centre.

Selon Sahara Reporters, une rançon de 10 millions de nairas, soit plus de 21 000 euros, est demandée pour leur libération. Le média cite une source qui s’est exprimée sous couvert d’anonymat :

« En fait, ils ont même appelé cet après-midi et ils demandent 10 millions de nairas avant de libérer les sept orphelins et notre garde de sécurité, et nous leur avons demandé s’ils savaient que les enfants qu’ils avaient enlevés étaient des orphelins. Ils ont menacé de supprimer les enfants si nous ne parvenons pas à lever la rançon de 10 millions de nairas, mais nous leur faisons quand même savoir que ces enfants n’ont ni mère ni père. »

La police affirme avoir « lancé des opérations stratégiques pour les secourir et arrêter les auteurs ».

Le 18 janvier dernier, Mgr Ignatius Ayau Kaigama, Archevêque d’Abuja, dénonçait déjà les enlèvements, « ces actes honteux et dégoûtants ».

« Laissés sans contrôle par les autorités nigérianes, ces actes honteux et dégoûtants continueront à endommager la réputation du Nigeria, éloignant les visiteurs et les investisseurs du pays. Prions pour la libération de ceux qui sont encore prisonniers et pour la conversion des auteurs de ces actes inhumains. Que le Christ se manifeste aux auteurs d’actions mauvaises telles qu’enlèvements, viols, meurtres, leur accordant la grâce du repentir. »

C.P

Crédit image : Anton_Ivanov / Shutterstock.com

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

6 versets bibliques pleins d’espoir pour un nouveau départ

Parce que Dieu nous a créés, il connaît non seulement nos peurs, mais aussi les situations qui nous terrifient.

Et pourtant, nous savons qu’Il ne nous laisse jamais affronter seuls ces peurs si nous avons mis notre foi en Jésus-Christ. Nous pouvons être réconfortés par le fait que Dieu est toujours avec nous. Et « si Dieu est pour nous, qui peut être contre nous » (Romains 8:31) ? Si vous faites face à un nouveau départ, à une nouvelle étape dans votre vie, ou si vous vous préparez lentement pour une nouvelle aventure, voici 6 versets bibliques à lire pour vous rappeler que c’est Dieu qui vous aide à franchir la porte.

Jérémie 29:11 : « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »

Esaïe 40:31 :  « Mais ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. Ils prennent le vol comme les aigles; Ils courent, et ne se lassent point, Ils marchent, et ne se fatiguent point. »

Romains 15:13 : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit ! »

Esaïe 41:10 : « Ne crains rien, car je suis avec toi; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante. »

Proverbes 31:25 : « Elle est revêtue de force et de gloire, Et elle se rit de l’avenir. »

Psaume 46:10 : « Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre. »

Heather Riggleman

Article reproduit en partie et traduit à partir du site Crosswalk.

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

Voir les commentaires

Nigeria : L’État Islamique exécute 5 chrétiens et publie la vidéo de leur mise à mort

Nigeria : L’État Islamique exécute 5 chrétiens et publie la vidéo de leur mise à mort

 

4 janvier 2021

« C’est un avertissement aux chrétiens de toutes les régions du monde et à ceux du Nigeria. […] Utilisez la tête de ces cinq de vos frères pour continuer vos célébrations impies. »

Le jour de noël, onze chrétiens avaient été enlevés par des djihadistes à Garkida, au Nigeria. Le 29 décembre, l’agence de presse de l’État islamique, AMAQ, a publié dans une vidéo l’exécution filmée de cinq d’entre eux par les membres de l’État Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).

Morning Star News explique que la vidéo montre cinq membres de l’ISWAP alignés derrière cinq hommes vêtus de tenues orange, agenouillés, les mains dans le dos. On ordonne à ces hommes à genoux de dire leur nom. Ces derniers s’exécutent et ajoutent, « je suis chrétien ».

L’un des djihadistes affirme alors qu’il s’agit d’une menace à l’encontre des chrétiens « de toutes les régions du monde » et du Nigeria.

« C’est un avertissement aux chrétiens de toutes les régions du monde et à ceux du Nigeria. Nous n’avons pas oublié ce que vous avez fait à nos frères de la ville de Zangon Kataf et d’autres régions du Nigeria. Utilisez la tête de ces cinq de vos frères pour continuer vos célébrations impies. »

À ces mots, les chrétiens sont abattus.

Il s’agirait, selon Morning Star News, de Uka Joseph, Sunday, Wilson, Joshua Maidugu et Garba Yusuf.

Moses Abarshi serait le frère d’une des victimes. Il témoigne auprès de Morning Star News :

« Que le sang de ces martyrs continue de parler pour l’Évangile. Que l’église ne soit pas effrayée et découragée, au nom de Jésus ! »

M.C.

Crédit image : Morning Star News

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

Voir les commentaires

Nigeria : enlèvement de l’évêque auxiliaire d'Owerri

Nigeria :
enlèvement de l’évêque auxiliaire d'Owerri

Dans la nuit de dimanche, des hommes armés ont enlevé Mgr Moses Chikwe dans l'État d'Imo, dans le sud-est du Nigeria. L’évêque titulaire du diocèse d'Owerri fait part de sa grande inquiétude à Vatican News.
Marie Duhamel et Giancarlo La Vella – Cité du Vatican

«Les fidèles nous appellent, ils prient à l’église ou dans leur foyer pour la libération de Mgr Moses Chikwe», affirme Mgr Victor Obinna, l’évêque d’Owerri. Ce dernier confirme donc l’enlèvement de l’évêque auxiliaire du diocèse par un groupe d’hommes armés dimanche soir, alors qu’il était en voiture avec son chauffeur, lui aussi pris en otage. «Cela montre la gravité de la situation actuellement dans le pays», explique Mgr Obinna.

L'Église souffre avec le peuple

Des centaines d’adolescents enlevés dans leur école au Nigeria 
13/12/2020
Des centaines d’adolescents enlevés dans leur école au Nigeria
02/12/2020
Le Pape François lance un appel suite au massacre de paysans au Nigéria

Le prélat dit n’être pas surpris par ce double rapt, pourtant le premier enlèvement dont il est témoin dans le diocèse. Par le passé, il est arrivé que des membres de l’Église soient victimes de la criminalité, se faisant par exemple dérober sur la route. «Les évêques, prêtres , religieux et religieuses, nous ne bénéficions pas de la sécurité de la police ou de l’armée quand nous nous déplaçons », explique-t-il, «l’Église fait partie du peuple et vit avec lui ses souffrances. Nous ne sommes pas loin des gens».

Mgr Obinna a appelé le gouverneur de l’État d’Imo qui a promis son aide. La police a activé deux équipes spéciales, l'équipe d'intervention rapide (QUIT) et l'Unité anti kidnapping (AKU) pour retrouver les captifs et arrêter leurs ravisseurs.

Aucune revendication
Jusqu'ici, il n'y a eu aucune annonce de libération, ni aucune «communication de la part des auteurs du rapt» affirme le père Zacharia Nyantiso Samjumi, Secrétaire général du Secrétariat catholique du Nigeria dans une note.

La voiture de l'évêque a été retrouvée en début de semaine dans les environs de la Cathédrale de Notre-Dame de l'Assomption à Owerri.

Cet enlèvement intervient deux semaines après un fait analogue, rapporte l’agence Fides, le père Valentin Oluchukwu Ezeagu, enlevé dans ce même État le 15 décembre dernier par des hommes armés alors qu'il se rendait aux obsèques de son père. Le prêtre avait été libéré dès le lendemain de son rapt.

La violence n'est pas seulement  motivée par la religion au Nigeria

Voir les commentaires

L’édito de Camille du 9 novembre et Au Nigeria, + de 100 villages occupés par les milices armées peuls

L’édito de Camille du 9
 
novembre

La gouverneure de l’État du Bahr El Ghazal occidental au Soudan du Sud a reconnu le rôle de l’Eglise dans le maintien de la paix dans cette région troublée. 

Cette déclaration m’interpelle et me fait me poser la question suivante : quel est le rôle de l’église dans la société ?

Aux Etats-Unis, visiblement, l’église ou ses représentants semblent penser qu’un de leur rôle est d’influencer la vie politique de leur pays. En effet, au coeur des élections présidentielles, on ne compte plus le nombre de pasteurs qui se sont exprimés en faveur de l’un ou l’autre des candidats. Depuis l’annonce des résultats et de la victoire du candidat démocrate, Joe Biden, des pasteurs comme Franklin Graham appellent maintenant à l’unité.

Au Pakistan, le chrétien Faraz Pervaiz dont la tête est aujourd’hui mise à prix, avait organisé des manifestations pour soutenir les chrétiens de la Joseph Colony de Lahore, où 116 maisons et deux églises avaient été pillées. Dans ce contexte, le rôle de l’église, au travers d’un de ses membres, serait de soutenir les chrétiens persécutés et de se positionner pour les défendre.

En France, alors que l’on vient de rendre hommage à trois victimes de l’attentat de Nice, qui s’est déroulé à l’intérieur même d’une église, le Conseil d’Etat vient d’annoncer que les cultes seraient bien suspendus pendant la durée du confinement malgré les demandes des fidèles et de la Conférence des évêques de France. Ici, l’église a souhaité prendre position pour la liberté de culte.

Mais que nous dit la Bible ?

L’église c’est avant tout un rassemblement de croyants qui se retrouvent pour adorer Dieu, prier ensemble, être enseigné, partager la sainte cène et vivre la communion fraternelle (Actes 2:42). C’est une famille d’accueil pour tous ceux qui veulent mieux connaître Dieu. C’est aussi une base pour aller à la rencontre des non-chrétiens et partager la bonne nouvelle (Matthieu 28 : 19-20).

L’église est également une communauté qui se doit d’apporter de l’aide aux plus démunis, qu’elle soit spirituelle, financière ou sociale (Matthieu 25: 36-40). Enfin, la mission de l’église locale c’est d’être un témoignage de foi et d’unité des croyants dans leur diversité (Jean 13: 34-35).

Finalement, c’est notre rôle en tant que chrétien qui se dessine ici. A chacun de prendre ses responsabilités pour représenter au mieux l’église du Christ dans notre société, car ne nous y trompons pas, ce sont bien nous, les croyants, qui formons l’église.

Camille Westphal Perrier

Au Nigeria, au moins 100 villages sont occupés par les milices armées peuls

C’est par un communiqué que Luka Binniyat, porte-parole de la SOKAPU, l’Union des Peuples de Kaduna du Sud, a révélé « la sordide réalité du Sud de Kaduna aujourd’hui ». Il l’affirme, « au moins cent communautés » sont désormais sous l’autorité des milices armées peuls.

 

Ce communiqué a été repris par plusieurs médias locaux, comme le Daily Post, ou encore le DayBreak.

Après avoir listé les « villages des communautés de Kaduna du Sud capturés et occupés par des milices armées peuls », le porte-parole de la SOKAPU dénonce l’inaction du gouvernement local.

Ce défenseur ajoute que 50 000 personnes sont également déplacées à l’intérieur de leur pays, car leur village est désormais occupé par les Peuls, ou parce que leur retour sur place serait trop dangereux.

Luka Binniyat adresse alors un SOS :

« Nous demandons à la communauté internationale, aux organisations des Droits de l’Homme, hommes et femmes d’honneur et de conscience, d’aider à faire pression sur le gouvernement de l’État de Kaduna et le gouvernement fédéral, pour qu’ils ramènent ces personnes dans leurs foyers. »

Selon Morning Star News, ces villages étaient autrefois à majorité chrétienne.

M.C.

Voir les commentaires

La violence au Nigéria n'est pas seulement motivée par la religion

  Dans l'État nigérian de Zamfara, des membres du groupe Yansakai déposaient leurs armes , le 3 décembre 2019, comme le prévoyait un processus de paix engagé sur place.  (AFP or licensors)

 

La violence au Nigéria n'est pas seulement motivée par la religion
Les appels à la fin de la violence se multiplient dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, dévasté par des attaques de toutes sortes. Le nonce apostolique, Mgr Antonio Filippazzi, lance un appel à l’État afin qu’il protège les personnes qui en sont victimes, sans faire de distinction ethnique ou religieuse, car toutes les victimes sont égales.
 

Bernadette Reis et Francesca Sabatinelli - Cité du Vatican

Depuis janvier dernier, plus de 1 200 personnes ont été tuées par des groupes armés dans les zones rurales du centre et du nord-ouest du Nigeria. Un drame dénoncé par plusieurs organisations telles qu'Amnesty International et le Comité international de la Croix-Rouge. Celui-ci constatait récemment que sur les 40 000 personnes portées disparues en Afrique à ce jour, la moitié ont disparu dans la seule région du nord-est du Nigeria, théâtre d’enlèvements et d'attaques orchestrées par les djihadistes de Boko Haram.

Le 15 août dernier à l’issue de la prière de l’Angélus, le Pape François a évoqué les souffrances «de la population de la région septentrionale du Nigeria, victime de la violence et des attaques terroristes». Au nom des évêques du pays, le président de la conférence épiscopale, Mgr Augustine Obiora Akubeze, s’est adressé au gouvernement ainsi qu’au peuple nigérian pour exiger la fin des tueries et la mise en œuvre réelle de la lutte contre la corruption.

Pour sa part, le nonce apostolique au Nigeria, Mgr Antonio Filipazzi, demande au gouvernement de protéger les personnes sans distinction d'ethnie ou de religion «parce que les victimes sont toutes égales». Il analyse aussi la situation de grande instabilité qui vit le Nigéria.

40 jours de prière débutent au Nigeria
Les évêques du pays le plus peuplé d’Afrique invitent à prier pour la paix au Nigeria. 40 jours du prière se tiennent du samedi 22 août au mercredi 30 septembre.
 

«Les évêques essaient de préserver la paix…c’est pour cela qu’ils ont demandé presque quarante jours de prière, jusqu’au dernier jour de septembre, pour demander au Seigneur qu’il puisse nous accorder la paix», détaille le Père Patrick Alumuku, directeur de la communication de l’archidiocèse d’Abuja, la capitale nigériane. Pendant ces journées, les fidèles sont invités à réciter chaque jour à midi, après la prière de l'Angélus, un Notre Père, trois Ave Maria et un Gloire au Père. «La souffrance est très grande», explique le Père Alumuku, «beaucoup de personnes se font tuer, surtout dans les communautés chrétiennes et jour après jour, semaine après semaine, rien n’est fait.»

Depuis 2009, le Nigeria baigne dans l’insécurité et les violences liées aux groupes djihadistes qui pullulent dans le pays, comme Boko Haram. En 2016, un nouveau groupe dangereux a fait son apparition et renforcé la spirale de violence : l’Iswap, l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest, une scission de Boko Haram, affiliée à l’organisation de l’État Islamique. 

Plus de deux millions de personnes déracinées 

Dernièrement, ce groupe a pris en otage une ville entière pendant plusieurs jours, celle de Kukawa dans l'État de Borno, vers la frontière tchadienne. Les djihadistes ont été chassé le mardi 18 août par l’armée nigériane, trois soldats ont été tués durant cette opération. Les habitants de Kukawa venaient tout juste de regagner leur foyer après avoir vécu pendant deux ans dans un camp de déplacés, en raison des violences qui ravagent la région du lac Tchad. Les violences ont déjà contraint à fuir plus de deux millions de civils depuis une dizaine d’année.

Dans son message après la prière de l’Angélus, dimanche 16 août, François faisait part de son soutien à la population nigériane : «Aujourd'hui, je voudrais prier en particulier pour les habitants de la région nord du Nigeria, victimes de la violence et des attaques terroristes».

 

Quelles sont les causes de la violence au Nigéria ?

 

La question de la violence au Nigeria est multiple. La violence n’est pas uniquement causée par, ar exemple, le terrorisme ou certaines bandes armées. Il y a d'autres foyers de violence nés d’affrontements locaux, ethniques. Il y a la violence causée par ces incessants enlèvements contre rançon. Il y a aussi des phénomènes de violence dans la zone océanique, où les pirates mettent en danger la sécurité des navires. En somme, les causes de la violence sont nombreuses, certaines sont un peu oubliées, d'autres un peu plus à l'ordre du jour.

À mon avis, ce que le gouvernement doit faire, c'est travailler pour le respect de la loi, il doit protéger la vie et les biens des citoyens, sans distinction entre ceux d'une ethnie ou d'une autre, d'une religion ou d'une autre. Le danger est de faire une distinction entre les victimes, en s’occupant des victimes d'un groupe, mais d’un autre. Les victimes sont toutes égales et l'État doit protéger toutes les vies, tous les citoyens, tous leurs biens et leurs activités quotidiennes.

Vous mentionnez les religions. Selon certains, la religion est un facteur de profonde division au Nigeria. Est-ce une interprétation correcte ?

Ce que l’on peut dire objectivement, c’est que les musulmans sont majoritaires au nord et les chrétiens majoritaires au sud, mais on doit aborder le discours sur la division, précisément au nom de la religion, en se montrant très prudent car dans le passé, comme aujourd'hui, les musulmans et les chrétiens ont vécu ensemble et cohabitent pacifiquement. Je peux vous donner un exemple qu'on m'a raconté la semaine dernière. Dans un diocèse, l'évêque a ouvert une école dans une ville majoritairement musulmane. Puisque les citoyens, les habitants de cette ville, emmenaient leurs enfants dans les écoles catholiques d'un autre centre à proximité, il a voulu aller à leur rencontre de sorte qu'il existe une coexistence pacifique dans certaines zones. Je dis toujours que les chrétiens et les musulmans, dans le fond, sont unis par le fait que tous sont victimes de cette violence : il y a des victimes musulmanes et des victimes chrétiennes de cette violence. L'important est de ne pas raviver cette division, de ne pas présenter les conflits comme s'ils étaient causés exclusivement par la religion. La religion est l'un des facteurs, mais il y a le facteur ethnique, le facteur économique… Il y a de nombreux facteurs de cette violence qui sont présents avec des degrés divers dans différentes situations. Mais ce que je crains toujours, c’est que lorsqu’on dit d’un conflit qu’il est religieux, d'une certaine manière, on lui donne une justification morale, et cela rend encore plus difficile de trouver une solution, parce que chacun pense qu'il est dans le juste et le bon, parce qu'il le fait au nom de Dieu, au nom de la religion.

Des évêques nigérians ont lancé un appel pour la fin de ces violences, suivi par la prière du Pape François. Vous aussi avez pris la parole la semaine passée. Ces appels à la paix, à la prière, sont-ils acceptés par le peuple ?

 

Oui, les évêques nigérians ont appelé à un temps de prière pour la paix au Nigeria, du 22 août au 1er octobre, qui est la fête nationale. L'intervention du Saint-Père à l’issue de la prière de l'Angélus du 15 août a donné tant de joie, surtout aux évêques qui se sont sentis encouragés dans leur mission. Je voudrais ajouter qu'il y a eu une autre intervention importante des évêques de la province ecclésiastique de Kaduna, qui est actuellement la zone la plus exposée et la plus touchée par la violence. Peut-être qu'au niveau local, l'attention est plus grande. En regardant un peu les médias au niveau national, il me semble que la voix de l'Église, la voix du Pape, est quelque peu étouffée. Mais cela n'enlève rien à notre devoir de parler et de demander que cette phase de violence soit surmontée.

Il est certain que dans la zone située au sud de Kaduna où les chrétiens sont particulièrement nombreux, ces derniers ont dû faire le deuil de tant de victimes, ont dû endurer des souffrances parce qu'ils ont été frappés, chassés. Ils vivent dans un état de danger.

L'Église, surtout à travers les évêques, est d’abord proche des gens. En effet, les évêques de la province se sont réunis dans le diocèse de Kafanchan, l'une des zones les plus touchées par cette violence. Ils ont prié et rencontré les gens et ont également publié un document que je crois très correct, très bien fait, et avec des indications concrètes, utiles pour surmonter la situation.

Ils ont tout d'abord demandé aux autorités, tant au niveau national qu'au niveau de l'État de Kaduna, d'être plus proches concrètement de la population, puis ils se sont tournés vers les jeunes, car les jeunes, dans cette situation, sont tentés d'entrer dans la spirale de la violence et ils n'écoutent plus leurs parents, ils n'écoutent plus l'Église, ils n'écoutent plus les anciens du village et ils s'abandonnent à la violence pour rejeter la violence et cela peut créer une spirale dangereuse. C'est pourquoi ils se sont tout d'abord tournés vers les jeunes, en les exhortant à se préparer un avenir différent. Et puis un mot a également été dit aux médias, pour les remercier certainement de ce qu'ils font, mais aussi pour les mettre en garde contre la diffusion de nouvelles inexactes ou fausses, qui est parfois la cause de nouvelles violences, car en entendant ce qui est rapporté, les gens réagissent à ces nouvelles infondées, ce qui augmente la violence.

D'après ce que je comprends, ce message des évêques de la province de Kaduna a été reçu avec attention. Certains ont compris que l'Église est un interlocuteur qui veut travailler avec tout le monde pour construire la paix, pour rétablir la paix, et puis un signe positif est que la présence des forces de sécurité a certainement augmenté pour prévenir la violence.

Disons donc que ces derniers jours, il y a eu cette évolution positive de la situation, je pense aussi parce que l'Église a fait entendre sa voix et que sa voix est appréciée. Aussi parce que l'Église a répété, également à cette occasion, qu'elle ne parle pas uniquement pour ses chrétiens, elle parle pour l’ensemble de la population, car à part la zone géographique où se trouvent de nombreux chrétiens au sud de Kaduna, tous les diocèses de la province sont concernés, dont beaucoup vivent dans un environnement à prédominance musulmane et dans cet environnement, dans ce territoire à prédominance musulmane, il y a aussi de la violence et de la souffrance qu'il ne faut pas oublier. Une fois de plus, nous ne devons pas diviser les victimes en catégories, si elles sont des victimes, elles sont toutes des victimes.

Voir les commentaires

L’appel à l’aide des chrétiens du Nigéria : Les chrétiens se font tuer comme des poulets 

L’appel à l’aide des chrétiens du Nigéria :
Les chrétiens se font tuer comme des poulets 

 

 

Au Nigéria, les chrétiens de Kafanchan ont été la cible des éleveurs peuls qui ont fait 10 morts et 11 blessés.

Dix chrétiens ont été tués vendredi dernier dans les alentours de Kafanchan, dans le sud de l’État de Kaduna au Nigéria. Pendant la nuit, les assaillants, des éleveurs peuls, ont tué un enfant de 5 ans, un pasteur, une personne âgée et sept autres chrétiens, blessé onze autres, et incendié trois maisons.

Joël Cephas n’avait que cinq ans. Il a été assassiné. Un pasteur, Shamah Kuyet Ishaya, est également décédé. D’autres ont également été tués. Luka Binniyat, porte-parole de l’Union du peuple du sud de Kaduna, parle d’eux :

« Après avoir pillé et vandalisé la ville, ils en ont brûlé une partie et ont horriblement assassiné les personnes suivantes : Kingsley Raphael, 28 ans, Katung Kantiock, 60 ans, Luka Garba, 75 ans, Victor Ishaya, 22 ans, Madame Dakaci, 52 ans, Cecelia Audu, 65 ans, Matina Dauda, ​​70 ans, et Yanasan Dauda, ​​70 ans. »

Un habitant de la région, Thomas Usman, crie au massacre.

« Les chrétiens se font tuer comme des poulets. Les enfants sont massacrés. Les femmes sont violées et agressées. Le sud de Kaduna saigne et le gouvernement est silencieux ; nous avons besoin d’aide ! »

Morning Star News reçoit de très nombreux messages les avertissant des attaques en cours à Kafanchan, « les chrétiens meurent ».

« Kafanchan en feu ; s’il vous plaît où que vous soyez maintenant, nous avons juste besoin de vos prières. »

Un autre chrétien crie à Dieu :

« Dieu, que se passe-t-il vraiment dans le sud de Kaduna, encore Kafanchan ? Quel est le crime des chrétiens dans l’État de Kaduna ? Pourquoi tuent-ils des innocents ? Seigneur, les méchants riront-ils, se réjouiront-ils et se moqueront-ils de toi ? La justice ne sera-t-elle pas rendue, oh Seigneur ? »

La veille de l’attaque, l’Association chrétienne du Nigéria (CAN) dénonçait « les meurtres de vies innocentes, les mutilations, la destruction de biens » qui ont atteint « un niveau extraordinaire et sont un sujet de graves préoccupations ». Elle reprochait également la complicité du gouvernement.

« La CAN souhaite affirmer sans équivoque que le gouvernement n’a pas fait assez pour arrêter ces attaques sans fin, ni n’a pris de mesures pour garantir l’arrestation des agresseurs. »

M.C.

Crédit Image : Morning Star News

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

 

Voir les commentaires

Nigéria: les chrétiens sont-ils l'objet d'un génocide?

Nigéria: les chrétiens sont-ils l'objet d'un génocide?

Les violences et les pertes humaines parmi les chrétiens du Nigéria se poursuivent.

 

Appel à la prière
Information  sur le génocide qui s'amorce

Prions pour tous les chrétiens persécutés selon vos rituels habituels,  mais plus particulièrement pour nos frères et sœurs du Nigéria:

Voici quelques pistes  pour que nos prières s'unissent devant le Seigneur:

  • 1 Remercions Notre Seigneur pour son soutient des ONG qui travaillent à secourir nos frères et sœurs en ton nom.
  • 2 Pus spécialement  pour Rose et les chrétiens  subissant ces violences, trouvent l'aide et le secours qui leur sont dus.
  • 3 Pour que les autorités du Nigéria, prennent la protection des chrétiens en considération  pour qu'ils ne deviennent pas des pestiférés envers les pays internationaux dont ils reçoivent certains honneurs et secours.
  • 4 Que la Sainte Trinité apporte force et réconfort à tous les chrétiens persécuté du Nigéria .

 

Matthew, le mari de Rose (pseudonymes) était en patrouille ce soir-là avec le secrétaire de l’église. C’était à leur tour de vérifier les éventuels signes d’une attaque sur leur village. Il a été abattu sur le chemin du retour. Des gens du village ont amené Rose le lendemain matin sur le lieu du drame.
 
«J’ai vu mon mari étendu mort avec la tombe déjà creusée. J’étais en état de choc. J’ai serré mes filles dans mes bras et j’ai pleuré.»

22 morts, des dizaines de blessés, 163 maisons incendiées, plus d’un millier de personnes en fuite: c’est le bilan des dernières attaques dans l’État de Kaduna entre le 10 et le 12 juillet.
Des données crédibles

Une ONG de la société civile nigériane dirigé par une criminologue chrétienne vient de publier un rapport qui s’appuie sur des comptes rendus détaillés et des témoignages fiables. Il indique que parmi les nombreuses victimes recensées entre janvier et juin 2020, la plupart d'entre elles résulte des meurtres commis par des membres de la communauté d'éleveurs peuls, majoritairement musulmans, qui ont été radicalisés pour mener des attaques contre des communautés rurales en majorité chrétiennes dans les États de la Ceinture Centrale, riches en agriculture.
 
Une autre partie des chrétiens tués est attribuée à des meurtres commis par des groupes islamiques radicaux dans le Nord-Est, comme Boko Haram et l'État islamique en Afrique Occidentale (ISWAP), en plus d'autres auteurs tels que des bandits armés.
Du côté de Portes Ouvertes, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens classe le Nigéria au 12e rang en 2020. Et pour la cinquième année consécutive, le Nigéria est en tête des pays où les chrétiens sont les plus nombreux à être tués pour leur foi.
Les chrétiens ciblés en toute impunité

«Les policiers censés faire respecter le couvre-feu étaient introuvables au moment où les attaques ont débuté», soulignent plusieurs témoignages repris par les médias et différentes ONG. Le directeur de l’ONG Christian Solidarity Worldwide (CSW) s’insurge: «Nous sommes consternés par l’attitude des forces de sécurité, qui n'ont pas réussi à empêcher ces groupes armés de terroriser des civils pendant trois jours consécutifs.» Il poursuit:
 
«La violence et les pertes en vies humaines qui se poursuivent sont emblématiques d'un échec durable ou d'un manque de volonté des autorités à assumer la protection efficace et impartiale de tous les citoyens.»
22 morts, des dizaines de blessés, 163 maisons incendiées, plus d’un millier de personnes en fuite: c’est le bilan des dernières attaques dans l’État de Kaduna entre le 10 et le 12 juillet.
 
Des données crédibles

Une ONG de la société civile nigériane dirigé par une criminologue chrétienne vient de publier un rapport qui s’appuie sur des comptes rendus détaillés et des témoignages fiables. Il indique que parmi les nombreuses victimes recensées entre janvier et juin 2020, la plupart d'entre elles résulte des meurtres commis par des membres de la communauté d'éleveurs peuls, majoritairement musulmans, qui ont été radicalisés pour mener des attaques contre des communautés rurales en majorité chrétiennes dans les États de la Ceinture Centrale, riches en agriculture.
 
Une autre partie des chrétiens tués est attribuée à des meurtres commis par des groupes islamiques radicaux dans le Nord-Est, comme Boko Haram et l'État islamique en Afrique Occidentale (ISWAP), en plus d'autres auteurs tels que des bandits armés.
Du côté de Portes Ouvertes, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens classe le Nigéria au 12e rang en 2020. Et pour la cinquième année consécutive, le Nigéria est en tête des pays où les chrétiens sont les plus nombreux à être tués pour leur foi.
Les chrétiens ciblés en toute impunité

«Les policiers censés faire respecter le couvre-feu étaient introuvables au moment où les attaques ont débuté», soulignent plusieurs témoignages repris par les médias et différentes ONG. Le directeur de l’ONG Christian Solidarity Worldwide (CSW) s’insurge: «Nous sommes consternés par l’attitude des forces de sécurité, qui n'ont pas réussi à empêcher ces groupes armés de terroriser des civils pendant trois jours consécutifs.» Il poursuit:
 
«La violence et les pertes en vies humaines qui se poursuivent sont emblématiques d'un échec durable ou d'un manque de volonté des autorités à assumer la protection efficace et impartiale de tous les citoyens.»

Vers un génocide caractérisé

Une ONG nigériane s’alarme: «Le nombre de jeunes filles et de femmes, mariées ou non, enlevées par des musulmans radicaux augmente rapidement. Elles sont utilisées comme esclaves sexuelles ou mariées de force et converties à l'islam.»
 
En décembre 2019, le Département d'État américain a placé le Nigeria sur sa liste de surveillance spéciale des pays qui commettent ou tolèrent de graves violations de la liberté religieuse. Une ONG américaine a informé la Cour pénale internationale de La Haye que le niveau de qualification de génocide contre les chrétiens avait été atteint au Nigéria. Elle a demandé une enquête sur les atrocités de masse qui y sont commises

 

Voir les commentaires

1202 chrétiens ont été tués au Nigéria en 6 mois

1202 chrétiens ont été tués au Nigéria
en 6 mois

 

 

Une organisation non gouvernementale vient de rendre un édifiant rapport sur la persécution des chrétiens au Nigéria.

L’International Society For Civil Liberties (Intersociety), organisation non gouvernementale qui agit en faveur des libertés, de la démocratie et de la sécurité, vient de publier un rapport qui révèle les menaces qui pèsent sur la liberté religieuse au Nigéria. Ils affirment que 1202 chrétiens ont été tués par des djihadistes au cours du premier semestre 2020, de janvier à juin.

Les chrétiens sont victimes des éleveurs Peuls
et de Boko-Haram

 

Intersociety précise que 812 chrétiens ont été tués par les éleveurs Peuls, et que 390 ont été tués par Boko Haram / ISWAP (État Islamique dans la province de l’Afrique de l’Ouest). Ces attaques djihadistes ont eu lieu principalement dans le sud de Kaduna, mais la communauté d’Adara et l’État du Plateau comptent eux aussi de nombreuses victimes. L’organisation remarque également que ces attaques se répandent, et ce grâce à « la complicité du gouvernement nigérian ».

« En raison de la complicité et de l’échec du gouvernement nigérian, les djihadistes Peuls et leurs attaques se sont étendus à l’État du Niger dans la région centre-nord (Gbagyi, Kamuku, Ungwai et Bassa, qui sont des communautés à prédominance chrétienne à Munya, Rafi et Shiroro), ainsi que la région du Sud-Est (tous ses cinq États), la région du Sud-Sud en particulier Delta et Edo et la région du Sud-Ouest en particulier Ondo et Oyo. Toutes les zones touchées par les attaques des éleveurs djihadistes sont des communautés chrétiennes. À ce jour, il n’y a aucun élément de preuve montrant le meurtre de musulmans et la prise de leurs terres, terres agricoles et maisons ou la destruction ou l’incendie de mosquées par les éleveurs djihadistes. »

Le rapport affirme en effet que les chrétiens sont les uniques cibles des éleveurs, tandis que les membres de Boko Haram / ISWAP attaquent également des musulmans.

« Les éleveurs djihadistes ciblent et tuent uniquement les chrétiens ou brûlent ou détruisent leurs propriétés, y compris les maisons, les terres agricoles et les lieux de culte et les écoles. Les djihadistes de Boko Haram / ISWAP, quant à eux, tuent actuellement des chrétiens et des musulmans (ceux qui sont étiquetés ‘incroyants’ ou ‘traîtres’ ou ‘conspirateurs’ ou ceux tués collatéralement). »

Intersociety précise que les chrétiens sont associés à la « culture occidentale », opposée en soi à la charia et au Sultanat islamique que Boko Haram souhaite instaurer.

 

Une communauté particulièrement prise pour cible

Une communauté est particulièrement prise pour cible par Boko Haram, l’Église des Frères au Nigéria, Ekklesiyar Yan’uwa a Nigeria. Depuis 2009, 8370 de ses membres ont été tués par Boko Haram et plus de 700 000 membres ont été déplacés. Sur les 586 églises de cette communauté, plus de 300 ont été brûlées ou détruites. Le rapport ajoute que le nombre de maisons appartenant à ses membres, qui ont été pillées ou incendiées, est incalculable.

Des femmes « esclaves à vie » et « fabricants d’enfants de djihadistes »

Autre élément saillant de ce rapport, la recrudescence des enlèvements de chrétiens. Intersociety estime que 1202 chrétiens ont été enlevés au cours des six premiers mois de 2020. La plupart d’entre eux sont des femmes, ou des jeunes filles, destinées à être des « esclaves sexuelles », des « fabricants d’enfants de djihadistes ». Elles sont mariées de force, converties à l’islam, ou tuées si elles résistent à ces conditions. Certaines réussissent à acheter leur liberté en payant une rançon. Pour l’organisation, ces enlèvements sont même une « routine » ces derniers mois pour les filles chrétiennes de la région de Igbo.

La Constitution garantit pourtant la liberté religieuse

Dans un pays où la liberté de culte et de religion est pourtant garantie par la Constitution et par la Carte africaine des droits de l’homme et des peuples signée en 1983 par le Nigéria, l’État semble protéger les assaillants. Intersociety dénonce « des éléments djihadistes » en charge des « pouvoir s politiques et militaires ». Ils l’affirment, les djihadistes pénètrent et gagnent du terrain ».

« Aujourd’hui, au Congo RDC, avec le plus grand nombre de catholiques en Afrique, le djihad est en cours. En République Centrafricaine, pays à majorité chrétienne,les djihadistes sont aux commandes. On retrouve des situations similaires au Burkina Faso, en Angola, au Mozambique, en République du Congo et au Togo, pour n’en citer que quelques-uns. Comme en Libye en 1969 et au Soudan en 1989, les djihadistes pénètrent et gagnent du terrain, visant à capturer le pouvoir de l’État et à changer le statu quo laïque socio-juridique en régimes de sultanat brutal et de charia ; mettant en danger les chrétiens et les autres membres confessionnels et leurs cultures démocratiques et pacifistes. »

Intersociety tient également à dénoncer des actions menées par certains chrétiens, jugés « fanatiques », qui persécutent les membres des religions traditionnels en détruisant leurs propriétés et leurs symboles.

M.C.

Crédit Image : The Nigerian Voice

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 > >>