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Le blog de mim-nanou75.over-blog.com

Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. C'est alors que les onze Apôtres et leurs compagnons dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité

Évangile de Jésus-Christ
 selon saint Luc 24,13-35.

 

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)
abbé

L’oraison monastique (Le Christ Idéal du Moine, éd. DDB, 1936 ; p. 489-491 ; rev.)
« Notre cœur n’était-il pas brûlant tandis qu’il nous ouvrait les Écritures ? »
(Lc 24,32)

Quelle est la raison intime de la fécondité de la parole de Dieu ? C’est que le Christ est toujours vivant ; il est toujours le Dieu qui sauve et vivifie. (…) Or, toute proportion gardée, ce qui est vrai de la personne même de Jésus, l’est aussi de sa parole ; et ce qui était vrai hier l’est encore de nos jours.

            Le Christ vit dans l’âme du juste ; sous la direction infaillible de ce Maître intérieur, l’âme (…) pénètre dans la clarté divine ; le Christ lui donne son Esprit, auteur premier des Saints Livres, pour qu’elle y « scrute jusqu’aux profondeurs même de l’infini » (cf. 1 Co 2,10) ; elle contemple les merveilles de Dieu à l’égard des hommes ; elle mesure, par la foi, les proportions divines du mystère de Jésus, et ce spectacle admirable, dont les splendeurs l’éclairent et l’illuminent, la touche, l’attire, la ravit, la soulève, la transporte, la transforme. Elle éprouve à son tour ce que ressentaient les disciples d’Emmaüs quand le Christ Jésus daignait leur interpréter lui-même les livres saints : « nos cœurs n’étaient-ils pas ardents, tandis qu’il nous entretenait et nous dévoilait les Écritures ».

            Quoi d’étonnant dès lors que l’âme, charmée et conquise par cette parole toute vive « qui pénètre jusqu’aux moelles » (He 4,12), fasse sienne la prière de ces disciples : « Seigneur, demeurez avec nous ! Ô vous, le Maître incomparable, lumière indéfectible, infaillible vérité, seule vraie vie de nos âmes ! » Prévenant ces pieux désirs, l’Esprit Saint « fait entendre en nous ses gémissements inénarrables » (Rm 8,26), qui constituent la vrai prière, ces désirs véhéments de posséder Dieu, de ne plus vivre que pour la gloire du Père et celle de son Fils Jésus. L’amour, agrandi et ardent au contact de Dieu, envahit toutes les puissances de l’âme, la rend forte et généreuse pour accomplir parfaitement toutes les volontés du Père, pour se livrer pleinement au bon plaisir divin.

Méditation de l'évangile du père Gabriel

Avec Lui, les Écritures s'ouvrent sur la grande espérance de l'homme. Encore une fois, Dieu ne nous sauve pas d'une manière magique. Il nous crée mortels et fragiles, mais Il nous rejoint en Jésus dans la souffrance de notre condition. Jésus vit ce que nous vivons en acceptant ce que le Père a voulu pour nous, en son amour, dans la création. Chemin de sa propre gloire et de la nôtre, dans sa résurrection.

Sur le chemin d'Emmaüs : L'incrédulité des disciples

Jésus rejoint Cléophas et son compagnon qui devisent, tout tristes, sur les événements de la mort tragique du Seigneur. Il vient cheminer avec eux. Le voici au cœur de leur angoisse et de leur doute.

« Et voici que, ce même jour, deux d'entre eux se rendaient à un bourg situé à (cent) soixante stades de Jérusalem, nommé Emmaüs. Et ils devisaient entre eux sur tout ce qui s'était passé. Et il advint, pendant qu'ils devisaient et raisonnaient ensemble, que Jésus Lui aussi, les ayant rejoints, cheminait avec eux »

Cléophas et son compagnon discutent et raisonnent sur les événements. La dimension de la foi leur échappe. D'ailleurs ils ne reconnaissent même pas Jésus, et dans leur état d'esprit, ils ne peuvent pas le reconnaître.

Ils sont au stade du Messie terrestre et triomphant, et raisonnent à perte de vue sur les intrigues et les menées politiques des ennemis du prophète.

L'entrée de Dieu chez l'homme, par la mort et la souffrance, leur échappe totalement.

« Mais leurs yeux étaient empêchés de la reconnaître »

Jésus va les provoquer.

« Il leur dit : quels sont donc ces propos que vous échangez entre vous, en marchant ? Et ils s'arrêtèrent attristés »

La mort de Jésus les a vraiment bouleversés.

« Es-tu donc le seul de passage à Jérusalem et qui ne sache pas ce qui s'y est passé ces jours-ci ? Il leur dit : quoi dont ? Ils lui dirent : ce qui concernent Jésus de Nazareth, homme qui fut un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple, et comment nos grands Prêtres et nos magistrats l'ont livré pour être condamné à mort et L'ont crucifié ! »

Qu'il est difficile à nos volontés et à nos libertés de croire au Messie souffrant tant nous imaginons toujours un Messie magique qui nous sauverait en dehors de ce que nous sommes, des êtres fragiles et mortels. D'où cette parole si forte pour nous tous, adressée par Jésus à ses amis sur la route d'Emmaüs :

« Oh ! (Que vous êtes) peu clairvoyants ! Et que votre cœur est donc lent à croire à tout ce qu'ont dit les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela et entrât ainsi dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et tous les prophètes Il leur interpréta ce qui Le concernait dans toutes les Ecritures ».

Avec Lui, les Ecritures s'ouvrent sur la grande espérance de l'homme. Encore une fois, Dieu ne nous sauve pas d'une manière magique. Il nous crée mortels et fragiles, mais Il nous rejoint en Jésus dans la souffrance de notre condition.

Jésus vit ce que nous vivons en acceptant ce que le Père a voulu pour nous, en son amour, dans la création. Chemin de sa propre gloire et de la nôtre, dans sa résurrection.

« Et Ils approchèrent du bourg où ils allaient. Et Lui fit semblant d'aller plus loin. Et ils Le pressèrent avec insistance, disant : reste avec nous, car le soir vient et le jour est déjà sur son déclin. Et Il entra pour rester avec eux. Et il advint qu'après s'être mis à table avec eux, prenant le pain, Il bénit Dieu et l'ayant rompu, Il le leur donnait. Leurs yeux s'ouvrirent ; et ils Le reconnurent. Et Lui disparut d'auprès d'eux. »

Les gestes de son amitié, dans cette auberge d'Emmaüs, sont significatifs. Il nous rapporte le Pain de la Vie. Il nous le rompt et nous le donne, de la part de Dieu,et son amitié nous convie à sa propre table. Mais à notre foi de retrouver ces gestes dans la table eucharistique. Le pain rompu,l'espace d'un éclair, nous ouvre les yeux pour reconnaître Jésus. Qui, hormis Dieu, pourrait inventer de telles choses ? C'est dans la foi, la foi seule, que cette rencontre arrive.

« Et se levant à l'heure même, ils retournèrent à Jérusalem. Et ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons qui leur dirent : le Seigneur est vraiment ressuscité et est apparu à Simon. Et eux-mêmes racontèrent ce qui s'était passé dans le chemin et comment Il avait été reconnu à la fraction du pain. »

Geste inouï qui bouleverse encore tant d'hommes et de femmes de par le monde.

Père Gabriel

Homélies du Père Gilbert Adam

Mercredi de Pâques

Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? 

"Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Les disciples d’Emmaüs avaient mis en Jésus une grande espérance ! Ils avaient été séduits en le voyant accomplir de si grandes et belles choses ! Mais le mystère de sa souffrance et de sa mort atroce les a fixés dans la nuit. Ils ont pris de la distance. Leur vie leur échappe, ils sont dans la détresse. Ces deux hommes nous ressemblent, ils sont déçus, et comme nous, ils ont des raisons de l’être. A l’inverse, Marie, la mère de Jésus, dans sa souffrance, ne s’est pas éloignée de Jésus son amour. Elle n’a pas douter de Lui, elle l’a suivi partout, jusqu’à la Croix ! Elle n’a pas le cœur empêché de communier avec lui, elle demeure dans l’Amour malgré la souffrance. Quand Jésus est ressuscité, elle qui est restée proche de lui ressuscite avec lui, elle le reçoit dans son cœur. Quand notre espérance est à rude épreuve, il faut une initiative de Jésus pour retrouver la Paix ! Notre lecture des évènements doit se faire avec le discernement de Jésus. C’est de lui dont il s’agit, quand nous aussi, nous sommes dans l’épreuve.

"Jésus leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »

Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. L’inconnu qui les a rejoint les invite à écouter la Parole de Dieu. Il ne les aveugle pas de sa gloire. Il ne leur montre pas ses mains et ses pieds, mais il commente divinement l’histoire de Jésus le Nazaréen. Cette histoire révèle le sens de ce qui s’est passé à Jérusalem ; Il a plu à Dieu de sauver le monde par la folie de la Croix, en réservant à Jésus le destin mystérieux du Serviteur souffrant. La folie de Dieu est sagesse suprême pour le salut des hommes. Désormais la souffrance humaine, au lieu d’être source de révolte, peut devenir chemin de rédemption. L’initiative de dialogue dans l’amour prise par Jésus rend possible la reconnaissance progressive du vécu de ces deux hommes. Cette compréhension confirme l’appel à se remettre en route. Le chemin d’Emmaüs s’offre à chacun de nous. Pour recevoir dans la vie et dans la Passion de Jésus un nouveau sens, il nous faut revenir à nos propres expériences.

"…Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. La catéchèse de Jésus a transformé le regard de ces deux disciples. Ils se rendent compte maintenant de la « brûlure de leur cœur. » Ils ont suffisamment soif de la lumière pour retenir celui qui l’apporte. Ils le reconnaisse au moment de la fraction du pain. Ce moment de Présence est aussi celui de la séparation. Les disciples sont avec Jésus, déjà ils amorcent le chemin du retour car Jésus ouvre leur cœur à la Parole de Dieu. Ils étaient partis, tournant le dos à la ville de l’échec, abandonnant les frères à leur solitude. Ayant rencontré Jésus dans la fraction du pain, ils reviennent à la communauté. Ils avaient fuis, désemparés, fixés sur le souvenir d’un mort. Maintenant qu’ils ont rencontré le Vivant, ils se veulent à jamais solidaires de ceux qui croient en lui. « Se levant, à cette heure même ils revinrent à Jérusalem, et ils trouvèrent réunis les Onze et ceux qui étaient avec eux. » Jésus réchauffe le cœur de ses disciples qui ne le reconnaissent pas encore pleinement ! C’est ainsi pour nous, il ne nous faut pas seulement la Parole, mais encore le geste d’amour de Jésus joint à la parole. Les sacrements sont la réalisation du geste qui se joint à la parole !

Nous demandons la grâce de lire la Parole de Dieu et de recevoir le Pain rompu pour inviter Jésus dans notre vie.

 

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