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Bienvenue sur mon site
Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les  offices du jour,  la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

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Bienvenue sur mon site Une innovation pour mes anciens lecteurs, désormais je traite de divers sujet, en premier La religion judéo chrétienne signé" Monique Emounah", pour ceux qui ne peuvent se déplacer à l'églises quelques soit la raison, et le lieu de leurs résidences ils peuvent suivre les offices du jour, la politique (LR) et les infos, la poésie et les arts en général. Mes écrits, signé (Alumacom) également mes promos de mes dernières parutions et quelquefois un rappel pour mes anciens écrits. Merci de votre attention,

Amen, amen, je vous le dis : si quelqu'un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »

com

Évangile de Jésus-Christ

selon saint Jean 8,51-59.

 


En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : « Amen, amen, je vous le dis : si quelqu'un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramas
sèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Saint Éphrem (v. 306-373)
diacre en Syrie, docteur de l'Église

Sur Abraham et Isaac (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible avec les Pères, Médiaspaul 1988, t. 1, p. 72)
« Abraham a vu mon jour, et il a été dans la joie »

   À cause de leur âge, Abraham et sa femme étaient devenus incapables de donner la vie ; dans leurs corps à tous deux, la jeunesse s'était éteinte, mais leur espoir en Dieu restait bien vivant ; il ne faiblissait pas, il était indestructible.

      C'est pourquoi Abraham, contre toute espérance, engendra Isaac, qui a été une figure accomplie du Seigneur. Il n'était pas naturel, en effet, que le sein déjà mort de Sarah puisse concevoir Isaac et qu'elle le nourrisse de son lait ; il ne l'était pas davantage que la Vierge Marie, sans connaître d'homme, conçoive le Sauveur du monde, et l'enfante sans perdre son intégrité... Devant la tente, l'ange avait dit au patriarche : « L'an prochain, à pareille époque, Sarah aura un fils » (Gn 18,14). L'ange aussi...dit à Marie : « Voici que la Comblée-de-Grâce va engendrer un fils » (Lc 1,28.31). Sarah avait ri en pensant à sa stérilité, en regardant son âge (v.12) ; sans croire à la parole, elle s'était écriée : « Comment Abraham et moi pourrions-nous avoir un enfant ? Nous sommes usés tous les deux ! » Marie, en songeant à la virginité qu'elle voulait garder, hésitait ; elle a dit : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais point d'homme ? » (Lc 1,34) La promesse était, certes, contre nature, mais celui qui, contre toute espérance, avait donné Isaac à Sarah, est vraiment né lui-même, selon la chair, de la Vierge Marie.

      Lorsqu'Isaac a vu le jour selon la parole de Dieu, Sarah et Abraham ont été remplis de joie. Lorsque Jésus est venu au monde selon l'annonce de Gabriel, Marie et Joseph ont été dans l'allégresse... « Qui aurait dit à Abraham que Sarah dans sa vieillesse allaiterait un fils ? » s'exclamait la stérile. « Qui aurait dit au monde que de mon sein virginal je nourrirais un enfant avec mon lait ? » s'écriait Marie. En fait, ce n'est pas à cause d'Isaac que Sarah s'est mise à rire, mais à cause de celui qui est né de Marie ; et comme Jean Baptiste a manifesté sa joie par son tressaillement dans le sein de sa mère, Sarah a manifesté la sienne en riant.

 

Méditation de l'évangile du père Gabriel

Les juifs ricanent : « Tu n'as pas encore cinquante ans et Tu as vu Abraham ? » ...Alors cette affirmation qui tombe comme un coup de foudre : « Avant qu'Abraham soit, JE SUIS ». Jésus s'est fait Fils de Dieu. Il  vient de signer son arrêt de mort.

Le drame de Jésus et son courage

Le drame de Jésus se situe très bien dans cette discussion où il va déclarer ouvertement à ses contemporains son identité. Ses ennemis sont très logiques d'ailleurs, car l'affirmation de Jésus au verset 51 du chapitre 8 de Jean est un non sens, si Celui qui le profère n'est qu'un homme. En effet, déclarer :

« En vérité, je vous le dis, si quelqu'un garde ma Parole, il ne verra jamais la mort », peut témoigner d'un esprit un peu dérangé. C'est d'ailleurs ce que ses contemporains lui disent sans ambages : « Tu es fou… » « Maintenant nous voyons bien que Tu es possédé d'un démon. » (Pour eux, les fous étaient possédés et ils s'en servaient comme d'oracles).

« Abraham est mort. Et les prophètes aussi. Et Toi, Tu dis : si quelqu'un garde ma parole, il ne goûtera jamais la mort ! Serais-tu plus grand que notre père Abraham qui est mort ? Et les Prophètes aussi sont morts ! Qui prétends-tu être ? »

Et Jésus va les provoquer plus avant et leur déclarer d'une manière fulgurante pour un juif, qu'Il est bien Dieu.

Reprenant son thème favori : que Dieu est son Père, et que c'est son Père qui le glorifie dans les œuvres qu'Il lui permet d'accomplir (ses miracles), Il enchaîne alors en se retirant du temps. C'est Lui que les ancêtres ont attendu. C'est Lui qu'Abraham a vu, dans la vision de l'avenir de sa race.

« C'est mon Père qui me glorifie dont vous dites : c'est notre Dieu. Et vous ne Le connaissez pas : mais Moi, Je Le connais… Abraham, notre père, a tressailli de joie à la pensée de voir mon jour : et il l'a vu, et s'en est réjoui ».

Les juifs ricanent : « Tu n'as pas encore cinquante ans et Tu as vu Abraham ? » Alors cette affirmation qui tombe comme un coup de foudre : « Avant qu'Abraham soit, JE SUIS ».

Pour un juif, cette affirmation ne pouvait laisser aucun doute, Jésus reprenait à son compte la définition même de Dieu, celle que Dieu avait donnée à Moïse dans le buisson ardent : « Je suis celui qui est. »

Il ose s'attribuer le Nom incommunicable. Ils n'ont pas affaire à un fou mais à un forcené qui se fait l'égal de Dieu. Et ramassant des cailloux, ils veulent le tuer.

« Ils prirent donc des pierres pour les lui jeter; mais Jésus se déroba et sortit du Temple ».

Jésus vient de signer son arrêt de mort.

Il s'est fait Fils de Dieu, déclarent les princes des prêtres à Pilate, Il mérite la mort. Voilà pourquoi l'Envoyé du Père se verra immolé sur la croix.

Père Gabriel

Homélies du Père Gilbert Adam

Jeudi de la 5e semaine de Carême

« Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »

"Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »

Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » Jésus promet la victoire sur la mort pour ceux qui gardent sa Parole. Les Juifs, ne croyant pas, veulent avoir raison dans leur discussion pour déshonorer Jésus. Ils ne croient pas que Jésus peut les sauver du péché et de la mort. Ils préparent des arguments pour ne pas voir la lumière à l’intérieur d’eux-mêmes. Il leur faudrait changer de regard pour garder la parole de Jésus. Dieu a conclu une alliance avec Abraham par laquelle il a promit le salut à toute sa descendance. Tous le savaient mais ils ignoraient l’étendue de la lumière et de la puissance de Dieu. Jésus leur révèle qu’Abraham a vu le Messie dans le jour de Yahvé, et il a appelé ce jour, son jour, il se l’est donc approprié ! "Abraham avait contemplé le jour de Sa venue et s’était réjoui de le voir." En avançant vers Pâques, c’est dans cette lutte à mort contre Jésus, le Sauveur du monde, que nous entrons. Nous renouvelons notre foi en Jésus qui nous délivre des idoles et qui nous sauve de « l’image » que nous nous fabriquons de Dieu.

Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu,” alors que vous ne le connaissez pas. »

Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Ces hommes, qui se réclament d’Abraham, ne veulent pas être délogés dans leur compréhension de l’Ecriture. Abram a entendu : « Quitte ton pays, ta culture, ta parenté, et va. » Il leur faudrait, à la suite d’Abram, entrer dans une démarche d’espérance. Jésus leur dit : "Abraham n’a jamais fait comme vous !" Nous avons de la peine nous aussi, à nous laisser déloger de nos idées et de nos petites certitudes ! C’est par sa tendresse et sa miséricorde que Jésus nous aide à dépasser la vision étriquée de Dieu et des hommes que nous pouvons avoir. Jésus, avec toute la puissance de sa divinité, glorifie le Père en accomplissant parfaitement sa volonté. Il dit : Je connais le Père et je garde sa Parole. Le Père connaît le Fils et le Fils connaît le Père, leur connaissance dans l’Esprit Saint est totale. Elle est complète et parfaite, elle se donne à nous si nous sommes pauvres et petits. Comme Jésus garde la Parole du Père, nous gardons la Parole de Jésus.

"Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »

Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple. Quand nous sommes dérangés et que nous résistons au dérangement, nous croyons être dans notre bon droit et nous pouvons devenir violents. C’est l’attitude de ces hommes qui ne "supportent" plus que Jésus les dérange. Son Amour pour les pauvres est dérangeant, son accueil de la misère humaine est provoquant. Maintenant, dans cette révélation, Jésus montre qu’Il possède la vision de Dieu. Ce sera le motif de sa condamnation. Il se manifeste à eux comme présence préexistante au temps d’Abraham : « Avant qu’Abraham ait existé, moi, je suis. » C’est une proclamation éclatante de sa divinité que les Juifs pourraient comprendre à cause de ses œuvres ! Jésus donne une manifestation glorieuse de sa divinité, il utilise les termes mêmes par lesquels Dieu a révélé son nom à Moïse : « Je suis celui qui suis. » De toute éternité, j’existe, dit Jésus. Il se tient devant eux, et donne le témoignage de son existence divine. Quand nous sommes dans l’épreuve, « furieux » contre quelqu’un, contre Dieu, notre colère procède bien souvent du même mouvement. Le même « mensonge » est à l’œuvre qui nous fait nous fait mentir à nous-mêmes, à Dieu, et aux autres. La mort est vaincue par la Passion de Jésus, il est vrai Dieu et vrai Homme, il est l’amour parfait qui est le pardon.

Nous demandons la grâce d’être dépouillés de nous mêmes pour suivre Jésus qui nous donne sa Vie.

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