Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

persecution

Inde: le témoignage des chrétiens suscite une flambée de haine

Inde: le témoignage des chrétiens

suscite une flambée de haine
 
En Inde, les violences antichrétiennes sont en forte augmentation. Le témoignage des chrétiens est au cœur d'un combat spirituel. Continuons à intercéder!

 

 
Vous avez été nombreux à prier dans le cadre de la campagne Impact Inde cet été. Grâce à votre intercession et à l'aide de Dieu, les chrétiens indiens tiennent bon. Non seulement ils ne renient pas Christ pour revenir à l'hindouisme, mais ils persévèrent dans le témoignage. D'où des réactions violentes de la part des nationalistes hostiles au christianisme et à la conversion des hindous.
 
Des slogans hostiles

En août, des manifestations antichrétiennes ont été organisées par des extrémistes dans plusieurs villes, dont une capitale d'État. Dans le collimateur des manifestants, les conversions au christianisme.
Selon nos partenaires, des slogans disant «Stop aux conversions! Nous ne tolérerons plus de conversions!» ont été scandés par la foule. L'orateur principal de la manifestation aurait affirmé: «Depuis longtemps, des conversions ont lieu et notre peuple est forcé ou incité à changer de religion. Mais maintenant, nous n'allons plus tolérer ça.» Avant de conclure:
 
«Si la police ne fait pas son travail, nous allons faire notre devoir.»

Les leaders des extrémistes ont également menacé:
 
«Si quelqu'un est pris en train de convertir [un hindou], il sera traîné hors de la maison et battu nu dans les rues. Il sera sévèrement puni!»
 
Des vidéos virales

La presse écrite et les médias virtuels ont couvert la nouvelle. Des vidéos ont été mises en ligne avec des manifestants scandant des slogans hostiles. Elles sont devenues virales et un sentiment de peur s'est alors emparé des chrétiens locaux: ils craignent de devoir quitter la région.
 
Dans l'une des vidéos, un manifestant affirme: «Nous devons nous opposer [aux conversions]. Tout le monde devrait s'y opposer. Vous êtes hindou avant tout. Si vous n'êtes même pas hindou, comment cette nation va-t-elle survivre? Je lance cet appel à tous les hindous! Protestez!» Il a conclu en lançant:
 
«Attaquez-les! Que personne ne puisse nous arrêter! Vive l'Inde!»

Des conversions authentiques

Les extrémistes attaquent les chrétiens partout, y compris dans les lieux de culte. Pourtant, nos partenaires locaux sont formels: des témoins leur ont rapporté que les nouveaux chrétiens sont de vrais convertis. Tous confessent qu'ils sont venus au Christ volontairement, qu'ils n'ont pas été payés pour suivre Jésus et qu'ils sont même prêts à mourir pour Lui.
 

Ce soir, prions ensemble pour l'Inde
 
Le combat spirituel pour l'Inde n'est pas terminé. La campagne Impact Inde se poursuit: montrons-nous aussi persévérants que nos frères et sœurs indiens.
 
Jusqu’à la fin de l’année nous vous proposons de nous réunir en prière via zoom une fois par mois.
 
Pour ce mois-ci, retrouvons-nous demain jeudi à 20h sur Zoom. Nous prierons pour l'Inde, et également pour l'Afghanistan qui a fait la une de l’actualité ces dernières semaines.
 
 

Rejoindre la réunion de prière
 

 
Sujets de prière :
  
Louons Dieu pour toutes les vraies conversions qui ont lieu en Inde.
 
Prions-le de protéger les chrétiens de la violence des foules hostiles.
 
Demandons-lui d'apaiser les esprits et de faire triompher la Vérité.
 

Voir les commentaires

Bangladesh: 50 ans après l’indépendance,

Bangladesh:

50 ans après l’indépendance, l’Évangile est «inarrêtable»!
 

Ce 26 mars 2021, le Bangladesh fêtera ses 50 ans d'indépendance

.

Dans ce pays musulman, l’Église connaît une croissance exponentielle,

malgré une persécution omniprésente.
 


Groupe de prière au Bangladesh.
 
 
50 ans après l'indépendance, «Dieu est à l'œuvre pour amener cette nation dans sa grâce salvatrice», explique Abraham (pseudonyme), un partenaire local de Portes Ouvertes. Issu d'une séparation avec le Pakistan, le pays existe depuis 1971. Depuis, le christianisme s’est répandu peu à peu à travers un Bangladesh très majoritairement musulman. Les chrétiens sont aujourd’hui environ 900.000, soit moins d’1% de la population. Un chiffre qui peut sembler faible mais qui ne doit pas faire oublier le dynamisme de l’Église.
 

Croissance dans l’opposition

La persécution est partout. Quand les chrétiens évangélisent et que des musulmans se tournent vers Christ, cela provoque l’hostilité des familles et des communautés. Comme celle des représentants du gouvernement ou des autorités locales. «Même les enfants sont discriminés à l'école, par leurs camarades de classe, et parfois par les enseignants!», relève Abraham. Sans oublier les groupes radicaux qui enlèvent des convertis pour dissuader par la terreur toute volonté de suivre Jésus… Mais la situation reste encourageante:
 
«Des personnes se tournent vers Jésus et l’Église augmente progressivement en nombre et en foi!»

Le mouvement est freiné par la forte opposition de la société tout entière. Mais il semble irréversible.
 
Des Bangladais en quête du salut

Notre partenaire explique: «De nombreux musulmans cherchent l'assurance du salut. Mais dans l'islam, il n'y en a pas et cela les conduit à la chercher, en étudiant de nombreux livres.»
 
Et c’est dans la Bible qu’ils finissent par trouver l’assurance que donne l’Évangile! Ces nouveaux chrétiens ressentent le besoin et la passion de partager à leur tour la bonne nouvelle du salut. Même des persécuteurs finissent par suivre Jésus-Christ: «Ces personnes sont inarrêtables pour le royaume de Dieu!», relate notre partenaire.
 
Depuis 1995, Portes Ouvertes soutient l’Église du Bangladesh. Aujourd’hui, son travail se concentre particulièrement sur les chrétiens d’arrière-plan musulman, les plus persécutés. Soutien psychologique, aide spirituelle, assistance juridique, économique, séminaires de résistance à la persécution et alphabétisation. Tels sont les différents aspects de l’aide que nous apportons avec nos partenaires locaux. Abraham conclut:
 
«Ma vision est celle d’une Église et de croyants forts qui puissent faire face à la persécution.»

Il nous demande de prier pour les sujets suivants:
 
 

Sujets de prière :
  
Prions pour les chrétiens enlevés et toujours portés disparus.
Prions pour que la petite minorité chrétienne, quotidiennement confrontée à la persécution, reste forte dans la foi.
Prions pour que les chrétiens bangladais amènent le reste de la population à suivre Jésus-Christ.

Voir les commentaires

Soutenons par nos prières ou plus si possible les chrétiens persécutés

 
Sujets de prière :
 
  • Prions pour la protection des familles qui ont fui et pour celles qui restent
  • Prions pour les partenaires de Portes Ouvertes qui travaillent dans cette situation chaotique
 
 
Sujets de prière :
 
  • Prions pour la sagesse des responsables d’églises dans cette situation difficile
  • Prions pour que les églises fermées soient réouvertes
Aujourd’hui, de manière exceptionnelle, nous vous envoyons deux sujets de prière. Nos frères et sœurs de Syrie et d’Algérie demandent notre soutien.
 
 
Soutenons les chrétiens du Nord-Est de la Syrie
 
 
Ils sont près de 50.000 chrétiens, otages du conflit qui oppose les forces armées kurdes et syriennes à la Turquie. Ils ont besoin de notre soutien, à commencer par la prière.
 
 
 
Maison détruite à Al Qamishli
 
 
Les rues d’Al Qamishli, ville syrienne près de la frontière turque, se sont tout à coup vidées lorsque les premières explosions ont retenti dans l’après-midi du 9 octobre. Les missiles sont tombés sans faire de différence entre un militaire et un civil, une position armée ou une simple boutique.
 
Partir ou rester?
 
Pour l'instant on estime qu'au moins 90 familles chrétiennes ont fui Qamishli. D'autres sont encore sur place. Un pasteur a rendu visite à une famille chrétienne dont la maison a été atteinte: «Fadi, le père, a été blessé. Sa femme grièvement touchée à la colonne vertébrale risque d’être paralysée si elle n’est pas opérée. Quant aux deux enfants, ils sont terrorisés. La maison et la boutique attenante sont détruites. Vendredi soir, la boulangerie principale a été frappée», dit-il. Les habitants sont désemparés.
 
Aide d'urgence
 
Nos partenaires locaux ont déjà commencé à mettre en place une aide humaitaire. Ils soutiennent par tous les moyens les chrétiens qui restent, tout comme ceux qui fuient cette région meurtrie. Nous avons ouvert un fonds d'aide d'urgence pour soutenir leur travail.
En Algérie, les chrétiens en prière pendant l'évacuation de leur église
 
 
L’église du Plein Évangile à Tizi-Ouzou en Algérie a été fermée hier soir. La police a sorti de force les chrétiens présents pour mettre les scellés.
 
Les policiers n'ont pas hésité à faire preuve de violence pour faire sortir les chrétiens réunis à l'Église du Plein Évangile de Tizi Ouzou hier soir en Algérie. Le pasteur Salah et plusieurs membres ont été battus.
 
Les autorités semblent déterminées à fermer toutes les églises évangéliques. Les chrétiens algériens ne baissent pas les bras. Ils crient à Dieu et font valoir leurs droits en manifestant. Associons-nous à leurs prières.
 

Voir les commentaires

Prions pour le pasteur Wang Yi, son épouse Jiang Rong et les chrétiens de Chine.

Bouleversant : Leur église est fermée par les autorités… Ils célèbrent le Seigneur en plein air et sont arrêtés en louant Dieu

 

Prions pour le pasteur Wang Yi, son épouse Jiang Rong, les chrétiens de l’église Early Rain Covenant et les chrétiens de Chine.

Ne les oublions pas.

 

Dimanche 9 décembre, l’église chinoise Early Rain Covenant a connu une vague d’interpellations au sein même de ses locaux. L’église a ensuite été fermée. Mais les chrétiens de cette église n’entendent pas éteindre le lumignon qui fume…

Qu’importe la persécution, la répression, les arrestations, les détentions, les chrétiens de cette église continuent de se réunir pour louer le Seigneur, pour déclarer leur foi et pour faire connaitre Jésus, celui qui les a sauvés et qui leur donne une espérance qui surpasse toute persécution.

Une centaine de chrétiens dont le pasteur avaient été interpellés dimanche 9 décembre. Et dimanche dernier, le bâtiment de l’église a été complètement encerclé par la police afin que personne ne puisse y pénétrer. Les chrétiens se sont alors dispersés à divers endroits de la ville pour louer le Seigneur en plein air.

La page Facebook « Prions pour l’église Early Rain Covenant » a d’ailleurs diffusé la vidéo ci-dessous. On y voit un petit groupe de chrétiens chanter le Psaume 43:4, « J’irai vers l’autel de Dieu, de Dieu, ma joie et mon allégresse, et je te célébrerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu ! » et réciter le catéchisme de Heidelberg :

« Quel est votre seul réconfort dans la vie et dans la mort ? Que je ne suis pas à moi mais que j’appartiens – corps et âme, dans la vie et dans la mort – à mon fidèle Sauveur, Jésus-Christ. »

 

Trois des responsables de cette réunion en plein air ont ensuite été placés en garde à vue.

Wang Yi est le pasteur principal de l’église. Ses activités ne sont pas enregistrées auprès des autorités chinoises, ce qui fait de cette église, une église non autorisée. Dans le cadre de la nouvelle politique mise en oeuvre par le gouvernement de Xi JinPing, ces églises non officielles subissent une lourde répression.

Wang Yi savait qu’il serait un jour arrêté. Il l’a déjà été plusieurs fois et a rédigé un texte en septembre dernier, un appel à la désobéissance. Il avait chargé l’église de rendre ses écrits publics s’il était un jour détenu plus de 48 heures.

En voici quelques bouleversants extraits :

« Ceux qui m’enferment vont un jour être enfermés par des anges. Ceux qui m’interrogent seront finalement interrogés et jugés par Christ […] Quand j’y pense, le Seigneur me remplit d’une compassion naturelle et d’un chagrin vis-à-vis de ceux qui tentent activement de m’emprisonner. Priez que le Seigneur m’utilise, qu’il m’accorde la patience et la sagesse, que je puisse leur apporter l’évangile. »

Il conclut son texte ainsi :

« Je crois fermement que le Christ m’a appelé à mener à bien cette désobéissance fidèle à travers une vie de service, sous ce régime qui s’oppose à l’Évangile et persécute l’Église. C’est le moyen par lequel je prêche l’Évangile et c’est le mystère de l’Évangile que je prêche. »

Les membres de l’église Early Rain Covenant ont également fait preuve d’audace dimanche en faisant le point sur cette actualité.

« Seigneur, aujourd’hui nous t’adorons dans des voitures de police. Nous t’adorons dans les postes de police. Nous t’adorons dans les centres de détention. Nous t’adorons dans les prisons. Et nous vous vénérons dans les maisons. Nous n’avons d’autre objectif que de t’adorer toi seul […] Nous montons dans des bus en direction des postes de police, comme si nous étions sur la route de Sion. Car tu nous dis Seigneur, que tu cherches des adorateurs qui t’adorent en esprit et en vérité. Puisses-tu agréer notre culte. Nous n’avons rien à t’offrir que nos cœurs. Nous te les offrons sincèrement maintenant. »

Bouleversant…

H.L.

Prions pour le pasteur Wang Yi, son épouse Jiang Rong, les chrétiens de l’église Early Rain Covenant et les chrétiens de Chine.

Ne les oublions pas.

Voir les commentaires

un chrétien chinois, raconte son arrestation et les menaces qui pèsent sur sa famille

Zhang, un chrétien chinois, raconte son arrestation et les menaces qui pèsent désormais sur sa famille

 

Zhang a été arrêté par la police chinoise. Accusé de conspiration, il doit déménager pour protéger sa famille.

Monsieur Zhang est un chrétien de l’église Early Rain Covenant Church. De nombreux membres de cette église chinoise subissent, de manière accrue, discrimination et persécution. Le pasteur Wang Yi, enlevé, est toujours en détention. Zhang raconte sur la page Facebook de la communauté son arrestation et les menaces que le gouvernement fait peser sur sa famille.

Zhang commence par expliquer qu’il a déjà dû déménager à 2 reprises à cause de sa foi.

« Vais-je devoir déménager une troisième fois ? […] Je ne sais pas où aller la prochaine fois. »

De retour chez lui à l’issue d’un voyage d’affaire, Zhang remarque que l’eau et l’électricité ont été coupées. Alors qu’il allait appeler les services techniques, quelqu’un frappe à la porte pour lui dire qu’il doit aller s’enregistrer au niveau de la communauté, ce qu’il fait. De retour chez lui, un policier l’intercepte et lui demande de venir avec lui au commissariat de police de Baohe. Il ajoute qu’il a fait couper son eau et son électricité.

Zhang raconte qu’en chemin, ils ont une conversation courtoise. Après deux heures d’attente, il est interrogé par un gradé qui l’informe qu’il doit déménager immédiatement. Il explique qu’il est accusé de conspiration. Il risque la prison avec sa femme. Son enfant serait alors envoyé en foyer.

« Si nous ne déménageons pas, ils mettront ma femme et moi en prison et notre enfant en foyer. »

Face à cette persécution, le chrétien explique alors que de multiples questions lui viennent en tête.

« Est-ce ainsi qu’un homme de votre autorité devrait parler ? Est-ce que ainsi que la police du peuple devrait servir ses citoyens ? Est-ce le genre de ‘père’ que les gens ont élevé ? Chengdu est-elle si grande qu’elle ne peut pas accueillir un couple qui croit en Christ ? Qu ‘ est-ce qui est arrivé à Chengdu ? »

À la fin de son témoignage, Zhang affirme qu’il tentera de les aimer et de prier pour eux comme Dieu le lui demande.

« Dieu, tu dis que même si les autres nous traitent comme ça, nous devrions les aimer, mais c’est vraiment difficile pour moi. Je ferai de mon mieux pour les aimer et pour prier pour eux. »

M.C.

Voir les commentaires

Colombie information chrétienne

Un pasteur tué dans sa maison en Colombie

Le pasteur Plinio Rafael Salcedo  se reposait chez lui quand soudain, des hommes armés ont pris d'assaut sa maison et lui ont tiré dessus, devant ses enfants et sa femme. Touché par plusieurs balles, il a trouvé la mort le 10 août dans le Nord-Ouest de la Colombie à Caucana.

Le pasteur était un homme passionné par l'Évangile. Âgé de 39 ans, il dirigeait l'une des églises pentecôtistes de la dénomination «Mouvement missionnaire mondial» et était très reconnu et apprécié par la communauté. 

Une région en crise

La zone où le pasteur a été tué a traversé une profonde crise de sécurité en raison du conflit de pouvoir entre les groupes armés et la guérilla. 

Une équipe de Portes Ouvertes s'apprête à se rendre sur place pour entourer la veuve de Salcedo et leurs enfants. 

Voir les commentaires

Publié depuis Overblog et Twitter

Message du jour de notre très Saint Père

 

Lorsqu'il était jeune soldat, Saint Ignace de Loyola, que nous commémorons aujourd'hui, pensait à sa propre gloire, puis il a été attiré par la gloire de Dieu, qui a donné sens à sa vie.

1:30 PM · 31 juil. 2019

Victor Pogrebnii, alors officier de l'armée soviétique. 

De l'armée soviétique au sacerdoce: l'histoire d'une
foi dans l'ombre du régime
«Enfant, je pensais que le sacerdoce serait l'objectif de ma
vie». C'est ainsi que commence l'entretien avec Victor
Pogrebnii, soixante-treize ans, prêtre depuis sept ans, mais
avec un passé de militaire en Union Soviétique. Marié, père,
grand-père, et veuf, il a finalement été ordonné prêtre à Kiev (Uk

Cesare Lodeserto - Chişinău

L'histoire du père Victor débute dans le village de Slobozia-Rascov,
au cœur de l'actuel territoire séparatiste de Transnistrie, toujours
disputé avec la République de Moldavie, qui, après l'effondrement
de l'URSS, revendique toujours sa juridiction. Ce petit village a
donné naissance à de nombreux prêtres ainsi qu'à un évêque,
grâce à une communauté catholique très active, dont fait partie
le jeune Victor Pogrebnii. Une communauté qui n'a jamais eu peur
de témoigner de sa foi, jusqu'à construire une église sans aucune
autorisation, au cours années 1970, autrement dit, en pleine période
communiste.

Le choix militaire, sans perdre la foi

Le désir de Victor de devenir prêtre a été brisé le jour où il a été
appelé à servir dans la marine soviétique. Il dut alors quitter son
village de Slobozia-Rascov. Ce fut un éloignement définitif, car
après avoir accompli son service militaire et avoir été reconnu pour
ses qualités, il entama sa carrière de soldat. Il fit l'école militaire de
Kaliningrad, qui n'est certainement pas le séminaire de ses projets
initiaux, et monte en grade dans l'armée pour devenir officier. Loin
de son village natal et encore plus loin de son désir de devenir
prêtre, sa vie prend un tournant radical. Cependant, il ne s'est
jamais éloigné de Dieu : «Je n'ai pas perdu la foi et j'ai conservé
tout ce que mes parents m'ont enseigné, mais maintenant j'avais
commencé une carrière militaire, j'étais estimé et on m'a aussi
confié des responsabilités. Ma vie avait changé et j'avais rencontré
une jeune fille qui, en 1970, est devenue mon épouse. En fait,
je suis bien arrivé jusqu'à l'autel, mais pour être un bon époux»
.

Les premiers pas de Victor dans la marine soviétique
Se cacher pour prier

Le Père Victor raconte sa foi difficile à concilier avec un régime
communiste toujours suspicieux et une structure militaire rigoureuse.
Il raconte : «J'ai vécu une mauvaise expérience lorsque je servais
dans une base militaire du Pôle Nord. Mes supérieurs ont trouvé mon
Évangile. Une fois, je me suis aussi fait prendre par la police en train d'aider
à la construction de l'église de Slobozia-Rascov. J'ai été dénoncé et interrogé
par mes supérieurs. Quand je le pouvais, je fréquentais une église catholique,
juste en face des bureaux du KGB. Pour y entrer, je devais faire attention de
ne pas être vu. J'étais un catholique clandestin, caché et apeuré. J'ai
également essayé de comprendre s'il y avait d'autres catholiques parmi mes
compagnons, mais il m'était impossible de m'exposer»
.

Une famille heureuse

«Ma vie était désormais tracée - continue le Père Victor - et j'aimais
ma femme. En fait de notre lien sont nés deux enfants, puis ils se
sont mariés et je suis devenu grand-père. Ils nous ont donnés trois
petits enfants. Mais j'ai aussi eu la joie de suivre le chemin de mon
frère, qui est devenu prêtre
».

Victor, avec son épouse et son fils aîné.
Enfin libre de croire
Après l'effondrement du régime communiste, la vie de Victor a
connu un tournant et surtout, il a retrouvé la sérénité de la foi,
la possibilité d'éduquer sans crainte ses enfants à la vie chrétienne.
Sa vie a été celle d'un soldat, puis, au fil des ans, celle d'un retraité,
avant de vivre dans le calme avec sa famille se dévouant à
l'éducation des enfants et petits-enfants. Malheureusement,
en 2008, sa femme décède. Il se retrouve seul. C'est là que son
désir de devenir prêtre refait surface. Il n'a en réalité jamais
abandonné sa vocation initiale. L'évêque de Kiev l'a accueilli au
séminaire la même année et, quatre ans plus tard, en 2012,
précisément le 7 janvier, il s'est présenté une nouvelle fois devant
l'autel du Seigneur. Mais cette fois pour recevoir l'onction
sacerdotale, entouré des membres de sa famille et son jeune frère,
prêtre depuis plusieurs années déjà.

 

Le père Victor (au centre), concélébrant dans la cathédrale de Chişinău

«Je ne peux pas expliquer l'émotion de ce moment - explique le Père
Victor - et surtout cette immersion dans la foi de mon passé, lorsque
j'étais jeune dans la communauté de Slobozia-Rascov. Mais en
même temps, je pensais à ma femme et au fait qu'elle était
certainement heureuse, là-haut au ciel, de mon nouveau choix.
Avant de commencer ma formation au séminaire, j'ai souhaité en
parler avec mes enfants pour comprendre ce qu’ils en pensaient.
J'ai trouvé en eux une merveilleuse compréhension, de nature à
renforcer plus encore ma décision. Celle-ci n'efface pas du tout
mon passé de mari et de père. C’est ce passé qui a rendu possible
une vocation qui a dû attendre son heure et passer par l'épreuve
difficile du régime communiste»
.

Après son ordination sacerdotale, l'évêque de Kiev a nommé le père
Victor dans plusieurs paroisses. Il est en quelque sorte redevenu
père, mais avec une famille plus nombreuse et avec des 
responsabilités qui l'ont vu jour après jour se consacrer aux
communautés qui lui étaient confiées, avec la jeunesse intérieure
d'un prêtre heureux.

Persécuté par un passé qui l'éloigne de l'Ukraine

Des temps nouveaux et difficiles l'attendent encore. Son passé de
soldat soviétique et de citoyen russe ne lui permet pas de rester en
Ukraine au moment où les relations entre Kiev et Moscou se
dégradent jusqu'au conflit qui les divise toujours. Le père Victor doit
rassembler ses affaires, quitter le diocèse de Kiev et se réfugier en
Crimée, redevenue depuis peu territoire russe. L'évêque d'Odessa,
dont dépendait la Crimée, l'envoie dans une paroisse de Simferopol,
et le père Victor s’en va servir une nouvelle communauté.

Le père Victor Pogrebnii (3e en partant de la gauche) en compagnie d’autres prêtres.
Le désir de revenir au village

Début 2019, à l'âge de soixante-treize ans, mais avec un esprit
toujours aussi jeune, sa pensée l'oriente vers sa terre natale, le petit
village de Slobozia-Rascov. Arrivé à un certain âge, il sent le besoin
du retour au sources. Il a contacté l'évêque de Chisinau, Mgr Anton
Cosa, et lui a demandé d'évaluer la possibilité d’un retour dans le
village d'origine de sa famille.

«J'ai été ému par l'histoire de ce prêtre - témoigne Mgr Anton Cosa -
 et par son désir de revenir dans son village de Slobozia-Rascov, pour
retrouver sa communauté d'origine. Je l'ai invité à venir passer
quelques jours à la maison diocésaine pour que nous nous
rencontrions, pour que nous puissions échanger, et pour le faire
connaître au clergé de mon diocèse. J'ai découvert un homme
certainement éprouvé par sa longue et douloureuse histoire,
mais heureux de se donner totalement et de témoigner de son
expérience de prêtre. Je l'ai vu arriver avec peu de choses, avec
l'esprit essentiel du militaire, mais avec un grand cœur grand et
attentionné, celui du prêtre et du père»
.

Une amitié avec l'évêque de Chişinău

Lors de son premier séjour à Chişinău, en Moldavie, le Père Victor a
voulu se rendre à Slobozia-Rascov pour remettre un peu d'ordre sur
le lieu où ses parents sont enterrés, comme pour faire revivre une
partie de son passé et repartir de la communauté où avait mûri son
désir d'être prêtre, mais d'où, en réalité, il avait commencé un
pèlerinage qui au fil du temps, l’a amené à faire différentes
expériences, avant de le renvoyer au sources de sa foi et de sa
vocation.

Faisant défiler entre ses mains des photos qui le montrent en soldat
et d'autres qui le montrent en train de célébrer l'Eucharistie, le Père
Victor admet aujourd'hui avec émotion que sur le chemin de la foi il
faut se laisser surprendre par le bon Dieu : «Je pensais à tout, sauf
de pouvoir devenir prêtre. Mais ce qui est vrai, c’est que Dieu écoute
la prière du pauvre. Ma prière !»

«Je vais maintenant retrouver l'évêque d'Odessa, auquel je vais
présenter mon humble souhait de revenir dans le village de ma famille
, et si Dieu le veut, je rassemblerai mes quelques affaires
- continue
le prêtre - puis que je rentrerai chez moi, à Slobozia-Rascov, et
comme le vieux Siméon je pourrai dire : ‘Tu peux laisser ton
serviteur s'en aller en paix’. Ici, je sais que je suis attendu par
Mgr Anton Cosa, à qui j'ai confié mon histoire.. Avec la sagesse du
bon pasteur, il pourra confier à ce prêtre, malgré son âge, un espace
pour continuer à être un bon père»
.

31 juillet 2019, 12:16
 
 

 

Voir les commentaires

« La persécution est bien vivante en Amérique »

Andrew Brunson : « La persécution est bien vivante en Amérique »

Le missionnaire américain se dit « stupéfait de la rapidité avec laquelle les États-Unis sont en train d’imploser ».

Lors d’un sommet organisé par le Centennial Institute de l’université chrétienne du Colorado, Andrew Brunson, missionnaire américain détenu pendant 2 ans en Turquie, s’est exprimé au sujet de la persécution des chrétiens. Il affirme être « stupéfait de la rapidité avec laquelle les États-Unis sont en train d’imploser ».

Andrew Brunson avait été accusé de « mettre en danger la sécurité nationale » en 2016. Sa famille résidait alors en Turquie depuis 20 ans où elle s’occupait d’une communauté chrétienne. Bien qu’on l’accusait de soutenir des organisations terroristes, il n’a cessé de clamer son innocence. Son cas était au centre d’un litige entre les États-Unis et la Turquie. Il a fin

Invité au sommet, il a fait part de ses remarques concernant la persécution des chrétiens américains. Le Christian Post a rapporté son discours.

« Tout d’abord, je pense que c’est aux États-Unis qu’il y aura une persécution. J’ai été isolé pendant quelques années et revenir aux États-Unis était presque comme revenir dans un pays différent à bien des égards. Et je suis stupéfait par la rapidité avec laquelle, je pense, les États-Unis sont en train d’imploser. »

Andrew pense que l’heure de la persécution a sonné pour les pays occidentaux.

« La persécution n’a rien de nouveau… Le fait est que nous, occidentaux, n’avons pas beaucoup expérimenté la [persécution]. Il est très rare qu’un Occidental soit arrêté pour sa foi. Donc, nous n’en avons pas fait l’expérience, mais je pense que nous allons le faire. Je pense que ça arrive dans ce pays. On pourrait soutenir que la persécution est maintenant bien vivante en Amérique avec l’élimination du christianisme par le gouvernement, le musellement des représentants de l’État, des employés et des personnes nommées chrétiennes, les attaques publiques contre les églises et les entreprises chrétiennes, les médias et le dénigrement par Hollywood de toute chose chrétienne dans presque tous leurs films. »

Mais le missionnaire souligne que la persécution a également des effets positifs.

« Par exemple, Mgr Polycarpe, un homme d’un certain âge, avait été mis à mort pour sa foi à Smyrne en 167. Il avait essayé d’échapper à une arrestation, mais avait finalement été retrouvé. Lorsqu’il fut appréhendé, on lui donna l’ordre de maudire Christ.

Polycarpe a répondu:

‘Je le suis depuis 68 ans et il ne m’a fait que du bien. Comment puis-je maudire mon Seigneur et mon Sauveur ?’

Devant cette profession, ses ravisseurs l’ont condamné à mort. Le bois était rassemblé et empilé sur une place ouverte, et le vieil homme aux cheveux blancs a dû monter le grand tas. Mais quand ils ont voulu l’attacher au pieu, il leur a dit:

‘Non, laissez-moi ainsi. Celui qui m’a aidé à affronter les flammes me donnera le pouvoir de rester ferme sur le bûcher !

C’est ainsi que Polycarpe a subi la mort d’un martyr.

La persécution permet de faire de Jésus-Christ un véritable disciple, un individu doté d’une foi solide et profonde. »

Andrew Brunson cite également les chrétiens martyrs du 2ème siècle. Il affirme que « leur héroïsme a eu un effet positif en rendant les chrétiens de cette époque plus nobles, plus purs et plus vigoureux dans leur marche avec Dieu ». Il cite alors Tertullien :

« Nous conquérons en mourant ; nous partons victorieux au moment même où nous semblions maîtrisés… Plus nous sommes fauchés souvent, plus nous devenons de plus en plus nombreux. Le sang des chrétiens est la graine de l’Église ! »

Il termine son discours en s’adressant aux chrétiens.

« Quelqu’un a dit avec sagesse : ‘Faites attention à ce que vous priez; vous pourriez bien l’obtenir’. Depuis un certain temps maintenant, de nombreux chrétiens fidèles prient avec ferveur pour un réveil dans l’église et un réveil spirituel pour balayer l’Amérique. La réponse à de telles prières peut être en route et venir par un moyen inattendu, la persécution. »

Le pEw Research Center rendait dernièrement un rapport sur la persécution religieuse internationale. Les chrétiens sont persécutés dans 143 pays et les hostilités à leur égard se multiplient.

M.C.

alement été libéré en octobre 2018.

 

Voir les commentaires

Information chrétienne chine et Philippine

Dans les écoles chinoises, la propagande incite les enfants à dénoncer leurs parents chrétiens

« Si ta mère va à l’église et croit en Dieu, elle ne veut plus de toi comme son enfant. »

Xie Jiao. C’est par ce terme que le Parti Communiste Chinois désigne les groupes religieux qui ne sont pas sous leur contrôle. Les Xie Jiao sont évidemment interdits et passibles de lourdes peines. Depuis la nouvelle réglementation sur les affaires religieuses, les écoles ont adopté des mesures.

C’est à la suite d’une douloureuse situation familiale qu’une mère a découvert dans le manuel scolaire Moralité et Société de son fils la propagande du Parti. Le manuel apprend aux élèves comment résister à ces groupes. L’examen de fin d’école primaire comporte même des questions sur les Xie Jiao.

« Les écoles primaires endoctrinent les enfants pour qu’ils détestent la religion. Dans le cadre des programmes, on enseigne aux jeunes dans les écoles que croire en Dieu est anormal ; les enseignants les encouragent à signaler leurs parents religieux. »

Le fils découvre que la mère a un tract chrétien. Il lui demande de le déchirer, lui rappelant que les chrétiens sont des Xie Jiao. Il est même inquiet, car son enseignant lui a expliqué que ces personnes peuvent s’immoler par le feu.

« Mon professeur dit que le christianisme est un Xie Jiao . Si vous y croyez, vous quitterez la maison sans prendre soin de moi. Vous pourriez aussi vous immoler par le feu. »

Le temps passe, la mère cache systématiquement tout ce qui a à faire avec sa foi. Mais un jour, son fils découvre un nouveau tract dans le sac de sa mère. Il plonge alors dans une sombre colère, saisit un couteau et transperce violemment le sac à plusieurs reprises, tout en rappelant qu’elle ne doit plus croire au christianisme. La mère, choquée par une telle agressivité, raconte à Bitter Winter :

« Avant de commencer l’école, j’ai parlé à mon enfant de la création de Dieu et il y a cru. Mais après avoir été enseigné à l’école, mon enfant est devenu une personne différente. Dans la Chine athée, ces enfants purs et innocents ont appris à haïr Dieu. »

La magazine rapporte ensuite les faits qui se sont déroulés dans une autre école primaire, dans la province du Henan. Là-bas, le chef d’établissement apprend aux enfants à s’opposer à la religion. La propagande chinoise place également les enfants face à la crainte de l’abandon.

« Si ta mère va à l’église et croit en Dieu, elle ne veut plus de toi comme son enfant. »

Un film de propagande présente les croyants comme des monstres noirs qui ensorcellent les gens et incite à la dénonciation des ces personnes à la police.

En réaction à cette propagande, un écolier mettait en garde ses parents.

« Cela mène à une impasse. Si vous assistez à des rassemblements, vous serez arrêtés. »

C’est en mars dernier que Xi Jinping a demandé aux enseignants de lutter contre les « idées erronées » et de promouvoir l’idéologie du Parti. Selon lui, les enseignants se doivent de « former de futures générations bien préparées à rejoindre la cause socialiste ».

Selon Léo Kloeckner, doctorant contractuel à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, pour les autorités chinoises, il est nécessaire de maintenir le « contrôle idéologique pour la pérennité du régime socialiste ».

M.C.

Une actrice philippine pardonne l’assassin de sa mère lors d’une rencontre bouleversante en prison

 

 » Dieu a vraiment pris le relais. C’est vraiment par sa grâce que j’ai pu le faire. »

« Radical Love », l’Amour Radical, c’est le titre du documentaire réalisé par ABS-CBN News. Vu plus de 140 000 fois sur Youtube, il retrace l’édifiant parcours de Cherry Pie Picache vers le pardon. L’actrice a choisi de pardonner l’assassin de sa mère. Les retrouvailles, filmées dans la prison, constituent un moment d’intense émotion.

Cherry Pie Picache est une actrice renommée aux Philippines. En 2014, un homme, Michael Flores, rentre chez sa mère, Zenaida Sison, 75 ans. Il est alors sous l’emprise de métamphétamines. Zenaida sera retrouvée poignardée chez elle, quelques heures plus tard. Michael reconnait les faits. Il est jugé et purge désormais une peine de prison à perpétuité.

Cherry Pie est chrétienne. Elle raconte dans une interview ce qu’elle appelle son « chemin vers le pardon ».

« Je demandais pardon, je pèche encore tous les jours ! J’ai réalisé comment puis-je demander pardon si je ne peux pas pardonner… s’il y a tant de haine et de douleur dans mon cœur. C’est donc ce qui m’a amené à penser au pardon. »

Remplie de cette « haine » et de cette « douleur », c’est aidé de ses mentors spirituels, qu’elle commence à cheminer.

« C’était dans mes pensées, dans mon coeur. Je voulais pardonner. Alors, je leur demandais de prier pour que je puisse, je l’espère, pardonner. »

Sa nièce n’a de cesse de lui rappeler que « seul l’amour radical peut battre le mal ». Un jour, elle prend effectivement une décision « radicale ». Elle part à la rencontre de Michael Flores dans la prison où il est écroué, pour sa guérison personnelle, mais aussi pour la restauration de l’agresseur. Elle veut qu’il sache qu’il peut se tourner vers Dieu.

« Si tu peux au moins restaurer une personne, une vie humaine, pour qu’elle retrouve sa dignité et qu’elle se tourne vers Dieu, n’est-ce pas un accomplissement ? L’aider. Lui permettre de réaliser qu’il y a une chance. »

Quand la journaliste lui demande comment elle a eu la force de pardonner, elle répond qu’elle a jeûné et prié, puis que « Dieu a pris le relais« .

« Dieu a vraiment pris le relais. C’est vraiment par sa grâce que j’ai pu le faire. »

Michael a demandé pardon à Cherry Pie. Ils sont toujours en contact car ils veulent continuer ce travail de guérison et de transformation.

M.C.

 

© Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

Voir les commentaires

Horreur de la persécution au Pakistan : Badal, chrétien de 11 ans,

Horreur de la persécution au Pakistan : Badal, chrétien de 11 ans, violé et tué dans une décharge, pour une dette de 1 euro

« Un acte inhumain de torture extrême et de viol présumé d’un enfant. »

Badal était une jeune chrétien de 11 ans. Il vivait à Faisalabad. Son père était toxicomane, alors pour aider sa mère à subvenir aux besoins de sa famille, il était éboueur dans une décharge. Mais il n’a pas réussi à rembourser assez rapidement la dette familiale de 180 roupies, 1 euro. Alors son employeur musulman l’a violé. Puis il l’a tué.

Grâce à ce travail dans la décharge de Rasheedabad, il gagnait entre 50 et 100 roupies pakistanaises chaque jour, à peine plus de 50 centimes. Sa famille avait contracté une dette auprès de son employeur le 10 juillet. Le lendemain, ce dernier voulait déjà être remboursé. Mais Badal n’avait pas l’argent. Alors l’employeur a commencé à abuser de Badal.

Asia News explique que le jeune garçon rentre chez lui, récupère la somme demandée, et retourne à la décharge pour régler sa dette et dire qu’il n’y travaillera plus. Alors le patron a appelé son frère. Ensemble, ils ont battu Badal à mort. Avec des barres de fer.

Ne voyant pas son fils revenir, la mère s’est rendue à la décharge, mais n’a pu que constater le décès de son fils. Elle a à son tour été battue. Ce sont ses cris qui ont alerté le voisinage. Elle a porté plainte.

Maître Khalil Tahir Sandhu, avocat catholique de Faisalabad, ancien Ministre provincial pour les droits fondamentaux du Pendjab, actuellement Président du Comité permanent pour les droits fondamentaux et les affaires des minorités au Parlement du Pendjab, va représenter la famille devant les tribunaux.

« J’offrirai une assistance légale gratuite à la famille du petit Badal, l’enfant chrétien tué ces jours derniers dans la zone de Faisalabad. J’ai rendu visite et porté mes condoléances à la famille, promettant mon engagement personnel et professionnel afin que justice soit faite. Jusqu’ici il s’agit d’un meurtre impuni. Nous encourageons toute forme de solidarité et de prière pour cette famille chrétienne gravement éprouvée. […] J’ai présenté le cas à l’attention du Ministre de la Justice et du Premier Ministre du Pendjab. Il s’agit d’une violence intolérable. Il est urgent de rendre justice et de punir les coupables. »

Joel Amir Sohotra est un ancien législateur chrétien. Il s’agit pour lui d’un « acte inhumain de torture extrême » :

« Je condamne fermement cet acte inhumain de torture extrême et de viol présumé d’un enfant. C’est la mentalité malade d’une société cruelle qui ne considère pas les minorités et les pauvres comme des êtres humains et les torture donc s’ils refusent d’obéir, car ils pensent que personne ne s’opposera à eux face à ces pauvres créatures. Les pédophiles ruinent l’image du Pakistan dans le monde. J’appelle le gouvernement à prendre des mesures sévères contre les coupables et à les traduire en justice. Ils doivent être punis conformément à la loi. »

M.C.

Crédit Image : Asianet-Pakistan / Shutterstock.com

Voir les commentaires

1 2 > >>